‹ La bataille de SalamineChapitre 94 sur 325 · LA TACTIQUE N'AVALE · texte numérisé non relu

LA TACTIQUE N'AVALE

son attente, et les Péloponésiens s'etTorçant de lui couper la retraite, il court avec ses trières vers le port de Naupacte. Les ho[)litcs mcssciiiens s'ébranlent en même temps ; ils suivent par la côte la même direclion que la (lotte dont ils sont le soutien, lis n'étaient qu'à moitié chemin quand Tennerai attaqua la flotte. Des vingt trières de Phormion, neuf sont coupées et enveloppées ; elles reculent vers la phalange des hoplites qui s'arrête. Les navires, envahis par les épibates péloponésiens qui, plus nombreux que les Athéniens, vont s'en emparer, s'adossent au rivage. Alors les hoplites messéniens, à un signal donné, marchent, se précipitent dans l'eau jusqu'à la cuirasse, et escaladent les poupes et les flancs d'arrière des trières athéniennes; d'un bond ils sont sur le tillac et chassent les assaillants. Dans le grand port de Syracuse, Gylippe, occupant Plemmyrion, seconde l'action navale '. Cette double action est la chose la plus simple pour les anciens. Dans la première page des Helléniques nous lisons que les adversaires combattaient et des navires, et de la terre -. Duncker fait remarquer, par rapport aux dispositions de la bataille de Salamine, que les grandes batailles livrées dans l'IIellespont l'ont été invariablement d'une rive à l'autre, et cela dans lapasse la plus étroite du détroit, l'armée de terre soutenant toujours l'un des deux partis ^ Hauvetle, lui aussi, dans son ouvrage « Hérodote historien des Guerres médiques » \ fait ressortir l'avantage du déploiement d'une flotte le long d'une côte défendue par des hoplites. L'amiral Borckenhagen ^ et Stenzel '^ ont la même impression sur l'avantage que la marine à rames pouvait tirer du voisinage de la côte. « Les Grecs auraient pu parer une sur-

ponèse, à Rion; tU xov a'Jxov 5è torov xai xô -sî^ôv jzpx-o-tôo-/ tûv [IîXo-ovvt.t'Iwv xaxT.vxTiUc xat iîXt.tiov xoO sxôXo'j xaxsffTpaTorêôeuas (Diodore, XII, 48, 2\

1. Thucydide, Vil, 23. llXT,<x;jL-jpiov, la Punta di Girjante actuelle.

2. Xéiio[)hon, llellen., I, i, 3 : jai/o/xo i-6 -zt xtôv vrwv xa: xr,; -'•?,;. CY'tail à lloitelon de l'Hellespont.

:i. Duncker, Gescfi. des Allerth., t. Vil, 28:î.

Page 1