‹ La bataille romantique (volume 2)Chapitre 16 sur 146 · er janvier · texte numérisé non relu

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laquelle les journaux catholiques et royalistes auraient été romantiques, les journaux des philosophes et des libéraux, classiques '. La distribution »lrs partis est loin d'être aussi nette. Mais il est excessif de nier qu'il existe aucune correspondance entre les groupements politiques et littéraires.

En ces matières aussi, les journaux prennent parti. Si Ton a quelque peine à s'y reconnaître, c'est que, pendant près dune dizaine d'années encore, on ne pourra considérer l'armée romantique comme une armée véritable, disciplinée. Il y a plusieurs espèces, — deux espèces, au moins, de romantismes, très distinctes et d'aspirations différentes, contradictoires souvent. D'une part, le romantisme monarchiste et chrétien, le romantisme des poètes. De l'autre, le romantisme à tendances libérales, romantisme des prosateurs, semi-classique, formé à l'école du xvnT siècle et de Mme de Staël, soucieux surtout d'indépendance, de vérité et de clarté. Etienne Delécluze nous a gardé le souvenir de ces réunions du dimanche inaugurées chez lui en 1 S 1 9 et continuées jusqu'à la révolution de 1830-, réunions où se retrouvent auprès d'H. Beyle, grand fournisseur d'idées et de paradoxes, Charles de Hémusat, Courier, Stapfer, Vitet, Dittmer, Cave, Duvergierde Hauranne, où Mérimée donne lecture de son Cromwell, où quelques classiques sont admis, où les poètes, en revanche, sont tenus en médiocre estime, et qui, en somme, sont aussi loin des

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