‹ La bataille de Val-de-Cassel de 1677, ses préludes et ses suitesChapitre 4 sur 22 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Ainsi que nous TavioDs promis, lors de nos plus récentes publications sur le pays flamand de France, et sur Cassel en pariicnlier, nous nous sommes occupe^ des divers fails d aniios (]ui s'y sont passés. Nous nous sommes efforcé d'approfondir les détails de ceui d'un intérêt majeur, soît par leur célébrité, soit par les conséquences importantes, pour cette contrée, qui en ont été les suites.

Pour ce qui regarde le Val de Cassél, par exemple, entre tant de fails de guerre, trois grandes batailles s'y sont livrées, on le sait, sous trois Philippe de France. Elles méritaient, surtout, plus de recherches k cause de rintérèt qu'y attachent ceux a qui Tbistoire du pays natal est chère.

Pour énumérer ces batailles mémorables, disons qu'il y

a (1 abord celle de 1071, gagnée par Robert le Frison, fils cadet du comte Baudouin de Lille, sur son neveu te jeune Arnouldy qui venait d*hérUer de la Flandre (i)

et sa mère Richilde, aidés, tous deux, par le roi Philippe 1.''

La deuxième bataille est celle de gagnÀ; par

Philippe de Valois, au bas du mont Cassel, sur les sujets du comte de Flandre» Louis de Nevern, révoltés contre ce dernier. lÀ, tant- de braves Flamands périrent sans avoir reculé d'un pas (n). Ils se défeiulaieut conlre le despotisme, c'était leur droit. Nous possédons sur ce combat et ses suites des documents nouveaux et curieux qui auront leur tour de pnblicalion.

Enfin la bataille de 1677. eut aussi un long retentissement dans rhistoire. Cclle-lh, non moins sérieusCf a élé livrée, comme les au 1res, au bas de la montagne et non loin, de CasseL Philippe d'Orléans^ frère unique de Louis XIV, la gagna le H avril sur les Hollandais commandés par le prince d Orange, Guillaume de Nassau» ce stathouder y fut complètement battu. La victoire n'y fax pas contestée par les ennemis.

Nous commencerons cette fois, par donner le résultat de nos investigatious sur celte dernière. Elle a été Tune des

(i) Par cette victoire, Robe rt le Frison usurpa, il est vrai, le comté, mais de nombreuses illustrations issurent de sa maison : ce fut là la plus heureuse suite de ce fait d'armes.

(n) L'Empereur Napoléon 111 n'a pas dédaigné de parler avec quelques détails de cette bataille, dans ses œuvres. — T. IV - p. 32 — (18^6).

causes décisives^ personne ne 1 ignore, qui uni fait réiînir la Flandre la pins occideoule, à la France, Taniiée 8uivanle, en terlo du IraUé de paix de Nimègue. On sait que la ville de Saiut-Omcr fut rendue ià la irauce, peu de jours après cette victoire.

Un antre motif aussi, tout patriotique, nous guide aujourd liui dans celle publication spéciale, qui est l'accomplissement d^un nouveau devoir. Ce niollf» qui fera obtenir Tindulgence de nos lecteurs, nous allons l'énoucer en peu de mots.

Nous avons à cœur, plus que jamais, de donner suite Il nos anciens projets de provoquer réfection d'un monument commémuralil pour la bataille de 1077, dans la plaine de la Peenc. Nos démarches se sont faites déjà dans ce but et se font encore activement; nouë nous plaisons k croire que nous y réussirons avec le concours bienveillant des autorités cl des hommes d'élite du pays.

Lors du Congrès archéologique de France, siégeant II Diuikerque, en 1860, une de ses séances eut lieu k Cassel : Nous avions obtenu celte faveur de M. d& Gaumont (i). Notre ville antique la méritait ^ cause de sa célébrité bislorique, que nos eCTorls tendront sans cesse II faire ressortir.

Entre autres questions, il fut traité dans cette savante assemblée t de I érection de mouumeius destinés à perpétuer le souvenir des batailles remarquables, et qui serviraient è conserver les traces des emplacements où

(i) M. de Caunioiit, directeur de ce Congrès et de l'Institut des l^rovinces, institut crée par lui et illustré par ses travaux.

elles eurent posiiivement lieu (i). Ën cflei» la mémoire, sans cette louable mesure, pourrait parfois ne conserver que des doonées vagues sur les lieux véritables de certains combats. Nous savons tous que bien des théâtres de batailles à cause des traditions effacées on dénaturées, sont aujourd'hui k Tétat de conjectures.

Un membre du congrès, M. Jf. Cartier, dans un mémoire lu k cette séance, semble contester la nécessité

ou rà-propos de placer des monuments sur les champs de batailles, parce que, selon lui, il est bon de repousser toute manifestation tendant k perpétuer les sentiments d'antagonisme. Cet honorahle cou ti ère ajouta des détails de comparaison, d'après l'histoire, sur les batailles qui ont eu lieu dans la Flandre maritime, en disant aussi qu elles ont été gagnées tantôt par les Flamands, les Anglais ou les Espagnols, etc., et tantôt par les Français.

Nous fîmes remarquer, k notre tour, que la question dont il s'agissait avait pour but de demander non des monuments de victoire, mais de simples pierres de souvenir, puisque les vaincus' sont aussi braves, souvent, que les vainqueurs, et que la posléiité ne doit pus faire subir des humiliations parfois injustes, k la mémoire de guerriers valeureux, qui ont eu nn sort contraire.

Mous ajoutâmes qu'une colonne commémorât! ve servirait du moins k marquer dans ce pays, par exemple, Tem-

(i) Cette question, la [6^ du programme, était ainsi concl ue : • Ne convient-Il pas d'établir, sur chacun des champs de bac taille de hi Flandre maritime, un monument commémorât if, c une colonne, un cîppe, une pyramide? »

Oigitized by

placement princi[>al, déjà en partie oublié, dn champ de bataille de Peene au val de Cassel, de 1677, où tut aumi irersé le aaog de nombreux cbrétieos.

M. Baroffi (i) a Ikit observer, ensuitet qn*!! y a, au XIX. ° siècle, un monnmenl i^lus impérissable que le marbre : V Imprimerie. C'est à rbisloire seule, a-t-il dit, qu*il appartient de perpétuer le souvenir des batailles.

M. de Caumont, ayant pris la parole, déclara qu'il ne partageait pas Topinion des préopinants; selon luii les monuments, élevés sur place, ont un but particulier, celui d iudiquer le lieu même où ces événements s(> seul passés; or, cette détermination géographique absolue, ajouta noire très-honoré Président, n'est pas inutile, et la société française a toujours encouragé ce qu'on a t'ait dans ce but.

En Tannée 1862, la €ommi$»i<m hi$torique du Nord soccupa aussi de la question. A propos de son projet en voie d'exécution d*un monument commémoratif de la bataille de Bouvines (afin de perpétuer le souvenir du grand fait historique du 27 juillet 1214), nous eûmes l'honneur de lui proposer alors Térection d'un monument du même genre dans la plaine de la Peene, |K)ur la bataille qui y lut gagnée par Tarmée française au 17."* siècle.

Dans sa séance du 5 juin de cette même année, la Commission historique mit notre proposilion a Tordie du jour. Voici un extrait de son procès-verbal :

(i) M. Tabbé Barufti» professeur à rUnIversité royale de Turin.

« Après une discnssion h laquelle prennent part » MM. de Coussemaker, le comte de Melun, Ch. Vincent,

h De SmyUere^ la commission toul en félicitant » ce dernier de Tidée qn'Il a émise, pense qo'elle ne » peut prendre l'initiative d'un projet de monument » spécial près de Peene, et exprime Tavia qu'il convient » de se borner à émettre le vœn que dans chaque » localité où une bataille a eu lieu, le souvenir puisse » en être consacré d'nne manito quelconque (i). »

D'après ce qui précède, nous nous sommes regardé comme sufiisammeut investi de la mission de donner suite 11 nos premières démarches concernant ce projet d'un intérêt naiioiial, qui est en harmonie avec les vues

de progrès des autorités supérieures.

Stimulé par Tadministration départementale et par celle de Cassel et d'autres cantons de l'arroudissenient d'Uâzebrouck, surtout, stimulé par de nombreuses marques de sympathie Ûatteuse d*hommes éclairés et éminents qui ont donné en tout temps des preuves de sollicitude pour tout ce qui touche a Tillustration de notre beau pays, nous nous sommes mis li Tœuvre, nous avons mûrement médité sur les emplacements des trois batailles célèbres au val de Cassel.

Mais bientôt nous avons vu avec surprise et regret les erreurs dans lesquelles certains auteurs sont tombés,

(0 II est dit dans ce procès- verbal : La CammUsion ne uturaU trop encourager, d^aUkure, Ui mewbree à faire îoue leurs effartt pour (Menir dee adminiitraiUme muiimpates les moymu notaires de réaliier eetUpeneie patriotique.

— vu —

erreurs qui se sont perpétuées par clc:> liatiiiums sans preuves : Nous leoous k les sigoaier dès k présent.

Les résaltats de nos plus récentes nivesiigaiions sont qae les positions des champs de bataille susdits o'ont pas été exactemeot marquées sur les cartes; et dgos pouvons dire il est k supposer que les désignalions des emplacemeols des deux plus anciennes batailles soot enlîèremeni erronées, sur quelques plans.

Nous (levons avouer que lors de llO^ premiers uavaux historiques, il y a trente-^iuq aus, au moins (i), nous confiant excInsWement au dire d'aulruî, nous avons accepté comme vérités ces erreurs, recomuics aujoiird hui ; nous sommes heureux de pouvoir les rectiûer, autant que possible, en attendant encore d'antres éetaircÎBsemenIs sur certains points.

Nos observations sont les suivantes :

La bataille gagnée par Robert-le-Frison le 22 février 1071, est désignée sur les cartes géographiques et dans des écrits plus modernes, comme ayant en lieu au nordouest de Cassel vers Bavinchove, tandis que l'action principale s'est passée au sud-est de la montagne, à deux kilomètres k pen près de Ik (ii). Sur ces documents de

(i) Topographie hUîorique, phytiqite, statiiHqw et médieaiê éê la eille de Cauel et de tes environs. — 1828 — avec planches.

(il) On sait que Robert 1", dit le Frison (Frisius), décédé en 1093. h son château de \Vynendalf\ (l;in^ la West-FIandrc, eut son tombeau à Casscl. Son corps îiu d'abord dépos«'^ dans la chapelle des Sœurs-Augustinc'^^ de cette ville- puis, deux siècles plus tard, on 1281, ses cendres furent transportées de ce couvent dans la crypte de la collégiale de St.-Pierre, que le comte

diverses époques, on a pris pour lieu de ce combat rendroit, assez incertain encore, d'un engagement secondaire ou final, t*e&i ce qne nous tâcherons de prouver en publianl plus lard la relation de ce fait d'arm^ mémorable.

Nous pouvons cependant dire déjà que des chronologlsles anciens, tels que Térudil Dom Bouquet, et les auteurs cités par ce laborieux bénédictin, désignent avec vraisemblance ce champ de combat du XL* siècle proche le mont d'Ecou/le^ appelé auUelois Wouwenberg (i); auprès de la mantagnê de Wouche gui touche au moM Caêsel et qui est vulgairement nommée Womberg (a présent le mont des Récollets). L'historien de Guines et d'Ârdres, (ii) Tabbé Lambert, curé du lieu, dit aussi: Auprès â^une montaine joignant le Mont Casseh que l'on nomme au pays Wembert. Cui occurens cum omni exereitu suo cornes Rcbertm impetum fecit in iUam, juxta montem Wouke, Nous sommes snr les traces de ce champ de bataille jusqu'à présent trop vaguement désigné.

Notons que ce lieu est distant de près de quatre kilomètres de celui généralement désigné. On aura confondu deux actions dislinctes, et il y a, nous le pensons, k

avait fondée en novembre 107â, en souvenir pieux de sa

victoire de Casse!.

Les ossements du comte Robert y étaient gardés par les chanoines du chapitre, que ce prince avait aussi dotés, mais, Jors des troubles de la révolution française de 93, sa tombe remarquable fut profanée, et en ^^raiide partie détruite.

(i) Wouw, pluriel WouwenQi Berg^ mont: Mont des Vautours.

(n) Ce savant ouvrage a été revu par M. de Godefroy de Menit-Glaise, qui Ta édité.

iiréférer celle juxta CaêUium, in campo iti5 monté

Cassel, admise par les auteur» (jue nous venons de citer î celle à i orient d iiiver du mont.

Qaant ^ la bataille de I3tô, gagnëe le 23 août par le nouveau roi de France, Philippe de Valois, qui venait d'être sacré, elle est désignée sor la. plupart des cartes comiâe ajfaot eo lieu aussi ^ Pouest de CasseK tandis que tout porte à croire que ce combat sanglant se livra dans la plaine du côté nord de la montagne entre Hardifort et le ruisseau la Péene-becque, ^ deux kilomètres du mont Cassel (i). Ce (jui le prouve du reste assez, c'est que le Roi Philippe Vi, écrivant ^ l abbé de St.-Dertin (n), quatre jours k peine après sa victoire, date ses lettres de ses tentes d*Hardifort, sous CasseL On sait que l'intrépide flamand Zennekin, avec ses troupes divisées par bandes, vint de Cassel, vers trois heures et demie du soir, surprendre le roi de France dans son camp et voulut percer jusqu'k sa tente, en arrivant par des dé^ tours et des lieux couverts.

Le camp des Français tut, il est vrai, d abord près Pabbaye de Woestlne (ui), et Oairmaraisj k Touest de

(i) De Mezeray (T. 5, p. 509) dit aussi, à propos de la journée de lu ville de Casiet, de Montis Ca$telli : « Les Flamands • avaient posté, seize mille hommes sur une montagne prêt » Ca$td, Philippe 8*étalt campé dans un vallon au-^wtui » d* eux. >

(il) Lettres à cet abbé de St-Omer, du 27 août, par lesquelles ce Roi lui mande de recevoir le serment de ceux de Poperîn* ghue qui s'étaient soumis. (Archives du Nord).

(m) Le roi était entré en Flandres par TArtols et du côté é$ la FotM-Ifeuve.

Cassel (i) mais il avait élé transféré vers le nord^ peu de lenips avant le combat, non pas proche le village de Peene comme on Ta avancé, mais dans le voisinage de la Peene, ^ Tendroit où ce ruisseau, se dirigeant vers le nord-est, coule h près de trois kilomètres d'Hardifort^ Dans cette belle plaide le roi put s étendre sans obstacle (ii) :

Faisons observer que ce fut de ces mêmes lieux que Philippe de Valois expédia ses lettres. Sa propre lente était restée intacte^ nous en trouvons la preuve dans un passage de François Belleforest. Cet auteur distingué écrit :

« La bataille avait duré jusqu'k la nuit : le roi se » retira d'icelle au cler des torclies et ne voulut per- » mettre qu'homme mange&l ny bust sans remercier Dieu » qui les avait préservés, et fait chanter le Te Deum » devant sa lente (m). »

Ce n'est donc pas à Voueêî de Gassel et entre cette ville et Peene quHI faut marquer ce combat; il eut lieu vers Hardifort, au septentrion de la montagne, et non loin du champ de la petite bataille du 28 avril iT94, entre les Français républicains et les coalisés.

Qu'il me soit permis, k présent, de dire, par anlici' pation, quelques mots de la troisième bataille.

(i) Woestine ou Woesternesse^ sol/tudr, lien sauvage, inculte.

(il) Les Flamands avaient pris position en partie sur la montagne voisine, le mont d'Ecou/fe ou des Vautours (l'ancien Wouwenherg), comme lors de la bataille de 1071, cette position, on lésait, est à Fopposé du territoire indiqué par des auteurs» pour ce combat» et, certainement, Il n'aurait pas été rationnel de le ohoisir pour attaquer vers Toecident du val de Gassel.

(m) C'est en souvenir de ce fait d*armes qu'une statue équestre de ce roi fut placée à Notre-Dame de Paris ; nous tacherons de le prouver bientôt.

Digitizea by <jOO^it:

Par ce fait d'armes si remarquable, et qui n'est pas k deax siècles de nous, mêmes irerslons différentes dans la désignation du lieu du combat, qui cependant fut fort circoDserit. NéaDmoins, ces versions sont moins éloignées de la vérité, car la bataille an val de Gasset du XVii/ siècle a incouleslabiemeni été livrée U \ ouest de la montagne. Mais pourquoi vouloir la reculer, comme sur certaines cartes géographiques jusque vers Clairmaraû, qui est k près de deu3L iicucs de la moyenne Peene-beoqoe. Il ; a même des cartes récentes laites dans ce pays^ qui marquent ce lien de combat au-deik de la rive droite du ruisseau la Peene et vers le nord de Zuydpeene, k une demi-lieue plus loin que le cbamp réel. Les deux glaives on épées en sautoir, d^indication, sont bientôt mis sur une carte, mais avouons que cest tout de les bien placer selon d'authentiques écrits ou des relations contemporaines.

Ajoutous qu il y a une inexactitude même sur i um des médailles frappées en l'honneur du duc d'Orléans, victorieux dans cette action. Au revers de cette belle médaille de la grande collection, se voit le cliauip de bataille avec les deux armées en présence (i), mais on y a représenté, k tort, Guillaume d'Orange, ayant passé le deuxième ruisseau, la Lynche, tandis que ce prince n'arriva jamais jusque-lk; c'est vers le milieu de la plaine qu'il se tint lors de rengagement général, au centre du. terrain triangulaire et plan , entre les deux becques ou ruisseaux. C'est ik aussi qu'il fut cerné et pour ainsi

(i) Voir planche VI, Fig. 2, de cette relation historique.

Oigitized

dire compiètemeol batlu par Philippe de France et par m deux loarëebaQx le duc de Liixembouig et de Hamières, commamlant les ailes de rarmée française.

Le mol ruisseau employé par les uns et les autres, tantôt pour désigner la lyneJi» et tantôt pour la Peene, ou pour tous deux a la iois, jette du duulc dans les narrations^ par notre présent travail, nous avons tenu k rectîGer les faits d'une manière rigouieuse.

La bataille du val de Cassel, qui faille sujet principal de ce mémoire, est dite aussi bataille de Peene ou PiénM; cependant elle n'a pas été nommée ainsi à cause du village de Peene ou Noordpeene, mais bien parce que c'est au bord de la Pienne (peene), ruisseau on beeque, que ce fait d'armes glorieux pour la France s'est accompli. C'est au leniloire sud et ouest de Zuydpeene, limitrophe du susdit village, que le combat entre les Hollandais et les Français, s'est livré : nous allons le dinioniier avec preuves nombreuses. C'est donc Ik que le Mohumenl commémoratif du combat si décisif de 1677, serait k placer; ' e'est-4i-dire dans Pendroit le plus apparent de cette petite plaine, et h son angle nord, vers le confluent des deux ruisseaux susdits. Cet endroit est en vue de roules fréquentées et de la voie ferrée qui passe tout contre ce lenain en le dominant; nous désignons cet emplacement de choix sur une de nos planches, la â.*"*, accompagnant le présent travail.

Noos avons eu Thonneur de soumettre notre projet au congrès archéologique de . France, à sa session de Troves (Âube), en août de Pannée dernière. Cest ainsi

que iui fui soumis, il y a quelque leiu|>s, le projet pour un monameoi k Boulines qui vient d'éure mené k bonne fin, par la commission historique du Nord, grâces aussi à de généreux concours.

Nous avons eu le bonheur de voir que la sollicitude si éclairée de la société française, présidée par Thonorable M. de Caumont, a daigné nous y encourager par une sonserîption distinguée et par son appui : ellQ a secondé ainsi nos démarches patriotiques, entièrement conformes k ses vues élevées, comme vieuueul de le latr^ n trats du Nord et de nombreux compatriotes aimés k qui nous adressons, de même, rexpression de notre vive gratitude pour cette flatteuse approl)atiou.

Page 1