décembre
ri. 1er avril 1819. — Cf. Racine et Shakespeare. G. 11 décembre 1818.
l.r.s ORIGINES Di" DÉBAT. 21
turbulent et coloré et la tragédie régulière, la démarcation est nette. Ici, on sait exactement pourquoi l'on se bal cl c'est pour cela que la polémique portera surtout sur le théâtre; c'est aussi parce que les batailles du théâtre sont autrement enivrantes que les querelles de plume, et font un autre fracas.
II. Bevle restera sur le terrain qu'il a choisi. Sa définition trouvée, il a fait lui-même ce qu'il reproche à ses adversaires : il a « fermé la porte aux idées nouvelles ' ». Sans répit, il bataille contre les Dc'hals, contre le Constitutionnel, contre le Miroir, contre l'Académie2; il crible d'épigrammes Féletz, Duviquet ou Villemain; il prend contre Jouy et contre le public la défense des comédiens anglais de la troupe Penley3; il riposte à l'impertinent manifeste d'Auger, et sa réponse est un des plus jolis morceaux qu'ait inspirés la bataille romantique \ Mais, en somme, une seule chose l'intéresse : et ce n'est même pas l'opposition du drame shakespearien et de la tragédie racinienne, c'est la question de la tragédie en prose.
Il ne croit pas que le romantisme puisse soulever un autre problème. Quand il s'agit de poésie, il affecte un ton détaché, ou méprisant : « Nous avons