Mélanges de Littérature et île Critique, I. I, p
2. Lord Ruthwen parait en lévrier 1820 (Paris, Lad vocal); eu
juillet, une deuxième édition augmentée de notes sur le vampirisme. — Dans le courant de In uièirie année : le Vampire mélodrame de MM*** [Carmouche, de Joulï*roy cl .Nodier], suivi de >es parodies : les Trois Vampires de Brazier, Gabriel et Armand; le Vampire de P. de La Fosse; Cadet Buteux au Vampire; Jacques Fignolet sortant de la représentation du Vampire par M. A. R.« Encore un Vampire ou Fanfan la Tulipe sortant de la Porle-Saint-.)fartin par Emile B.-L.; — le Vampire de Scribe;
— les Etrennes d"un Vampire, manuscrit trouvé au cimetière du père Lachaise; — Demoniana ou nouveau choix d'aventures surprenantes, de nouvelles prodigieuses , d'aventures bizarres sur les revenants, les spectres, les fantômes... par Mine Gabrielle de P. ; — les Fantômes nocturnes ou les terreurs des coupables, théâtre de forfaits offrant... des visions infernales ; — Histoire des Vampires et des Spectres malfaisants, avec un examen du vampirisme; — une nouvelle traduction du Vampire anglais par A.-E. de Chastopalli, etc.
familiarisés avec des émotions auxquelles les morlels vulgaires ne sauraient résister. Les secrets des tombeaux leur sont connus et c'est en interrogeant le trépas qu'ils se sont bien persuadés qu'après bien digérer, ce qu'il y a de plus positif, c'est l'infini, qu'ils définissent1. »
Au reste, ces moqueries ne peuvent qu'exciter l'attention du public. L'auteur de Han d'Islande n'est pas fâché que l'on atteste l'originalité de son livre; il va au-devant des railleurs. Très flatté qu'on « veuille bien lui accorder des cheveux rouges, une barbe crépue et des yeux hagards », il proteste seulement « qu'il ne pousse pas enqore la férocité jusqu'à dévorer les petits enfants vivants 2 ». Deux ans plus tard, dans son poème burlesque des Classiques vengés, H. de Latouche encourage les ennemis de l'école à reprendre leur développement favori :
Dites que si. le >oir, sous des porches gothiques, L'Angélus réunit deux ailleurs romantiques, Le plus naïf des deux dit à l'autre innocent : « .Monsieur a-t-il goûté l'eau des mers ri le sang? A-l-il pendu son frère? et lorsque la victime Rugissait palpitante au-dessus d*un abîme, A-t-il, tranchant le nœud qui l'étreint sans retour, Vu la corde fouetter au plafond de la tour?... ».
Annoncée dans le Journal de la Librairie du 23 avril 1825 et réimprimée en août 3, la satire
1. La Pandore du II mars 1824. Coinp. Léon Thiesse dans le Mercure. t. 1, p. 171.