I. Lettre du 29 décembre. Imprimée dans Le Grand Journal
du S février 1863. (A propos de l'édition Dentu des Nuits de Rome.)
Félix, et celui-ci n'a pas oublié l'active sympathie que lui témoignait alors l'auteur des Études françaises. Le 1S septembre 1866 :
Excellent poète et ami, c'est votre lettre qui est pleine de cœur et de charmantes choses : mon feuilleton l'a provoquée et me l'a value. Je remercie donc mon feuilleton. Un de ses mérites, s'il en a, son principal mérite sera d'avoir eu votre approhation. Comme vous le dites, mon souvenir vous suit à travers le temps et l'espace et je suis resté près de vous, toujours. Comment ouhlier votre amitié si indulgente, votre esprit si hrillant et cette douce affection que vous avez témoignée aux miens en tout temps. Ma femme et mon fils vous remercient avec moi; ils parlent de vous souvent. Les jours de Versailles leur sont aussi précieux que les jouis passés en Languedoc, quand nous avions notre maison et notre famille.
Trois mois plus tard, le 12 décembre :
Cher el excellent poète, mes Chevalières1 ont de l'esprit, puisqu'elles ont commencé leur tour de France en allant droit à Versailles frapper à votre porte, avant de frapper à la mienne. C'est par vous, cher ami, que j'ai appris la puhlication de mon feuilleton dans le Constitutionnel.
J'avais livré mon manuscrit à P. Limayrae, il y a six semaines; je n'y pensais plus. Crac, voilà une colombe des bois de Versailles qui m'apporte un message signé É. Deschamps. Les bonnes nouvelles me sont bien souvent venues de lui. Il y a plus île trente ans de cela, il m'annonçait la publication d'une Juana de moi dans le Journal <les jeunes personnes. Il protégeait ce premier roman de l'autorité de son nom et de toute la grâce de sa muse : sa muse et son nom me protègent encore; voilà le beau cùté de mon succès, si les Chevalières ont du succès.