ET PLANCHES
Quelques anecdotes ayant irait à ce sujeL
r-TS2r-ir •
Monsieur eavop le marquis d'ËlIiat, soa premier écuyer, porter au roi, devant Cambrai, les glorieuses nouvelles de cette Viclcnrei Sa Majesté donna k ce seigneur un diamant d6 deux mille pistoies, et envoya a Mimsieur M. de Gesvres, premier gentilhomme de sa chambre, poor lai en témoigner aa joie, pair lettres, et Ten complimenter.
La nouvelle de «ette victoire ayant été puhliée dans le camp du roi» on la solennisa par trois salves râté^
rées de tout le canon et de toute la raousqueterie.
JM. MeriUe, premier varlet de chambre de Monsieur,
vint porter cette agréable nouvelle k madame la duchessd
son épouse, le soir du i2. Le lendemain, Monsieur lé
lé
daupbia et tous les princes et seigneurs de la cour vinrent au château de SL-Germam pour se réjouir avec cette princesse, de rhenreux succès des armes du roi sous la conduite de Monsieur. — Les ambassadeurs en fixent autant.
L'iiisloire du temps relate les fêtes publiques et réjouissances qui eureut lieu U Paris , à Versailles et antres villes principales de France, ë la suite de cette victoire de 1677 et des autres événements heureujL de ce mois d'avril. A la première nouvelle de Cassel, on alluma des feus de joie devant le palais royal, et par tout Paris.
Louis XIV, répondant aux félicitations du prince de Condé sur cette victoire, lui écrivit le 15 avril : « Mon cousin, cVst avec justice que vous me félicitez de la bataille de Cassel. Si je Tavois gagnée en personne, je n*en serois pas plus touché, soit pour la grandeur de Faction, ou pour Timportauce de la conjoncture, surtout pour rhonnenr de mon frère; au reste, je ne suis pas surpris de la joie que vous avez eue en cette occasion; il est assez uaiurel que vous sentiez, à votre tour, ce que vous av«t fait s^tir aux autres par de semblables succès (i). » *
Ce fut au retour de ces expéditions que le roi dit à Radm et à Despréaux, chargés d'écrire son histoire : Jê iuU faehi que votes ne soyez pas venus à eeUe
(i> Œuvres de Louis XIV, t. IV, p. il7, dans Louvois.
Digiiizeq by <jOOgle
dernière campagne, vous auriez vu la guerre, et voire voyage n'eut iti hng.
Racine lui répon^t : Votre Me^eeti ne noue a pae donné le temps de faire faire nos habits. (Président de flenaolt).
Boileau, dans son ëpitre U H. de Lamoîgnon, dit k
ce sujet :
t Un bruit court que le roi va tout réduire en poudre»
> Et dans Valencienncs est entré comme un foudre (ij; T> Que Cambrai, des Français l'épouvantable ccueil,
» A vu tomber, enfin, ses murs et son orgueil; » Que devant Saiot-Omer, Nassau par sa défaite,
> De Philippe vainqueur (ii) reod la |;ioire complète. »
li était impossible que celte bataille, gagnée par Monsieur, sur le prince d'Orange, ne ramena pas dans Pesprît de Louis XIV le souvenir pénible de Poecasion
qu'il avait manquée l'année précédente. Quuiqu il eu soit, Monsieur ne commanda jamais plus d'armée. (Histoire de Louvois).
On a dît (|ue le roi Ait jaloux de la valeur que
Monsieur, échappant à aen lisières, avait montrée dans
(i) Cette expression, selon d'AIembcrt, est à la fois faible et enllée. (Note xiv sur l'éloge de Despréaux), (il) Par la bataille pr^s Casscl.
Brosselte prétend que Boileau-Desî>ré;ivix se vantoit d'avoir su prendre, pour célcbrer les exploits de Philippe de France, un ton moins élevé que celui avec lequel il venoit d'exalter le foudroyant Louis XIV. Le public, dit d'Alembert, même note^ Ik'oliserva pas la mfime nuance dans l'expression de sa ipio».
celte action, et que ce fut la cause pour laquelle il ne lui doaoa plus, depuis, aucun commaudeo^ut. (OictioiH paire encyclopédique par Lebas) (i).
On prétend qu'une faute du prince d'Orange et un mouvement habile de Luxembourg décidèrent du gain de la bataille; cependant Monsieur chargea avec une valeur et une pjrésence d'esprit qu'on n'attendait pas de ce prince. Jamais on ne vit plus grand exemple, que le courage n'est pas incompatible avec certaine mollesse, Ce prince qui n'avait pas des habitudes guerrières, agit en capitaine et en soldat^ Le roi son frère parut jaloux de . 9a gloire. Quelques serviteurs de Uonsieur, plus pénétrans que les autres, lui prédirent alors qu'il ne commanderait plus d'armées et ils ne se uompî^rent pas. (Voltaire^ VQl. ^ â8â),
Âuquetil, dans son histoire de France, dit :
% Monsieur donna dans cette occasion des preuves de » grand courage et de présence d'esprit qui contrastaient
n avec les habitudes de mollesse qu'on lui avait i» données, etc. »
Après le siège de la ville et de la citadelle de Gambrai, le rçi retourna glorit useoieut vers Paris, non sans mal au c<eur de ce que Mwmmtr avait pardessus lui une hs^taille gagnée (u]. On remarqua qu'après la prise
(I) On sait que le prince de Gondé Ait dans le môme cas.
(II) Mémoires et réflexions sur les principaux événement
de Cambrai, étant venu voir SainL-Oiner, et Monsieur qui y étoit, il fut lort peu question de la bataille de Catsel dans leur oonversation ; Louis XIV D^eot pas
la curiosilé d aller voir le lieu du combat, quoiqu'il se trouva tout auprès. Ou remarqua aussi qu'il ne fut pas trop content de ce que les peuples, sur son chemin,
crioient : Vive le Roi et Monsieur qui a yagné la ba-^ taille; aussi a-œ été la première et la dernière de ce {NTÎnce,
Dans les Mémoires de la société impériale des Antiquaires de la Morinie, tome Xi, 1861-1864, a été imprimé le savant ouvrage de M. H. de Laplane, intitulé l'Absatb PE Clairmarais. (Ancien monastère de Citeaux^ sous Clairtaux, à Saim-Omer). Dans ce livre il est fait mention du h\i d'armes du val deCassel de 1677. Nous en transcrivons les deux pages 207 et 208, en remerciant M, de Laplane, secrétaire^énéral et inspecteur, de sou obligeante communication & nous faite immédiatement après la pubiieaiiou de ses dernières recherches. Voici cet article intéressant,
Nous trouvons également dans la liste des chapelains des Dames de Woestine, le moine D. Joseph Maïllaut, de Lille, nommé en 1673; ce fut le dernier qui exerça ces fonctions sous la domination espagnole et le premier §ous le règne de la France.
Homme instruit, iin, délié, plein de tact, et con-
du règne de Louis XIV. Amsterdam, 1734, par H. L. M. D.» V>. F. (Marquis de Lafarre).
-ss loi —
.naissant parfaitement les lieux, D. Joseph a joud dans Fhistoire un rôle peu connu qui mérite d'être signalé.
Il était a son poste, renfeimc dans les étroites et sombreâ murailles de sa résidence de Sainte-Marie du Bèaen, k Woestine^ an momeni de la bataille de Gassel (1677). En îiomme clairvoyant, il devait redouter les inévitables résultats d'une invasion étrangère; les nombreux bataillons de l'armée française, campée à sa porte, environnaient le couvent de toutes parts. La première pensée du ch ip( iain fut de s'assurer, pour lui et pour sa communauté, les bonnes grâces du prince qui comman*dait, il sut y parvenir; non seulement le général français et sa suite reçurent au monastère rhospitalité la plus gracieuse, la plus empressée; mais Don Maillart ne se borna pas Ik; doué de connaissances spéciales, il put y ajouter encore, dit-ou, de précieux enseignements topographiques ou stratégiques qu'il sut douner \ propos et qui ne furent, peut-être, pas sans influence sur le gain de la bataille. S il faut en croire la tradition, quelques toiles contemporaines montraient Dom Joseph en costume religieux, monté sur un cheval blanc, accompagnant le priuce dans la revue de ses aimées, lui désignant du doigt les positions ennemies et distribuant partout les secours de la religion; il 6t tant, en un mot, il se montra sî habite, si dévoué, si charitable, il fut si utile aux intérêts moraux ou matériels des soldats de la France que Son Âltesse le duc d'Orléans conserva toujours de lui un excellent souvenir.... A la première vacance abbatiale, en 1688, la faveur royale éleva Dom Jouph MaiUari k
ta prélaturc de Clairmaiaisj il devint le M abbé de cette maison qui! dirigea avec distinction .pendant 29 ans et où 11 mourut en 1717.
\j Peu après la bataille de Cassel, et alors que la ville
de Saint-Omer redevenait irrévocablement française, TAbbesse de Woestine, M. Françoiëe d'Affringues, faisait relever, tout exprès, la grande porte de son monastère tM>ur placer sur an nouveau fronton l'écii aux armes du princ« victorieux. Ce glorieux emblème reposant, en forme de trophée, sur des gerbes de boulets de canon ramassés sur la terre sanglante, était accompagné de cette inscription chronographique, échappée de la main prévoyante et exercée du spirituel ckapelain :
UnDeGIMà ApalLIS pTgIVnt prostratI bataYI
A FRATl^C REGIs.
MDCLVVYVlimii.
inscripUcns latines et tradtictùm.
Dans la galerie hisiorique des conquêtes de Louis XIV, pm le baroD de Vooerden (i), on (roare des inscriptions
en vers latins sur les faits regardant la bataille au val de Cassel de 1677, et la prise de Saint-Omer, dix jours après cette victoire do duc d^Orlëand. Nous les repnn duisoris ici, en raisaiU toutefois observer que Unscriplion pour Cassel n'est pas mentionnée dans les mémoires de la société d*émalation cambreâenne, pour 1833, oil notre savant et irès-regrelté ami, M. Leglay, les a fait insérer j quant k l'autre, concernant Saint-Omer, elle a en les honneors d^one tradaction Versifiée par Jean dé
(i) Messire Michel-Ange baron 4o y^wtden, chevalier et
conseiller d'honneur de la cour et parlement de Tournay, grand bailli des états de Lille, célébroit tous les événements mémorables du règne de Louis XIV, par des inscriptions latines.
Il correspondoit avec Fénelon, l'archevêque de Cambrai si Illustre, ce qui reAauiie «on mérite.
^ ion -
Èm Fontaine, ie fabalisle, eu 1694, l'année avant sa mort; Quoique faites f>ar le bon La Fontaine (qiie Dn Fresnoy»
premier secrétaire du marquis de Louvois, traitait alors de bon homme, de fauore bonh4mm€), M. le D/ Leglay les avoue assez médioeres, louangeuses et, en un mot, un ouvrage de commande.
Le B.^*^ de Vuorden, dans son Épistre dédicatoire an Roi, de son journal historique (i), s'exprime ainsi) après avoir éiuiiiicré les victoires de Luuis XIV :
« La bataille décisive de Casêel, 1677, où toutes » les forces de la République d'Hollande furent mises » en déroute, et où la valeur de vos Français força le » sort de se déclarer pour Voire Majesté, qui remporta » la plus complette victoire de nos joui^, sous le eom- » mandement d'un prince animé par vostre sang, plein » de vostre esprit, et secondé de vostre fortune. »
(i) Journal hUtenque sacré <t profane pour Thittoire de Zouit-I^ €rand. — Bibliothèque de Lille, N-B, 2 vol.^ imprimé à Ulle*
en 168i. Voir tome I, pages 310 et 311.
Ohs. I! y a de Micliell-Anijohi? haro do Vuorden, à la bibliotlièquo publique de Lille, un manuscrit des campagnes de Louis XiV, de mà à 1659, in-foliOi
Digilized
Inscription pour la bataille au val de CasseL
Le barou de Vuordeu dit : J'ai eu riionneur de présènter au prince vietorieui cette inacription, pour marquer la gloire qull avait rewporlée dans cette bataille :
Bella belgica, fasti galici, gesta Borbonica, Philippi docis Aurelianbnsis.
Pugnam ad casietum, decreloriam,
/Equo primum et crAiento morte (lucluanlem, Plœnam dein cœso, capto, fugalo hosie victoriam
Nulla lion îelate Immortali certe lande jactabunt.
Triumphum oroni œvo cclebrandum!
Inlrâ hujus accerrimi cerlaminis evciitum, Gallia^ decus, Gallo-Belgicae salus, Vindicisa Uispanic» ac Balavise, Regoorum suspensio, Europs expectatio stetere; Ha« cûncta, Ludoyici Magki Frater unicas, imitator strenôûs, Fraternis auspiciis, suo consilio, ductu, periculo, Victo principe, Guillklmo airiaco Propriis stimulis, avorum triumphis accenso Deleto XXX inillium plerumque Veteranorum exercilu, Capto post adoplam victoriam audomaro expUcuil«
Traduction de Flnscripiim pour la bataille
de Cassel (i).
Guerre de Belgique, histoire de France, exploits des Bourbons,
de Philippe duc d'Obléams.
Bataille de Cassel» décisive.
Où la lutte, d*abord égale, devînt sanglante. La victoire fut complétée par le massacre, La prise et la déroute de l'ennemi.
Dans tous les âges.
On proclamera la gloire immorlelle de ce triomphe, Digne d'être à jamais célébré.
A l'événement de ce combat acbarné, Ëtoient attachés F honneur de la France, Le salut des Gallo-Belges, L'humiliation des Espagnols et des fiataves.
Les trdnes ont été ébranlés et l'Europe dans l'atltente. Tous ces résultats furent obtenus Par le frère unique de Louis-le*Grand, Lequel, piqué d'émulation, Pur ses exemples de courage et ses conseils, Commandant l'expédition au péril de ses jours. Vainquit le prince Guillaume u'Ohaxge.
Stimulé par sa propre nature, Enflammé par les tnoui|)hes de ses ancêtres, il mit en déroute 30,000 hommes, La plupart soldats-vétérans;
Et couronna sa victoire Par la prise de Saint-Omer.
(i) Traduction faite par un excellent ami, M. le professeoi* X. Bavin, avocat.
Inscription pour la prise de Saini^Omer (i).
Obsidentium repuisa olim tumida»
Pnedatrix Bononiensium et Galetum»
AuàomaropoHst Jussu et aospiciis Ludovici Magni, Gamaracensem obsidionem urgentis A Philippo aureliauenmm duce iirnietilur;
Illa jam cita^ dedilioiu obiioxia, Âb auriaco numeroso cxcrcilu erecla est.
In acerriino ad casletum cerlamine, Magnis itineribus emensis, suppctiis urbis inteuti Caesi, capti, fûsi, fugari Batavi« Ârea, insignia, tormenta Aurelianensi Gessere; Iterala vi post victoriam oppugoata civita3 Duci bis triomphatori se pennîsit.
(i) Le baron de Vuorden, dans sa Dédicace a» Jloî, écrit ceci : c Soimt'Omw auwiî m portet après la perte qui (ee Méz firent 49 la hUfÊUIe diH$ive de Ca^sei. »
Mime inscription traduite^
Traductioo de Jean De La fontaine.
Cambrai résistait encore; Saint-Omer voit de ses tours Le défenseur qu'il implore Accourir à son secours.
On se bat; le sort cliancellc; Philippe enfin est vainqueur; Louis laisse agir sou zèle Et sa conduite et son cœur.
Saint-Omer se rend ensuite (i); £t par tant d'exploits divers On crut la Flandre réduite, £t TËurope et l'univers.
(i) Le prince do lîobeeq, gouverneur de St.-Omer, sortit de
la place avec 3,000 hommes de pied et 500 chevaux : — ce fut le 22 avril 1677.
MédaiUes frtippies à [occation de la bataiUe
de 4677.
Le souvenir de la victoire éclatante, près de Casse!, fut illustré particulièrement au moyen de médailles frappées en Thonneur de Philippe de France. Nous en possédons trois espèces en bronze, mais nous n^affirmons pas que ce soient Ik les seules. Beaucoup d'historiens les ont rqjirésenlées dans leurs écrits assez contemporadns, et, entre antres, G. Vanlùo (i) et le P. Ménétrier (ii). L'une de ces médailles, frappée k ce sujet, et que nous
(i) Gérwté Faiiloo : Histoire métallique du XVII provineti dt$ Pays-Bas, qui fut traduite du hollandais.
(il) Le père Ménétrier, savant héraldiste, a donné une histoire des médciilles frappées à roccasion des principaux événements du règne de Louis XIV,
Obs. Ces médailles sont reproduites, la plupart, dans divers bons ouvrages qui traitent dece sujetfopt intéressant pour les flandres. Leurs colleclions, riches, se vendent encore à la Monnaie de Paris, pour les amateurs d'histoire et de numismatique. •
représentons Vi, iig. 4 ei 5, dous montre la face en profil de Ixiuis XIV; au revers on voit le due d'Orléans qui présente au roi une palme; le monarque lui met sur la téte une couronne de lauriers en récompense de sa valeur et de ses habiles dispositions pour la bataille. — Pour légende îl y a :
VICTORIA Ai) CASTELLUM MORIKOBUM. MDCLXlVil.
Le jésuite Claude-François Ménétrier (dans son histoire du roi Louis le Grand par les médailles, etc. Paris 1691), donue b sa planche », une autre médaille dans le même genre, pour Cassef, en souvenir de la bataille de 4677. Elle a un diamètre semblable \k celle N.** 4 de notre planche VI. — Sur cette belle pièce Louis XIV tient le timon de TEtat. Il couronne aussi de lauriers M. son frère. Celui-ci y est habillé h la romaine avec casque en tête. 11 présente à S. M. une palme. Cette médaille a pour légende :
PRJBBSnTE COPIAS ET FORTGNAM SHAH RBGB.
(Avec les troupes et la fortune du Roi).
Sous les pieds de ces princes il y a :
VICTORIA Al) CASTKLLLM MOUlNOilljM. MDCLXXYU.
(La victoire de Cassel en 1677) (i).
Une troisième médaille fort, remarquable a été firappée
h cette occasion. Nous Tavons représentée planche VI, %. 1 et 2.
Elle se trouve dans le bel ouvrage de Vanho, t. m, p. 216.
(i) Planche VI, fig. 3.
D'un côté est représenté le buste du duc Philippé, en cuirasse, avec la légende :
PlULiPPE DE FRANCE DUC D^ORLÉÀNS.
Âtt revers ou voit le combat qui fait Je sujet de la médaille, les années, leurs bannières et les ruisseant
qui les séparent encore; le monl-Casscl est k Ffaorizon. Les mots suivants entourent le revers de cette médaille :
PtJGNA AD CASSEL (l) 1677.
L'exergue contient^ outre les lettres initiales du graveur, rinscription qui suit s
VIRTUS. DUCIS. FORTIS (il).
(La bravoure de notre vaiiiaat général).
Une autre médaille, an pen plus grande que œllé représentée et citée en premier, dans ce texte, est celle où la Ville de Saint-Oimr (sous forme allégorique, agenouillée et suppliante, avec homlUr à âx^U-^mx), se rend par la victoire de Coêseh qui y est représentée ailée, et portant, eu planant, d'une main une palme, et de Tautre un fiûsceau avec boucliers et casque cuirassé (m) .
La légende du revers est :
VlCTOaiA GASTELLENS18 PRAEMIUM.
(Fruit de la bataille de Gassel).
Au bas du revers est écrit, avec date :
FANUM s. AUDOMARl CAPTl.
(i et 11) Les terminaisons lvh et smi sont ici sous entendues.
(m) Voir à la planche VI, fi. 6, pour ce revers de mcdaillei La légende, autour de la face de Louis XIV, est :
LUDOViCUS MAGNUS CUIUSTUNISSIMUSi
— ii3 —
ËQ^Dy 4ao8 la mène colleettoo existe une f^née et non moÎDS belle médrïle , avec Teffif^ courooiiée de Louis XJV, en buste; de l'autre côté, ce Uoi e»i k cJ^vaU arrivant en eonqnérant, ei précédé 4e la videite ayant couronne en main.
La ville de Samt-Omer lui pcéseiite ses clefs; sou» Égare allégoriqne, elle est agenouillée avec ses armes on attributs à double eroiœ.
Son diamètre est de sept ceutimèlres.
il y a autour la légende qui suit ;
. EXKRCITU. E. CASSELLEMSl. PRABLIO. REDEUMTEé
(L armée revenant de la bataille lie Cassel.) Et sur la partie inférieure de la médaille on lit :
ADDOUAROPOLIS. DEDITÂ. i677.
Celte riche médaille se trouve aussi représeulée h la planche il du tome 2 des Mémoires de la Société des ÀniiqvMirei de la Mwinie, 18^4. Elle est reproduite k la page 44 de notre présent travail.
Nous avons jugé bon d'ajouter h notre planche des médailles eoncernant la bataille de Cassel , une effigie du Prince ât Orange . Elle est telle qu'elle se trouve, dansYanloo^ t. III, p. 222 , sur celle frappée, en son honneur, en 1677; eette médaille dale de quelques mois après qu'il fut vaincu, 4ans la plaine de la Peene, et elle est en souvenir de son mariage avec la princesse Marie» fille ainée du duc d*Torck, frère du roi d'Angleterre (i).
(i) On sait que Guillaume de Nassau se maria le 14 no-
Le prince y est représenté en buste cnirassé; rinscrîp-
lion qui s'y trouve est comme suit :
GuiUsbnus lil, Dei gratiâ princepi auraniœ, hollandiœ ei Wêst'friiiœ GvîbetmaMr.
Au revers se voit l'effîgie de sa jeune femme.
vembre 1677, en Angleterre, et qu'il fut, plus tard, le souverain de ce royaume. ,
Gramires^ relatives à la bataille jie Cassel de f677^
Dans la bibliothèque impériale à Paris, à la galerie* des gravures, se trouve ua graud io-folio (des volumes de rhistoire de France), pour 4676 h 4678.
Là se voient des plans et batailles de Vandermeulen, des gravures de Lebrun, etc. Il y en a douze coneemant la bataille de Cassel. Nous tenons li les énnmérer, faute de ne pouvoir en donner une copie dans ce travail.
1. "" Plan du champ de bataille de 1677^ avec les armées en présence avant le 'cembat.
2. ** Gravure d'Ërtinger, dessin de Beaulieu^ représentant le combat engagé, surtout au commencement de Taction, avec le nom de chaque corps de troupes des deu& côxés*
3. * Gravure d'après F. Vandermeulen. Ëlle représente le combat général et la déroute des Hollandais. L'originair de cette très belle peinture, se voit dans le grand
Oigitized
escalier du chàieau de Versailles. Le dac d'Orléans y commande an i."^ plan; de gros arbres sans feuillages
^onx aussi k gauche; a ce tableau, Cassel est exactemeot représenté au fond. — Voir la planche frontispice.
4.' Gravure représentant le commencement de rengagement, avant la déroute. Ëiie est grande, gravée par Leclerc. La plaine y est bien desûnée. Le -moulin k la ri^ droite de la Lyncke 5 est placé au centre : c'est vers ce point qu'a lieu le plus fort de l'action.
5/ Autre gravure sans auteur connu. On y voit :
A- Poste de l'armée du roi avant la bataille.
B. Moulin du Balemberg où était i'e&trémité de sa gauche.