‹ La bataille littéraire (volume 4)Chapitre 31 sur 78 · IMPROMPTU POUR ORGUE ET FLUTES · texte numérisé non relu

IMPROMPTU POUR ORGUE ET FLUTES

A Stuart Merrill.

Trop longtemps évaguant en émois d'une mare Où nul espoir d'exil voguant un peu n'amarre Un seul espoir d'immense aller en le Moment, Sans éveil augurai à longs rais s'exhumant Un veuvage de grand Minuit de moi s'empare.

Viendras-tu la priée en pliant le genou !

Ouïe au pur désert qui palpite de lune, Et les doigs impollus longs en ramilles où Tel oiseau de sanglot ivre des heures ou Mortellement plaignant l'envolement de TUne Allume un souvenir de pierre rare et d'ors, Viendras-tu vei's la nuit qui pleure et n'a plus d'àmes Radieuse et réglant le vent d'ailes des rames

Et les deux nous irions sans mémoire dehors ; Dans la vanité d'eaux où sont les lis de lune.

Mais qui m'avèrent là que le songe me ment Voilà que les roseaux plangorcnt largement.

Et pour terminer, ces pages que je trouve à la fin du Traité duverhe :

L'opportunité de renier de trop puérils idées et d'énoncer intégrales ma pensée et ma volonté d'homme me somma de parler. Aussi, quelque soin de prendre date pour le prime salut, là-haut donné, à quelques viables vérités, xxvii

XXVII Alors qu'averti par moi d'une erreur liier, l'on a lu la primitive et intuitive version de ma Théoiie de l'Instrumentation parlée, il s'agit de ne laisser l'erreur, de l'expliquer et de la prouver seule : et pour ce, résumer en quelques lignes les géniales découvertes de Helmholtz, c'est assez.

Tout instrument de musique a ses harmoniques propres : d'où son timbre, et les voyelles se doivent désormais assimiler aux INSTRUMENTS : l'instrumeut de la voix humaine est une anche à note variable complétée d'un résonnatcur à résonnaace variable- Or les vo\'ELLES sont données

OU par le son fondamental très marqué et l'tiar-

moniiiue : trois, assez marqué.

Id. et les harmoniques : deux, très marque —

TROIS et QUATRE,

peu.

A Id. Id. : DEUX, peu marqué —

TROIS , marqué — QUATRE, peu.

E Id. peu marqué et les

liarmoniques : deux, peu marqué — trois, très peu — QUATRE, tr. marqué — CINQ, peu.

les liarmoniques élevés : dont le cinquième très marqué.

Pour EU, U, È, É, I, le résonnateur, qui sont le palais, les

Maintenant, ce étant dit que l'un devait ouir, muette et sourde à l'entourage mondain ma simplesse rentre pour n'en plus sortir en son Travail et son silence : cet espoir vague espéré, qui vers des certitudes s'élargit quand se solennise de harpes blanches le lent étoilement du grand ciel ténèbre.

Certainement le lecteur trouvera un peu mystérieuses les lignes qui précèdent, mais j'ai cru devoir

lèvres, les dents, etc., a deux vibrations propres ; et l'une est exlrêmenient aiguë à U, È, K et I.

Avérées aussi par le remarquable ouvrage de G. H. de Meyer (les organes de la parole), pareilles données me rendaient aisé désormais un sûr relevé des principaux Timbres vocaux : et, par ordre croissant d'harmoniques, les voici :

OU I 0 1 A I EU I U E, È, É I I M, N, GN (e)

Mais, du rappel de mes diphthongues, élargissons :

OU, lOU, OUI I 0, 10, 01 I A I EU, lEU, EUI | U, lU, UI

E, È, É I I, lE, lÈ, lÉ

M, N, GN (e)

Mais, du rappel de mes consonnes (spirantes, stridulentes, vibrantes et explosives), qui à mes Timbres seloQ des vueg dénoncées tout à l'heure se marient, élargissons :

OU, lOU, OUI

EU,IEU,EUI

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