‹ La bataille romantique (volume 2)Chapitre 13 sur 146 · Tableau de la Littérature française au XVIIIe s · texte numérisé non relu

Tableau de la Littérature française au XVIIIe s

statue à la moderne, vêtue à la moderne, c'est-àdire une statue romantique sérail ridicule d'aspect1.

Mais, en musique, en revanche, « nous avons la bonne habitude de n'applaudir que ce qui nous l'ail plaisir», le principe retrouve tonte sa l'on

Une œuvre est ainsi romantique à peu de frais. 11 verra pins tard dans l.i comédie de Scribe, admirablement appropriée au public <pii l'écoute, nu théâtre Vraiment romantique3; il aimera l'auteur des Deux Gtndreê pour les mômes raisons qui lui l'ont aimer Shakespeare*. Pour le moment, passionné de musique italienne, il découvre du romanlicismc dans le lilirello d'un opéra hnlTa. à condition qufl « ce libretto ne soit pas une traduction du français, mais \mc chose vraiment italienne, adaptée à nos mœurs6 ».

Dés lors, il n'est pas liés logique peut-être d'écrire que le romantisme se ramène à « cette question : voulons-nous la tragédie à la Xiphares ou la tragédie à la Richard III6 », car. à la vérité, nous ne devrions plus vouloir ni l'une ni l'autre. Mais l'admiration de Shakespeare est un point de dogme, le seul sur lequel on soit d'accord. En poésie, les distinctions sont malaisées : en quoi Lamartine n'est pas un chef d'école, dans le même sens que l'abbé Delille, c'est ce que l'on verra assez tard, et avec peine. Au contraire, entre le drame

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