‹ La bataille littéraire (volume 4)Chapitre 30 sur 78 · RENÉ GHIL · texte numérisé non relu

RENÉ GHIL

Légendes de rèves et de sang. — 1887

Quant à M. René Ghil, c'est le révolté intransigeant; il est terrifié rien qu'à l'idée qu'il peut poser son pied sur un chemin foulé par d'autres et aime mieux se jeter dans les obscurités des bois que de marcher sur la route tracée. Je n'en veux pour preuve que cet extrait des : Légendes de rêves et de sang; yen copie le commencement en conservant la disposition typographique ;

Triomphe en signes vains aux pages du grimoire

Hors de ruines et leurs poussières l'essor S'envole vers les Mais de Vaisseaux pour moins d'or A riioure où les sommets et dômes du seul songe Ardent du déploiement d'un suprême mensonge

Que n'a dris pour le vêpre et l'usage l'essor.

A l'heure des soleils augustes que l'on plaigne, Un ignoré vallon de vierges s'est as>is Que n'endeuille, l'élu! la saison sans sursis.

Tristes les raisons d'ordre exigeraient du règne

Que des voix du zéphir ne déheurassent pas

Tel soir qui veut la gloire à ne vouloir de glas :

Mais avant des départs héroïques l'augure,

Tous leurs orgueils donnant, devront! les ventres dieux

Alentis en soleils de palus radieux

Très mûrement sourire en une emphase pure

A la rumeur de leur gestation, et du

Trismégisle sillon élargir Tangle indu.

Modulé par la peur et l'espoir qu'il énarre, L'orphelinage heureux de leur geste léger Au devant de l'Ami qui vient de l'étranger Eu deux néants sépare un végétal ignare : Mais la pudeur des mains signe le vêpre si Moite preuve de nue et de roses quasi, Qu'en un doute planant de regret des sonnailles Ouï sous la splendeur de Pinespoir des mois Des plumes suspendraient une époque d'émois.

A riieure des soleils augustes d'épousailles Un ignoré vallon de vierges s'est assis Que n'endeuille, l'élu! la saison sans sursis.

Voici quelques vers, mis en guise de préface, en tête de la brochure : Traité du verbe :

Et qui est, l'œuvre seule,

nature :

Attestant que ton nom de souffle, ô d'épouse à Laurer de tes mains d'infini mes songes, là Instamment est! perpétuel d'être mon souffle : Comme porteuse au plus futur d'heur et d'amour Et de sermetit, espère enfin l'œuvre d'espoir.

Citons une autre pièce extraite d'une brochure intitulée : Écrits pour l'art.

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