A. Slcnzel, See/crisr^eschicltle Ba, I
108 LA SECONDE GlERRE MEDIOUE
prise, » disent-ils à propos des batailles d'Artémision, qu'ils supposent engagées dans un lieu situe' plutôt vers le canal d'Oréos que vers le cap Artémision, le camp des vaisseaux grecs se trouvant à Uistiée, en face d'Aphètcs.
Cette sorte de combat, imposée d'ailleurs pur la nature du navire à rames, était dans les traditions les plus anciennes de la marine méditerranéenne avant la naissance même des marines de guerre bclléniques. Les faits nous sont connus grâce aux recherches des égyptologues. M. Maspero ' nous donne, d'après un relief, la description d'une bataille entre la flotte égyptienne de Ramsès et les navires des « peuples de la mer ». Ces peuples, Poulasati et Zakhala, sont identitiés par lui aux Pélasges-Sicules de la mer Egée -. La flotte est représentée filant le long de la cote, — syrienne très probablement, — et réglant sa vitesse sur celle de la horde qui l'accompagne; ce qui est le plus intéressant, c'est que la flotte égyptienne est soutenue par le roi Ramsès en personne, à la tête des archers de sa garde qui, de la côte, criblent l'ennemi de leurs flèches.
Très caractéristique est le passage de Plutarque, suivant lequel Eurybiade, efl"rayé du nombre des vaisseaux ennemis, et apprenant que deux cents navires détachés de l'armée principale doublent l'île d'Eubée, veut regagner au plus tôt l'intérieur de la Grèce et aller se poster devant les côtes du Péloponèse, afin que l'armée de terre soit à portée pour soutenir de la côte l'armée de mer, convaincu qu'il était de l'impossibilité de résister aux forces navales dti roi *.
Cette tactique n'était pas ignorée de la marine des galères; c'est ce qu'on appelait le combat au rivar/c. Scipion Doria, acculé par les musulmans à 1 ile de Zerbi, sur la côte nord de