PIÈCES JUSTIFICATIVES, ETC
LeHre de S. À. Ms le prince d'OrangCj à Leurs
Hautes Piiissain es, datée d'Ypres le 13 avril 1677, concernant La bataiUe^ perdue par lui,, près de Caesek
JfauU et puiuants Seigneurs,
Pour informer exactement V. U. P. ainsi que nous y sommes obligés, de ce qui s'est passé dans le dernier
combat auprès de Cassel, il leur plaira sçavoii , qu ayant hasté nostre marcbe, autant qu'il nous estoit possible, pour secourir St.-Omer^ le 9 an soir, nous vinsmes camper dans
un village iiouiuic Marie-Cappel, une demy lieue en deçà de Casselt et y apprismes que les ennemis séstoient venus poster ^ une lieue et demy de là, et droit dans le chemin qu il fallait tjue nous passassions. Nous rcsolusmes pourtaut à continuer nostre marche, laquelle làt fort fascheuse, k cause de quantités de défilés; de sorte que le lendemain 10, nous ne pusmes avancer que jusqu'à à un petit ruisseau nommé Peue, k l'autre bord duquel nous
— ftS ^
aïkperceûsmes les eoDemis, qui fléstoient mis en bataille
sur un terrain qui semblait assez découverl; et ayant consulté tous les guides et tous ceux qui connaissent le pais, ils nous assenièrenl tous, qu'il n'y atail point d'autre passage pour aller k Bacq, qu^on jugeoit estre la seule place par où St,-Omer pouvoit estre secouru; c'est pourquoi nous résolusmes de passer ce ruisseau, et d'aller attaquer Tenneray. A cet effet, ayant fait foire des ponts et réparé ceux que les ennemis avoienl rompus, uouâ passâmes ce ruisseau Devantbier, k la pointe du jour, et cela si promptement que tout estoit passé devaiA que les François s'en apperceussent; mais lorsque nous fusmes passés, nous fusmes bien surprb de voir qu'il y avoit encore un autre ruisseau entre l'ennemy et nous, couvert de plusieurs bayes, bien que ceux qui connois- «eut le pays eussent asseuré te contraire, el qu^après avoir passé le ruisseau, nous ne trouverions plus de défilés entre Tennemy et nous^ de sorte que nous nous trouvasmes fort embarrassés comment passer le second ruisseau, à hi veAe de l'ennemy, qui en étoit tout proche et en bataille, et fis occuper l abbaye de Piènes, qui est à l'autre bord, par mon régiment de dragons, pour lascher de passer k la droite; mais ayant fait reconnoistre le lieu, on trouva que le terrain étoit si fort entrecoupé, qu'on n'y paurroit pas passer. Peu après nous en vinsmes pourtant aui mains avec les ennemis, qui attaquèrent Tabbaye que nos dragons gardaient, qui firent une longue résistance jusqu'à ce que nous y eussions envoyé quelques bataillons, qiiti repoussèrent l'ennemy.
Ensuite «cas fianieB retirer les dragons et mettre le feo k Tabbaye, de erainte qne les Fhinçois 8*en emparassent, puisqu'ils pouToienl fort nous incommoder de ce côsté là; un moment après, Fennemy fit coulœ son aisle droite, pour nous prendre par le flanc de eosté gauche qui estoit couvert de plusieurs bayes, où Fou avoit posté deux bataillons; mais voyant que Tennemy se renforçait de ce eosté Ik, nous fismes avancer encore trois bataillons et faire demi-tour à quelques esquadrons, pour faire face en flanc, et garder l'espace ou plaine qui étoit derrière les bayes; mais les deux premiers régiments quittèrent honteusement leur poste dès que les ennemis vinrent à eux; de sorte qn*on n'e&t pas le temps de poster les trois régiments que nous avions fait venir pour les soutenir; tellement que n'ayant pas encore pris i)08te, et voyant que les deux premiers bataillons fuyaient, ils prirent aussi la fuite, et se renversèrent sur les esquadrons qui étoient Ih pour les soutenir : ce que causa beaucoup de confusion ; sur quoi la cavalerie ennemie , venant à avancer, et étant sonstenue de Tinfanterie, qui faisait un feu continuel, nos esquadrons furent poussés, mais pas loin, s'estanl ralliés iacoulineol; de sorte qu'ils poussèrent les François k leur tour; mais rinfanterie ennelnie s'avançant Ik-dessus, et ayant occupé les bayes où les Dostres avoieni esté, ils ne purent pas faire longue résistancot n'y empescher que le reste de nostre infanterie ne fust attaquée en flanc aussi bien qu'en front. Elle a très-bien fait, mais estant attaquée en mesme temps par devant et a eosté, et ne pouvant plus résister, elle quitta
son poste, Ton repassa le ruisseao, et nous nous reU-
râmcs U Steenvord et de-l^ k Poperdiiigue. Aujourd'huinous avons fait passer les troupes par cette ville. L'ennem; a eu en cette rencontre des forces iocomparable* ment plus considérables que nous ne nous estions persuadés, ayant reçeu, la nuit qui précéda le jour du combat, m grand renfort de Tarmée qui est dotant Cambray; de sorte que, selon le rapport de tons les prisonniers Irau^is, il étoit lort de trente-neuf bataiiious, et de cent eaquadrons. Nous avons fait tout ce que nous avons pu et deu faire, et sommes bien marris d'estre obligés de dire a V. H. P. qu'il n'a pas plu à Dieu de bénir celte fois les armes de Testât sous nostre conduite. Nous ne pouvons pas encore informer exactement V. H. P. de toutes les parlicularilés et de la grandeur de la perte. Nous tascberons de réparer toutes cboses du mieux qu*i1 nous sera possible, et recommandons scpendant. Y. H. P. hauts et puissants seigneurs, etc.,
D'ipi«, le ta avril 1677.
étoit signé G. li. Prince d'Orange*
Missive du sieur de Dikvelt, commissaire des guêtres, écrite aux nobles et puissants seigneurs les
Conseiller s d Etat d'Ypres, le 12 avril 1677.
Nobles et puissants Seigneurs, ayant reçu des Kspagnols Tassurance que, par sa silualiou avantageuse, ia ville de St.-Omer pouvait être facilement secourue, Son Altesse jugea a propos de faire une tentative poor faire lever le siège de celle place, et eu conséquence elle hâta sa marche avec toute la promptitude possible. Arrivé le ^ au soir k Ste.-Marie^Cappelle, au-^elb de Cassel, Son Altesse fut informée que le maréchal d Uumières avait fait sortir de son camp la plupart de ses troupes et pris poste II une lieue et demie de nous, snr la ronte qui conduisait à St.-Omer. Elle résolut néaiiinoius de continuer sa marche, et étant arrivée le lendemain en vue des ennemis, elle aurait désiré livrer bataille, le mèmv après-dîner, mais elle on fut empêchée par un petit ruisseau qui se trouvait entre nous et les ennemis.
iiUoiinee par tous ceux qui connaissaient le pays, qu'en passant ce ruisseau, on se trouverait sur le même terreiû que rennemi, et qu'ensuite on pourrait Fattaquer sans obstacle, Son Altesse fit rétablir pendant la nuit, les ponts que l'ennemi avait détruits, et construire plusieurs ponts nouveaux. Elle efléctua le passage ^ la pointe du jour, avec toute son armée, sans (jne 1 ennemi s'en fût aperçuj mais hors de toute attente, elle trouvait qu'un autre ruisseau nous séparait des ennemis. Pendant que Son Altesse cherchait les moyens de le passer, les trançâis qui avaient reçu, la nuit, un renfort considéirable de Tannée» qui se trouvait devant Cambrai, et nous surpassaient par ih de beaucoup en nombre de cavalerie et d'infanterie, commencèrent h attaquer un monastère situé à notie droite près du village de P^ene, que Son Altesse avait Mi occuper par des dragons. Repoussës delà avec la plus grande vigueur, ils ûrent défiler leurs troupes pour attaquer en flanc notre aile gauefae, ce qu'ayant remarqué Son Altesse, elle y opposa plusieurs bataillons contre une baie, derrière laquelle elle plaça de la eavalerie; mais l'ennemi tombant avec foieor sur rinfanterie, les deux bataillons qui se trouvaient de iront, commencèrent a reculer, et quoique Son Altesse les eût ramenés et encouragés par son exemple, en dé»ployant elle-même la plus grande valeur, ils se mirent de nouveau a fuir lâchement, et cette conduite iniamc ayant été imitée par les trois on quatre bataillons qui les suivaient , les Français chargèrent avec vigueur les escadrons. Ils furent repoussés d abord avec grand cou**
rage, mais étant devenus maîtres des haies, dont il a
été fait mention ci-devant, nos escadious durent enfin se retirer. Son Âitesse amenait de temps en temps de nouveaux renforts; mais déjk Tennemi avait obtena trop
d'avaiilayes, de sorte que le prince, voyaiiL qu'il ne pouvait plus remédier au mal, prit la résolutioni pour éviter de plus grands désastres, de faire sa retraite, une partie de la cavalerie, sous les ordres du comte de Nassau, marcha par la droite de Cassel, et Son Altesse avec le comte de Waldeck, se. retira avec le reste de la cavalerie et rinfanterie, a gauche de cette ville. Ils se réunirent au-dessus de Stcenvoorde, arrivèrent ie même soir k Poperingue, et passèrent par cette ville pour se loger pendant la nuit, dans les villages situés sur la route de Bruges. La plupart des régiments^ principalement de V'm* fanterie, ont essuyé de grandes pertes; mais on ne peut encore connaître tontes les particularités de cette journée, ni quels sont les oiUciers tués ou pris. Les généraux sont tous en bonne santé et près de l'armée. Plusieurs bataillons et escadrons Français ont aussi beaucoup souffert. Rendons grâces à Dieu d'avoir conservé la personne de Son Altesse qui, pour obtenir un bon succès dans son entreprise, a fait tout ce qnll était humainement possible de faire, a dirigé elle-même 1 attaque, rallié et encouragé les troupes, s'est par là presque toujours trouvée, pour ainsi dire, au milieu des ennemis, et tellement exposée que sa conservation tient presque du miracle; aussi, selon toute apparence. Son Altesse aurait
péri si elle n*avait été couverte de sa cuirasse à Tépreuve,
sur laquelle elle reçut deux coups de mousquet. Dieu tout-poissant, veuille conserver longtemps Son Altesse à r£lat, et bénir votre gouvernement et vos personnes!
Sur quoi) nobles et puissants Seigneurs, etc.
Ypres» le 12 «vnl 1677.
Signé : Ëvcradi van Weede.
Utyilizeo by GoOglc
Hilton de la bataille de Cassel^ telle qù*elle m élé rapportée par les espagnols (ij*
Monsieur ,
li aura été dooné, sans doule, plusieurs relalious disfa dernière bataille près de St-OmeT) mais je vous en
ferai en peu de mots un récit véridique Son Altesse, Mouseigoear le prince d'Orange, eu arrivant près de la Peene, trouva renuemi posté derrière une petite rivière. Il fit néanmoins atiaquei [>at deux réginieals, le poste où se trouvaient quelques Français, retranchés derrière un pont détruit, et les obligea avec quatre pièces de canon a se retirer. Ensuite il fit jeter plusieurs ponts sur ce ruisseau* pour faire passer Taile gauche de son armée, et, un peu plus bas» plusieurs autres pour le passage du centre et de l'aile droite. Mais il trouva encore une petite rivière derrière laquelle 1 ennemi, qui avait reçu le matin un renfort de 45,000 hommes^
(i) Relation publiée dans les Pays-Bas espagnols.
s'était rangé en ordre de bataille sur an plateau élevé, d^où il fit nn fen d'artillerie si vif sur Tarmée de Son
Altesse, que le second ruisseau, quoique n'étant éloigné que d'une portée de fusil, semblait impossible à passer. Cependant les Français qui avaient reçu tant de renforts, descendirent enfin eux-mêmes de la hauteur, et attaquèrent, dans une position très-avantageuse, Tail^ gauche de Tannée du prince. On se battit de part et d'autre avec beaucoup de vigueur, mais la peur commença îi gagner Taile droite du prinee, par ta défection d'un corps de marins, qui mit le désordre dans les rangs, et fut cause que cette aile prit aussi la fuite. Son Altesse était présente à l'action et déploya une valeur admirable; mais, malgré tous ses efforts, elle ne put rétablir i^ordre dans l'aile gauche. Son Altesse continua néanmoins à combattre et reçut sur sa cuirasse deux coups de mousquet; la cavalerie ne put pas secourir lallc ^Muciie, a cause des haies, des fossés et du mauvais terrain sur lequel M trouvait l'armée du prince. L'aile droite» commandée par le comte de Waldeck, fut attaquée en même temps que l'aile gauche et le centre; de sorte que la bataille devint générale. L'aile droite faisait cependant meilleure contenance que l'aile gauche; elle déploya un courage et une vigueur admirables. De temps en temps, le comte de Waldeck lit porter du aecours aui régiments qui souffraient le plus; mais la cavalerie, li cause d'un ruisseau qui se- trouvait de ce cùiéy n'y pouvait être également que d un laible secoui's, néanmoins l'aile droite soutint longtemps les eSbrts de
FeDDemi; mais voyant enfin que les Français venaient ratlaquer de tous côtés, elle reçut également Tordre de se retirer. Quelques régiments de cavalerie reudîrent alors un grand service, en arrêtant rennemi , pendant que Tinfaiiterie faisait sa retraite; car, k dire la vérité, l'ennemi semblait avoir tant souffert, qu'il montrait fort peu le désir de poursuivre Tannée du prinoe. Yoil^ le récit abrégé de cet événement (t).
(i) Cette pièce, pubIiiM> par M. Schaycs, antiquaire à Louvain, est traduite du Hoiianduis.
Extrait d'un document inédit (i), d'un anonyme , pour servir à l'histoire des guerres de Flandre, etc.
Le prince d'Oraoge, général des trouppes des IloUandais, pris d'une vaine gloire et s'imaginant de battre les François devant Saint-Omer, sans Tassislance des Espagnols, vinl avecq une aimce de 25,000 houimes lestes et bien équipés jusques k Peene, au bas de Gassel.
nn estant adverty de sa marche, et ayant reduîct Camhray U rextrcmiié, détaciia le duicq de Luxembourg, en poste, avec quantité de trouppes de son armée qui vindrent joindre celles de Son Altezze, qui avoît quitté le siège de St.-Omer, saulf quelque légère garde pour maintenir les lignes et le fort de vacse ja prins.
Les Hollandois eurent plusieurs rudes chocqs et se deiiendireul généreusement au commencement, mais a la
(i) Document publié par M. de Coussemuker, et extrait du registre aux privilèges de la ville et de la chastellenie do Bourbourcq. — Notes écrites peu de Luiiips après la défaite du prince d'Orange près Casse!, par un habitant du pays flamand, peu éloigné du champ du combat de 1677 : Son style l'indique assez.
Digitizea by <jOO^it:
fin les Franehois plus adroicts et plus habiles en Vart
militaire, firent si bien qu ilz mirent les Hollandais en dérosle. Ils prindreni la fuilte en confusion, avecq perle considérable de leur monde ce qoi fnst encoîr un bonheur pour Bourlwurcq, car si la Fraiice auroit eu desuere (le dessous), touite la ville et chastellenie debvoii autrefois (de nouveau) déserter (ij.
Les Franehois victorieux de coUo balaillc irlournèrcnl pour achever le siège de St.-Onier qu'ilz emportèrent quelques jours après.
(i) Â cmuê dtt Eipagnoh. On sait combien ils étaient craints et haïs en Flandre surtout, par leur despotisme, leurs cruautés et leur intolérance fanatique. La souvenance seule des actes espagnols donnait laterrcur: lour départ fut donc un bonheur pour le pays. Les Flamands teiuiieiit les Espagnols pour leurs mortels ennemis, et ils espéraient en quelque jour s'en venger, se délivrer de celte tyranique servitude comme ils l'appelaient, ayant perdu leurs immunités, franchises et privilèges; et ne pouvant, par la domination de ceux de cette nation intrue, librement disposer de leurs facultés et moyens.
Voici pour preuve, un extrait des décUiont â$ proledtoii mutuelle entre les provinces des Pays-Bas citées par Cftaputi (a) et imprimées par lui, en 1633.
«Nous soussignés prélats etc... rcpi<'spntants des Estais des 9 Pays-Bas, etc., voyans nostre commune patrie estrc misé- » rablement alîligée et travaillée de la plus que barbare et * tyrannique oppression des Espagnols, avons été contraincts » de nous assembler d'un commun accord et consentement,
> pour résister auxdicts Espagnols, leurs compagnons et fau-
> teurs, Ja déclarez rebelles et ennemis de Sa Majesté et de » nous. Et pour ce faire, nous avons mis ensemble argent et
> levé gens de guerre pour nous défendre, avec les armes, et » le conseil, à rencontre d'eux.
Et pour confirmer, cette union et saincte ligue nous l'avons signée de nos propres mains , etc., etc. ^
(a) g. Chapois, histoire général» de la gucrra en flaadre de fSM & 1633.
Ifarration sommaire de la bataille de Cassel de 1677^ d'après Pélissm.
Nous croyons utile de donner aussi la ciiaiion de ce contemporain, le célèbre Pélisson, qui résume Vaffaire.
St.-Omer se défendait courageusement) comme Cambrai, et le prince d'Orange, qui avait solennellement promis aux Espagnols d'en faire lever le siège, eut le temps de s'avancer. Le roi, informé de sa marcbe, envoya ordre au doc d'Orléans d'aller au-devant des ennemis, et de s'emparer des postes qu'il jugerait les plus avantageux pour les combattre. £p même temps, il fit un grand détachement de son armée pour renforcer celle du prince. Le (lue d'Orléans, suivant cet ordre, s'avança vers le mont Cassel (i). A peine y était-ik campé, qu'il vit paraître les ennemis. Comme il avait laissé une partie
(i) Vers le village de Peene» à 7^ {ioom ouest de GasseL
de ses troupes au siège de St.-Omer, il fut d'abord ttd peu incertain du parti qu'il devait prendre, ne se
croyant pas en état, avec si peu de forces, de donner ia balaille. Mais le Roi avait pris ses mesures si justes que, dans cet instant même, le renfort qu^il lui envoyait arriva. Alors il ne balança plus; et plein (k; joie et de confiance, il résolut de combattre. Les deux armées n'étaient séparées que par un petit ruisseau (i). Le lendemain, dès le point du jour, le duc d Orléans mit ses troupes eu bataille, et voyant que les ennemis commençaient k faire un mouvement, il passa le ruisseau (ii), et marcha
a eux. Leur armée était au moins de ironie nulle iiommes. Ils soutimeut le premier choc des Français avec une grande vigueur, et renversèrent même plusieurs de leurs escadrons. La victoire fut plus de deux heures en balance; mais la pré.sence du duc d Orléans, qui ce jour-lk fit partout Toffice de soldat et de capitaine, força la fortune h se déclarer de son parti. Alors les Français, irnlés d une si longue résistance, tirent un fort grand massacre des ennemis. La déroute fut générale^ et il y demeura de leur côté plus de six mille hommes sur la place. Leur canon fut pris et tout leur bagage pillé. Âussilèt le duc d'Orléans retourna devant St.-Omer, et eut soin de foire savoir aux assi^jés le succès de la bataille (m).
(i) Deux ruisseaux, la Xyncfcc et la PMtie, les Hollandais côtoyaient la droite de ce dernier.
(il) La Luneke seulement; les Français étaient campés à sa rîve gauche.
fin) Histoire de Louis XIV, de 1661 h 1678, de Pelissun.
Obi. — Nous tenions à donner cette description sommaire
Autres extraits, d'auteurs officiels (i), concernant la bataille de 4677.
Sm AHime Royale le due d'Orléans, Le Maréchal duc de Luxembourg, Le Maréchal de Humiérei^ etc.
Lc$ compagnies des gardes françaises étaient comiQâA- ^(^8 par Henri'Fraoçois de Uootnaorency, duc d'Epiuai- Luxmbourgy dît de BoaltevUle. 11 coatribuâ en grande partie k 4écider la victoire de moat-Cassel , par sea boD& ordu^c^ et la vigueur avec laquelle il mena ses
de la bataille, elle énumère les épisodes les plus remarquables (le la joui née de Pecne.
11 y a dv iiieiiie a i un^uiter les lettres de M. de Péliison sur les Campagnes du Itoi. Cet auteur a écrit sans esprit de parti, quoiqu'il restât iidèle à son ami disgracie, le ministre Fouquel. On le sait, Jean de la Fontaine el lui ne Tabandonnèrent jamais, et eotte noble amitié conservée dans l'infortune, fut cbantée par Voltaire et Delilte.
(i) Abrégé ékronologifuê tt higUtripie de ta Maiton du Moi. — Livre des gages de la chambre des comptes des guerres. — Manuscrits de lu bibliothèque du roi, etc.,. etc.
Digitizea by <jOOgle
troupes au combat. 11 fut l'élève da graud Condë. 11 se trouva 11 la bataille de hocroi, le 19 mai iÔlS» et
fut fait maréchal de f'rance, le 30 juillet 1075.
Les mousquetaires étaient sous les ordres de ce duc.
Leurs compagaics n^ëtaîent presque composées que de jeunes seigneurs ou de gentilshommes, parce que c était une excellente école pour apprendre le métier de la guerre. Ils firent en 1677 la plus glorieuse des campagnes. Apres avoir, eux seuls, emporté \ alencieuues, ils combattirent avec une telle intrépidité k la bataille do mont-Cassel, qu^ils furent la terreur des ennemis, et qu'ils y acquirent une gloire immortelle.
Pendant le siège de Cambrai les deux compagnies furent détacbées, avec un régiment de dragons et buît
batailioiis, sous le maréchal de Luxembourg, pour aller renforcer l'armée de Monsieur, frère du roi; dès que S. A. R. vit arriver le marécbal vers St .-Orner, elle se mit en marche le 8 avril, à la tèie de son armée, pour aller au-devant des ennemis, de sorte que les deux armées se rencontrèrent le 10 du même mois. Le 11, jour des Rameaux, elle avait son armée rangée en bataille sur deux lignes. Sa droite appuyée au mont d'Àplinghea, (colline d'Ebblingbem), et la gaocbe allait jusqu'à Pabbaye de Pienne, doiit ses troupes venaient de s'emparer. La droite était formée des deux compagnies des mousquetaires et de six escadrons de la gendarmerie, commandés par le maréchal d Uumicres qui avait sous ses ordres M. de la Cordonnière, lieutenantngéaéral, et le chevalier de Sinurdis^ maréchal de camp.
Le marétkal de Humières^ ayant commencé la bataille
par la droite, fit charger par la gendarmerie cinq escadrons de la gauche des ennemis, pendant qu'il ordonna auK compagnies de mousquetaires, ^ la tête desquels étaient MM. de Forbin et de Janvelle, de mettre pied à terre, et d'aller attaquer, l'épée U la main, deux bataillons des gardes du iirince d^Orange, qui étaient enviromiécs (le haies vives, ayant devant eux un large fossé (i). 11 était deux heures après-midi quand ces deux compagnies, composées de ia plus florissante noblesse du royaume, capables d affronter les plus grands périls, franchirent ce fossé, malgré leur feu terrible, avec une intrépidité sans égale, les enfoncèrent d'abord, et les poursuivirent assez loin , en bottes (n), les taillant en pièces, jusqu à ce que la gendarmerie arriva, qui les passa tous par les armes. Pendant ce temps les mousquetaires retournèrent pour monter a cheval, avec une telle vitesse, qu'on fut obligé de leur envoyer dire de marcher avec plus de retenue, parce que leur précipitation faisait croire aux troupes quMIs avaient été battus. A peine furent^ ils arrivés dans le verger, où ils avaient mis pied à terre, k la portée du mousquet des ennemis, qu'ils remontèrent h cheval et trouvèrent, en poursuivant les ennemis, un terreiu à découvert, à huit cent pas sur ia droite du moulin, qui pouvait contenir huit ou dix escadrons de front; ils s'y mirent en bataille, dans
(i) On veut parler ici du ruisseau la Lyiicke.
(Il) Mémoires et expéditions militaires de la guerre de Hollande.
l'espoir que la cavalerie hollandaise viendrait les charger, parce qu'il y avait deux gros balaillous, souleuus sur le flanc de quatre aatres, vis-li-vis des deax eampagnies des mousquetaires, derrière de grands fossés et des haïes où la cavalerie ne pouvait passer. Ils leur ûceul trois ou quatre salves de fort près, qui otèrent la vie ^ M. de Moissac, cornette de la première compagnie, et u sept à huit mousquetaires; de sorte que ce posic leur paraissant trop dangereux pour y résister, et attendre les ordres des généraux qui ne paraissaient pas, ils allaient cependant toujours charger, quand le maréchal d'Humières p^rut qui les arrêta. Ils demeurèrent toujours exposés sans se pouvoir défendre, jusqu'à ce que M. de la Cordonnière vint leur faire voUe-face, afin de marchec au-devant de trois à quatre mille chevaux qui allaient sur leur droite, pour les prendre par derrière, ou pour se jeter dans Sainl-Omer. Ce mouvement t tait dangereux pour les deux compagnies, qui ne pouvaient se retirer que par des défilés h la vue des deux bataillons qu ils avaient en lêle; mais se voyaul couverts par deux escadrons qui restèrent en bataille, sur lesquels ils sortirent, les deux compagnies eurent le temps de conliniier leur chemin pendant (juc (ranlrcs troupes, tombant sur les deux bataillons, et les quatre qui les soutenaient, les taillèrent en pièces. Les choses n'étaient pas en aussi bon état a gauche clos mousquetaires, car le centre ayant été enfoncé, il nW eut que la présence de Monsieur qui fut capable de rétablir le combat en ce lieu. Dès que ceux que j'ai dit, qui étaient venus pour
prenttre ics mousquetaires par derrière, les vireiU aller av-devant d^eox el earent remarqué le désordre de leur droite, ils jugèrent pour lors qu'il était de leur prudeuce de faire volte-face, et de se retirer sur leur gauche sur le ehemin d'Ypres. Monsieur défendit de les poursuivre, et il n'y eut que le maréchal de Luxembourg, qui le fit, avec huit escadrons, jusqu'à une lieue et demie pardelk le mont-Cassel, et ne s'arrêta qu'au milieu de la nuit. Le lendemain Son Altesse Ro\a1( écrivit aux commaiideurs des deux compagnies, pour les faire revenir occuper leur poste; il donna dans sa lettre beaucoup de louanges aux deux compagnies, en voici les termes : qu'Us avaient ébauché la victoire el donné pour ainsi dire le branle à toute l'affaire. En efiet ils en virent les fruits ^ leur arrivée, sçavoir soixante drapeaux ou éleiidarts, deux raille cinq cents prisonniers, quatorze pièces de canon : les deux compagnies, outre la perte de M. de Moissae, dont il a été parlé, eurent vingt-cinq a trente mousquetaires tant tués que blesses; entre ces blessés se trouva le comte du Luc, qui eut un bras emporté; le roi le fit, en sortant de la compagnie, capitaine de ses galères. Les mousquetaires qui forent les plus heureux de l armée, eurent en revanche beaucoup de chevaux tués; les deux compagnies campèrent sur le champ de bataille jusqu'à la reddition de St.-Omer. Elles furent ensuite rejoindre le roi , le suivirent à Dunkerque et k Calais^ après la prise de la citadelle de Gambray.
La gendarmerie» qui est le corpâ le plus distingué de toutes les troupes de brance, après la maisou du roi,
laiit par ses exploits que par t illustre nnissance de la plupart de ses officiers, se distingua aussi li la bataille de mont-Cassel. Elle sortit de son quartier en février, vom- àe reudie en Flandre dans les places-fortes Iroatîères, pour être ^ portée de joindre Tarmée de Monsieur, frère du roi, que S. M. avait formée, immédîatenieDt après la prise de Yalencieunes, atin qu il assiégea Saint- Omer. Dès la première nouvelle qu'on eût que le prince d'Oi-aiigc assemblait une armée, elle eut ordre de joindre Monsieur. S. A. R. avant été informée de la marche du prinee d'Orange, prit aussitôt la résolution d'aller k sa rencontre, avec la plus grande partie de son année, ne laissant que les troupes nécessaires pour le siège.
Arrivée au-dessous de mont-Cassel, les deux armées se trouvant en vue Tune de fautre, Son Altesse Royale s'appliqua à ranger la sienne en bataille; le 10 avril, la gendarmerie occupa toute la droite et passa^ de même que le reste des troupes, toute la nuit en bataille jusqu'au lendemain a deux heures après-midi , que le maréchal d'Humières qui commandait la droite, passa k la tète de la gendarmerie et des mousquetaires du roi, le de pierres et le ruisseau qui séparait les deux armées, après les avoir reconnus, pour se présenter k la gauche du prince d*Orange, et ordonné aux deux bataillons de Navarre de le siiÎTre: avani formé le dessin de gagner les haies et les jardins, qui étaient au milieu de la première ligne des ennemis, où se troiura deux gros baiaillons hollandais soutenus de neuf escadrons de Brederode-Kiaskel; il commanda aussitôt^ pour s-'en dé-
barrasser, les mousquetaires du roi, qui mirent pied k
terre, et les deux bataillons de Navarre pour les attaquer, pendant qu'il fit former deux lignes par la gendarmerie et les deux brigades de Revel et de Biontrevel, qui se trouvèrent en tête des gardes du prince d'Orange. Malgré les périls et les obstacles qui se trouvaient dans cette grande espace où étaient lesdites gardes du prince d'Oranfçc, Tcscadron des gardes écossaises ayant le marécbal à leur téte chargea plusieurs escadrons de ces gardés; mais comme ils les trouvèrent soutenus de leur infanterie, on donna ordre aux bataillons de la Reine et d'Humières, d'aller attaquer cette infanterie dès qu'ils auraient passé le ruisseau; ce quHls firent dans Tinstant, avec tant de valeur, quMls donnèrent le moyen à la gendarmerie de charger plusieurs escadrons qui les reçurent fort bien; mais les régiments de Reyal-euirat- 'siers et de Tidadet^ qui les vinrent prendre en flanC) les mirent en désordre et les obligèrent de se retirer derrière nn ruisseau (i); ce fut pour lors que la gendarmerie mit un désordre entier dans la gaucbe des ennemis qui prirent la fuite pendant que le maréchal de Luxembourg en disait autant à leur droite.
Compagnies écossaise et anglaise. Il faut dire, k la gloire de ces deux compagnies, qu elles chargèrent trois fois ensemble, et que Tanglaise fut encore k la charge pour la quatrième fois et se mêla avec les gardes du prince d'Orange, qui était à leur téte; ou doit croire que
(i) Le ruisseau la Peme, hecque qu'ils avaient traversée avant.
des chaifes si vigoureuses, et tant de fois réhéf^s, ne parait se âire sans ane perte considérable, et sans qu'il y eut beaucoup de saug de répandu.
Henri Bonneau, ieigneur de Traey. — Lctais XiV le détacha, avec fanit bataillons, du siège de Cambrai, pour aller rejoindre Monsieur, qui marcliaii au-devaut dn prince d'Orange. 11 devait séjourner à Béthune, mais ayant eu avis qse S. A. R. était li la veille de livrer bataille, il partit en diligence de cette ville, avec toute son infanterie» arriva a rarmée qui était déjà en pi^ sence des enneais. Il commanda la brigade des gardes françaises et se signala beaucoup dans ce grand jour de moDi-CasseL
Le secours du seigneur de Tracy arriva très^i-propos h Monsieur. Les armées étant en présence l'une de l'autre, et la sienne étant beaucoup înfiérieure k celle des Hollandais, lendemain, k peine le jour parut-il, qu'on iruuva les ennemis iorl étendus sur la droite : comme leur dessein ne pouvait être que de gagner le chemin de Tabbaye de Pieones, la gauche, où était le duc de Luxembourg, cul ordre de s'ouvrir (i).
il était deux heures après-midi, que le combat n'était pais encore engagé, ni k la droite, ni au centre, où se trouvaient postés les gardes françaises commandées par M. de Creil; M. de Tracy ayant été chargé de faire les fonctions de major-général. Monsieur donna enfin Tordre, au cculre, de s'ébranler : les balaillons des gardes pas-
(i) Voir l'engagement de ce maréchal, la veille, et ses attaques du 11 au matin, à la page 19 et suivantes.
sèfeni dans rinfttant an raisaeaa (la Lyncke), qui était deYanI eux, et trouvèrent nn régiment de la marine au serrice de la Hollande. lU battirent d'abord cette infanterie, mais ils forent ens-mêmes mis en désordre par la cavalerie des ennemis. M. de €reil les ayant ralliés, et Monsieur y étant accouru avec quelques secours, ils reloomèrent an combat (i) ; repassèrent le ruisseau, Tépée k la main, tombèrent sor ce régiment de la marine, et le taillèrent en pièces. Celle action valeureuse contribua beaucoup au gain de la bataille, mais ce ne fut pas sans pertes sérieuses pour ces deux bataillons. M, de Moissac y fut aussi tué.
Après cette belle victoire les deux bataillons de gardes marchèrent au siège de St.-Omer, ftirent relever la garde à la tranchée, le même soir de leur arrivée, el prirent possession de la ville le 21 avril, dès qu'elle eut capitulé.
Nota. Plusieurs de ces extraits sont pris dans l'Abrégé ehranologique et hutori^ du progrès et de Vétat attud de la maism du Roi, par Simon rArooral le pippre de MeufviUe, à Liège, 1734 (n). L'auteur nç termina pas ce travail, de sorte qull n*y est pas question de beaucoup de régiments présents k la bataille de mont-Gassel et, entre autres, du Uoyal-I^yonnais, des dragons de Lislenay, etc., qui furent aussi k cet engagement (;énéral, et k celui qni le précéda^ pr^ Tabbaye de Peene. de
(i) Lettres de M. de Pélisson, tome 3, page 239, et mémoires manuscrits.
(ij) Bibliothèque communale de Lille, D. M. 31, tioi** vor lûmes fn4.*. N.o !jû98.
Neuville dit bien : Je parlerai de ce gut h pOM prk
de Vabhaye^ mais, ce qu'il promettait sur celte queslion n'a pas paru dans son ouvrage dont tons les détails sont fort intéressants»
Officiers français qui témoignèrent beaucoup de
valeur dans cette action de Cassel (i).
Le maréchal de fAurembounj . H conlribua en grande partie à décider la victoire de moot-Cassel, par ses boos ordres et la vigueur avec laquelle il meoa ses troupes
au combat. Voir aux pièces justificatives.
Le maréehat de Bumiéres, voir aux pièces justilicatives, etc.
Louis de Melun , marquiê de 3Iaupertuis. 11 ne combattit pas seulement à la téte de sa compagnie de mousquetaires, pied k terre, botté et IMpée à la main, deux batailioDS hollandais qui furent défaits, mais encore, étant remonté à cheval, il chargea une seconde fois les ennemis avec une valeur peu ordinaire.
Charles Fortin, marquis de la lloguetle; fait depuis peu mestre de camp. Il donna li la bataille de i677 des preuves de grande intrépidité, comme ses mousquetaires de la i compagnie; il contribua à chasser
(i) SiCf dans cette liste imprimée.
reDiieni d'iia enek», el combattit comme eus eù cflsiiyaDi, .dans la peiite plaine, le fea de FhkfaDterie
ennemie.
Stiphn de Henche, mptem de Moissoe, Gornette de la l.** compagnie des rooiisqaetaires, il combattît en
faisant des prodiges de vakurj il tut tué en reinoataiit k cheval, après avoir taillé en pièces les ennemis derrière les baies.
Henri de llanilaye^ marquis de JanvelU, mareclial-decamp de la 2.* compagnie des mousquetaires, combattit avec la même valeur, comme an siège de Yaleoeiennes.
Jean de Vins, marquis de Savigny, Brigadier d armée de la compagnie des mousquetaires, animé de courage, il combattit avec une ardeur étonnante dans toutes les charges que lit sa cooipaguie.
Pierre-Françoù Liltè&rt^ m«rquh de La Grande, guidon de la gendaiiuerie écossaise. Oiioiqu'il eut le bras cassé k la première charge et qu'il fut hors d'état de combattre, il rallia cependant la compagnie, et fit tête aux eTiiicmis avec une constance cl une valeur inexprimables. 11 perdit enliu la vie, mais ce lut après l'avoir vendue chèrement et avoir reçu trois autres coups.
André bon de Bioé, seigneur de LagueUe^ goidoa du r^tmenl éco6sai&, se surpassa à la téle de sa compagnie oli il reçut plusieurs blessures. Il fut fait prisonnier après avoir eu son cheval loé sous lui : il fut échaii^é.
MiUes Gourdon, frire du due de ce wm, fit des merveilles k k bataille de mont-Cassel, a^^nt mené jusquà quatre ibis sou escadron écossais k la charge
comooe guidon, il n'eu revint qu'après avoir été blesse.
Clauàe^Prançùiè d'Anglure, de Sam^iy, sout-lieuienant d'une compai^iiie de gendarmes anglais. Se distingua par ses belles charges, en ralliant et retournant aux ennemis avec une intrépidité sans égale. 11 mourut après plusieurs blessures, et ayant le bras cassé.
Bernardin Caéot, mairqdis de SeheoUle, capitaine des chevaui-légers de la Reine. Fil plusieurs charges valeu-^ reuses et tut couverl de glorieuses blessures.
Aviq'uetin Gouffier, conUe de Rozamd, capitaine-lieu-* tenant de la compagnie des chcTauz légers d^Anjou, se distingua de même.
Pierre de Monieiquion, eottUe d'Àrtagnan, après avoir été présent aux sièges de Tournay^ Douai, Lille, etc., comme lieutenant aux guides des gardes françaises, montra à mont-Cassel une valeur étonnante.
Fontanges, comte de Monmont, major-général du régiment des gardes françaises, acquit beaucoup de gloire, dans cet emploi, à la bataille de Cassel.
Henri BonneaUj seigneur de Tracy. — Voir aujo pièces justificatives.
Prançotë de Creil^ capitaine aus gardes françaises,
passa à la tète de son bataillon lo ruisseau; les ennemis fondirent sur lui en grand nombre. U rallia les siens, il chargea les ennemis, à son tour, si vigoureusement ei les mit en si grande confusion, qu'ils œ purent plus se rallier. .
Henri Chaumey, marquis de Pùù/rville^ se signala
aussi a la bataille de mont-Cassel, où il fut encore
blesBé; le Roi le gratifia de la compagnie de U. de Boissiere, tué k ce combat.
Il serait trop loog de citer d'antres braves français,
en si grand nombre; qu'il nons sufGse de donner encore quelques noms d'oliiciers priaci{>au& d'autres régiments français :
Le comte du Plcssis, lieutenant-général, le chevalier de Lorraine, le prince de Soubise, le comte 4e La Moth-Haudancùurt (i), le manims d'Albret-Miossens, le chevalier de Sourdis et la Cordonnière, maréchaux-decamp; de Montrevel, de Grignan, de Greder, de Gouruay, d'Anbarede, de Bolonde, briqadieri; de Tilladet-Fimarçoo, de Loemaria, de Saint-Germain, de Saint-Sandoux, de Forbin, de Janvelle, commandants de mousquetaires; 11,^ d'Effîaty de Nantouillet, de Konismarck et de Freselière, . qui commandait l' artillerie,
Nous aurions encore beaucoup de personnes de qualité à citer, comme s'étant distinguées dans le combat dont il s'agit, d'après des auteurs recommandables. Ainsi, par exemple, celles qui s'étaient rendues comme volontaires, tous gentilshommes de la Flandre française, comme le prince d'Ysenghien, le frère du comte de Solre, le M." de Thory, d'Aranautum, La Vallerie, etc., etc.
(i) Le même commandant, marécbal*de-camp, fut grièvement blessé au siège de St.-Omcr, quelques jours plus tard.
Liste approximative . des morts, blessés et prison^'
niers des priiicipaux français, à la bataille de Cassel, classés par ordre de régiments,
msa-» —
Compagnies des Mousquetaires, Le siear de Moissac (seîfiîon de Lenche), coraette, tué avee vingt-^inq k trente
autres. Le comte de l.uc,. blessé, et dix autres blesses.
Régiment des Gendarmes écossais. Le marquis de La Grange, guidon, Xvté, Le marquis de Lîvounie, . blessé. Lo comte de Carse, blessé el pris. MM. Dulivry et de Pas, quarliers»-mailres, blessés. Du Passage, maréchal-delogis, blessé, ainsi que les chevaliers Brooay, Laguetle et de Crollis avec vin$^t-cinq autres (i).
Régiment des Gendarmes angîais. Le comte de Carcés et Hacker, guidon, tués. M. Rirdam, 2.* quartier^ maître, tué. Chevalier d l*lsloges, sous-lieutenaiit, blessé. Le chevalier Corolly, enseigne, blessé. Obrieu, maréchalde-logis, blessé. Le capitaine^lieutenant chevalier de La
(i) Les subalternes de chaque régiment sont à proportion.
Gùille, blessé et pris. Le sous-lieutenaDt d^Estoge, blessé. De Groisy, blessé. Le quarfier-mattre, M. OlHrlain,
blessé avec trente-six autres, tués ou blessés.
Rigimm Gendarmeriê de Baurgo^, M. Cordes^ quartier-maitre, toé. Le marquis de Monignon, souslieutenant, blessé. Un brigadier, blessé.
Régiment CotUy, Les capitaines de Fressinet, Marnei! et Saînte-Sève, blessés. Deux lieutenants et quatre soustieulenauts aussi blessés.
Régiment de Bourgogne, Les capitaines Mardolières et de Villars, tués. Deux lieutenants tués. Cinq capitaines blessés, dont MM. ilcs Tailleurs, Sle.-Cloy, Beauregard et Thomassin. Deux lieutenants blessés.
Régiment de ta Reine. Le capitaine Sebasder, tué. Cinq autres capitaines blcasés (i). Le lieutenant-colonel Desfarges, blessé. Un lieutenant tué et six blessés. Un sous-lieutenant tué et deux blessés.
Régiment de la Marine dit les Vaisseaux. Le major Laurier, blessé. Cinq capitaines Messés qui sont : La Tournelle, La Boissière, Ârbouville, La Mare et Renoir; Puis trois lieutenants et cinq sous-lieutenants.
Régiment le Lionnoii. Deux lieutenants tués. Le lieutenant-colonel Lesloile, blessé. Huit capitaines blessés i MM. Sercave, Uapinat, Bellegarde, Montbrisson, I.inteuil, Montagny, d'Ërnomville et fionny. Quatre sous-lieuteuauts blessés.
Régiment de Humières. Le lieutenant-colonel Créan^
(i) Qui sont; MM. Grimperé, Yalcroisseau, Duval, Montgrain . et Bonnets
lue. Le major blessé. Neuf capiiaiiies blessés qui sont : MM. Coderé, FraocalUèrc , Moucoban , des FonUioes, rifospital^ La Normandie, La Seine» Milon et Gossé.
Rcyiincnl de Mayne. Le major Sigoville, tué. Le capitaioe Gozon lué. Deux lieuleDauls lues. Les capilaioes Delahaye, de La Mothe et Bnteil, blessés. Quatre lientenants et deux sous-lieutenants, blessés.
Régiment d'Anjou. Le lieutenant-colonel Melonnière, tué. Le major Dn Chalas, tué. Les capitaines Lantillac et Mechalin, tués. Quatre lieutenants tués. Neuf c^àpitaines blessés, douze lieutenants blessés, etc.
Répimnt de la Couronne. Le colonel de Betancourt- Genlis, blessé. Deux capitaines blessés : le marquis d'Aze et Servy. DeusL lieutenants tués et sept blessés.
Bigiment Genmme-Piemontoiê. Le capitaine Brisset, tué. Cinq capitaines blessés qui sont : MM. Duclos, Sainte-Luce, Cboisil, Matoûet et S. Sériés. Deux lieutenants blessés et autres.
lUgiment Royal Ualuu. Le lieutenant-colonel Villars, tué. Un lieutenant tué. Le comte Serravalle de iiesia, le marquis Orsncci et Rossa, capitaines, blessés avec cinq subalternes. Quaiic lieutciiauis blessés.
Mégiment de Fhiffer. Trois capitaines tués. Trois blessés : MM. Borgelli, Margdossi et Aëli. Un lieutenaint
tué et deux blessés.
Migiment de Greedef. Le major Zegber, blessé ainsi que les capitaines Fabri, Courtent, Burent et Watleville. lu lieutenant blessé.
Hègment de Stoupp. Vn capitaine blessé : M. Benselle.
Vn lieutenant tué et un blessé, avec trois autres subalternes.
Régiment de Flandres. Deoi marécliaui-de-logis et deni' brigadiers blessés.
Régiment des Gendarmes de la Reine. Un marécbalde-iogis tué.
Répmem Chevaux légers de la Reme. Le marquis de Sepuille, blessé. Un capitaine, uu lieutenant et un brigadier blessés*
Régiment Chevaux légers Dauphins. M> de Villarceaux, sous-lieutenant, blessé. Le maréchalnle-logis et douze autres blessés.
Régiment des Dragans-Dauphins. Lestotlle, maréchaldc-logis, lue.
Régiment des Gens -d'armes d'Anjou. Le colonelgénéral blessé, de Lanniron, sous-Heulenant, blessé, avec
les capitaines de Lussan et iiiol, ie maréchal-de-logisgénéral, et de Ferrières, coroelte.
Régimeni Gens d'armes de Monsieur. Le ctievalier de
Bauvaux, lieuieuaut-capiiaine , tué. Douze geus d'armes tués.
Régiment Chevaux légers. Capitaine Blat, blessé. Le chevalier de iSussan, aussi capitaine, bras emporté. Troiii cornettes blessés.
Régimmt des CuiroMeiers. Trois capitaines tués. Deux cornettes et un lieutenant tués. Le capitaine Mousses, blessé. Deux cornettes blessés. Deux lieutenants blessés.
Régiment Sourdis. Le capitaine Lacailie, blessé. Lu lieutenant et un cornette blessés.
Digitizea by <jOO^it:
Réqim$fU de$ fhagam. Le colooel-général Paynac, blessé. Sept capitaines blessés, dont : IIM. Ikcbemin, Grandval et le cbevalier de Cussan.
Ré^mêtU des Gardes à pied. Le capilaioe Laboissière^ tué. Le lieutenant Jally, tué, et GTaude de SaTÎgny, mort de ses blessures j le marquis de Refuge , blessé et prisonnier; le^ capitaines Maliasy et des ÂUeures, blessés. Les lieutenants de Lage, de Yarennes et de Fourilles, blessés, avec les sous-lieutenants de Jolly et de Beauviont. Le cornette^nseîjfne de Nonant, blessé. Deux officie rs faits prisonniers.
Régiment de Navarre. Les capitaines Lurcy, Boisliroux, Gastillpn, le Harlier, Denat et Rislot, blessés. Quatre lieutenants tués et six blessés. Deux sousp-lientenants tués et trois blessés.
Rigimmt B<tyal. Le lieutenant-colonel Yillechauve et les capitaines de Bisieux et de Yille-Sablon, blessés. Un lieutenant et un sous-lieutenant tués, et quatre blessés.
Régiment Tailladei. Le marquis de Yillaserre et Benese, capitaines, tués. L'aide-major Catin, et le chevalier de Narbonne, capitaine, blessés.
Régiment Wallon» M. Piquemont, capitaine, tué.
Enfin le chevalier de Silty, gentilhomme de S. A. R., et le capitaiiie YiUa-Cerl, etc., tués (i).
il) ta liste (ta la plupart des ofticicrs faits prisonniers a été né^Iigép,
Troupes koUandaises qui se disHnguireni et firent
le plus leur devoir sous Mont^CasseL
■" 6 ar-w ■
Cavalerie, Les régiments dos Gardes du corps et dragons de S. A. le prince d Orange.
Ceux de Valdeck, Brcderode, Ginckel, Kronembourg, Aremberg et Gréâmes écossois.
infanterie. Les régiments des gardes li pied de S. A. Ceux du prince Maurice, du duc d'Holsleyn, du prince de Brandenbourg , de Curlaade, Ringrave, Waldeck, Home, Ginckel, Van Eppe, de La Vergnie, Kirchpatrick, Uyttenhove, Yalkenburg, Toursay, Lippe, Klooster, Grim, Slangenburg) et les trois régiments de Zeelande (i).
(i) Voir aussi lo Mercure Hollandais ou ITollantse mercurius, rare petite brocliure iîi li>, imprimée à Amsterdam. O Ile de 1678 est à la bibliut lu que de Bruxelles, sous le N.** 2i),i>t)2 de
la Bibliollicca hulicnnuina.
Cette Iji ucliure alaianach reaJerme d autres détails curieux sur la bataille de 1677.
Digitizea by <jOO^it:
Relevé approximatif des principaux morts, blessés et prisùnniers, des troupes du prince d'Orange,
à cette bataille.
Lyste der dooden en gequetsten in de batailHe van
Mont'-CasseL (Liste officielle des hollandais).
— r nsa - » - —
Gardes du Corps.
Cornet Ueer Yao Hyswyck, gequelsl (i).
Een gereforroeert officier, doot,
1 liuvtcrs, doot.
Ruylers, gequetsl.
Onder't Régiment Drugonders van syn HooyheyL Gapiieyn Waleslein, ^ioot.
*i Régiment mn de Graef van Waldeek te paeri.
Lieutenant Haitmau, geiangen en gequeisl.
{i)Les mots soulignés signifient : Dool: tue ou mort. Gequetst : blessé. Gevanghcn : pris ou fait prisonnier. Le mot vendriffii veut dire ; port'cnseigne (vaen-dragUer).]
Onder'l Régimeni van de Gratf mn Brederode* Majoor Ittersam, doot.
Lieutenant RypcrbaDd, doot.
Ritmeester ScbimmelpeDoingh, doot.
Onder de Garde te voot (Garde à pied), Lientenant<-co1lonet Crooneman, gequetsi.
Majoor Sihert, gequetst, Gapiteyo Laer, gequetsi en gevangen, Capiieyn Wagenaer, doot.
Capileyn Beaumout, doot, Capiteyn Sparr, gequetst, Capileyn Schimroelpenningh, gequetst.
tapi leva liuncflia, gequclst.
Capiteyn Flull, gequeUt.
Capiteyn Hesscn, geqnetst.
l/ieiUcuaiit St. -Ange, (jequelsL Lieutenant Turck, gequetsi.
Lteulenanl Jacot^ gequetst.
Lieutenant Âiulcnscii, vciiniat en gequetst.
Lieutenant Jeger, gequetst.
Lieateuant Rogenot, doot.
Lieutenant Swepken, doot.
Yeudrigh Bretoris> dooi.
Vendrigh Coljers, <jcquetsi.
Vendr'gh van Uonema, gequelst.
Vendrigh Schimmeipenning, gequetst.
Vendrigh Roos, gequetst.
Adjutant Tiliy, gequetsi.
Adjolant Beeckman, dooL
Régiments Dominé Egidins vam Coenendael, gequetsi.
Onder Prim Mauriu. (Prinee Miaiuricej.
Liculcnanl-collonei La Noy, g[evangen.
Major Harsolle, gevangen.
Gapiteyn Vrienes, daot of gevangm.
Capiteyn Brenner, gequeUt.
tapileya Van dcn Bergh, doot.
Onder dên UeHog van Hoîstêyn.
LieutenaiU>€oUoDcl Salis, gequ€tst en gevangen^ Majoor Wiecker, gequetsi en gecangen.
Lieuteoant en vendrigh van capileyn Schuylenburg, doot. Lieutenant en vendrigli van capiteyn Luneuburg, .doo^ LieatenaDt en verdrigh van capitayn SchafhuyseD, gequMêt. Lieutenant en vendrigh van capileyn Blaeuw, doot of gevangen.
Vendrigh van capiteyn Wieker, gequeui, Vendrigh van capiteyn Quierfaeim, dooti Lugtenant van capileyn Sige, gevangen.
Vendrigh van capiteyn Sige, gevangen of doot. Vendrigh van capiteyn V^inderholt, gevangen.
Ondar Graef W, Van Boom,
Lieuteiiant-coUonel de Heyde, gevangen, Capiteyn ^olhe^ vermût.
Capiteyn Rothe, gevangen.
Capileyn Ingelbey, gequeUt.
Capiteyn liOehem, do&i.
Vendrigh Hoppeiibrouwer, gequeUt.
Onder'É Mégmeni van de He$r m» GmekêU
Majoor Schaep, (jequetst en gevangm.
Grave van Warfusee, çequetgt.
Onékr'i Bi^ùnmi van Eppe.
Majuor liiuueuhuysey gequetsL
Onder't Régiment v/m La Vergnie.
Collonel La Vergnie, gequetst,
Lieulenaut-coiloDei Hofirel, gevangen,
Gapileyn Bock, doot.
Capiteyn Mallet, (jequetst m qevangen.
Capiieyn Morgenslerre, gevangen,
Capiteyn Deele, gsoangen.
CapiteyD Emmerick, gevangen,
Onder't Régiment mn Kirckpatrick.
Lieulenant-colloiiel Ëverwyn, iooi.
Majoor Lader, gequetst en gevangen»
Capiteyn Blom, doot.
Cap\teyn Pyi, doot.
Capiteyn Gassel, gequetst.
Capiteyn Merguault, dont.
Onder't Régiment van Uyttenhovei Gallonel, gevangen,
Capiteyu Withuiten, gevangen of doot,
Capiteyn Lievendael, gemngen.
Capiieyn Kaesteeker, (jevangen.
Onder'i Réginmt van Walhenburg.
Lîeolenant-eolloiiel Heer van Yalkenburg, gevangen, Majoor Raytenburgh, gequetst, Capiteyn Groelart, gegueut,
Capiteyn Philips van der Goes» gequiM en gevangen. Capiteyn Junius van der Goes> gegueUt en gevangen, CapiCeyu Droost» doot.
Onder^t Régimera van Timunay.
Capiteyn Backer, doot.
Capiteyn Moussel, doodelyck gequeut.
Capiteyn Jesse, doot.
Onàer't Rigimmt van de Graef vanâiw Lippe,
Colloncl graef vander ï.ippe, gequetst en gevangen, Majoor Steyn, doot of gevangen,
Onder'i Régiment van de Prim van Rradenbourg,
Lienteuant-collonel Poctlewels, gequetst en gevangen^
Capiteyn Slieben, doot,
Capiteyn Lesquam, doot.
Capiteyn Elsenits, doot.
Lieutenant Packmoor, doot.
Lieutenant Fridman, dttot.
Lieuieiiant Tael, doot.
Lieutenant Teufel, doot.
Lienteiiani Pôldevils, doot.
Lieutmnt Gondecker, gegttecsl.
Yendrigh Redér, doai.
Vendrigh Mesbagh, gequetst, , Vendrigh Van Ëlseii, nfefuefsl.
Vendrigh VlTighinan, gegu^.
Onder'f Ri^iïimX van de iPntu Berckevetl.
Capiteyn Dupois, gwangm.
Capiteyn Bierman, gequetst.
Lieatenant vaa capiteya Oldekop, doot, Noch een lieutenant, doat.
Lieutenant Lusamet^ ijequetst.
Vendrigh Remonta, doat.
Onder de Oraef van Waldeck.
Capiteyn Scfaroojeatien, doat,
Onder de Grave van hiodorp.
De baron iran Lotthem, éM.
Onder het Régiment van Clooster.
Majoor ftersum, dbd.
Onder l Régiment van Grim.
Gollonel Grim^ doot.
Capiteyn Bros, doot, Capiteyn-lieuienant Voet, vermist.
Lieutenant Qoutier, geqtneut.
Lieutenant Witterhorst, doai.
Vendrigh KÎDDeghem, doot.
Peu Regimeot's adjutant, doot,
Onder't Ré^mmt mn de lleer Van Hofmgtn, Capiteyn Molckmaa, gemngen, Cdpiteyn Balfort, muniu of gevangen.
Capiteyn Hogendorp, dodelyck gei^uetsl en vermist, Veudrigh Bastinius, gequetjit»
rn^iwrn Ml
Onder't Rigiment mn Zohell.
G)IIoDel, gemngen.
Capiteyn Kieo, doot.
Capileyo Koene, âoot.
Onder't Régiment van de Heer Van Albranslu.
Vajoor Balfort, dm of gevangen,
Onder't Régiment mn de Ileer Van Slangenburg.y Capiteyn Ploos, gequeist, Capiteyn Ruys, doot,
Onder't Riginmt mn Touart.
Capiteyn Laserra, doot.
Capiteyn Balfort, su>aer gequeist en gemngen,
Capiteyn Loauboujere^ fDermû^.
Capiteyn Pyl, gequetst.
£n verscheyde sabalterne.
Onder't Régiment van de jon^e Uyngraef, Majoor Heukelem» gevangm en gere^ntioeneert.
Capiteyn Droosl, gequeUt en gevangen.
Capiieyo Wilegais» doo$,
Onder de leeusche Régimenten, die bekent zyn. CoUonel MargnattU, gequeut, AT;\joor LioD, âoot.
Capiteyn Marnault, doot.
GommaDdeui Dujvelaer, gequeui.
Gapîteyn Yeth, gequettt.
Capiteyu Ockerse, doot.
Colonel Hoornberg, doot.
Capiteyn Polman, gequetst.
Lieutenant de Rael, gevangen.
Colonel Traites, gevangen of doot,
Lieutenaul iiruion, doot.
Capiteyp Uyttel, doot.
£a ajoutant à cette liste d'officiers, les soldats subalternes, des deQi e^tés, qui sont an nombre de près de 7,000, tant tnës snr le champ de bataille de Peene, que morts peu après, il sera permis de dire ici, avec If. i.-B. Deletombe, dans son poème sur BouTines :
c Et quand, après longtemps, le pieux laboureur
» Uemùra de son soc ce théâtre d*horreur,
» Ne trerablera-t-il pas, plein de terreurs secrètes,
» De retourner des os, de i)riser des squelettes,
» Et de voir, sous ses pieds, sous ceux de ses chevaux,
» S'eifroudrer le terrain et s'ouvrir des tombeaux?....
Ouil' il fallait un monument de souvenir, une tombe consacrée, pour les cendres éparses de tant de braves, tous victimes d'un noble devoir. Cest un abri que nous avons voulu sur la dépouille de ceux qui sont morts en combattant pour leur patrie; il y aura donc la un acte de la terre et un sourire du Ciel, selon la belle pensée de notre ami M. l*abbé Adolphe Bloeme.
« Là, tonte iiiinniié s'efface sous la pierre, » Le dernier souffle éteint la haine dans les cœurs» 9 Tout rentre dans la paix de la maison dernière, > Et le temps, des vaincus y mêle la poussière » A la poussière des vainqueurs! »
A. DB LAHAMIIfB.