Article de la Hase française (t. IL lévrier 1824) sur 1rs
A côU'' de ces méridionaux; »vl sur le même plan, un Normand : Ancelot. Celui-ci* encore, s'étonnera plus tard des progrès de l'école et refusera de la suivre. Dégoûté assez vite de l'art pur1, mélancolique réduit à de médiocres besognes, il regrettera le temps où triomphaient les timides audaces de Louis XI el de Fiesque, où une pension royale récompensai! sa fidélité aux Beursde lys* Il ne sera plus que le mari de Mme Ancelot et le père de Louise Kdniée-.... Pour l'instant, il est encore dans la fraîcheur de ses premières illusions. Son article sur Vign\ en a fait un des patrons de l'école nouvelle3; la Muse française publie le premier chant de son poème de Marie de Brabant1.
Stendhal esl le seul peut-être à comprendre (pie cette poésie n'est que la poésie du passé : « M. Ancejol fail avec succès le vers emphatique cl magnifique que Racine a introduit sur la scène française et que Voltaire a encore exagéré. Tout ce qu'écrit M. Ancelot paraît imité, quant au style, de la tragédie de Mahomet de Voltaire'1.... » Mais le jugement de Stendhal importe-t-il, quand il s'agit de poésie? Les jeunes poètes sont trop heureux de
Poèmes et Chants élégiaques de Guiraod. Comp., en 1861, la pré-
face des Essais dramatiques de Gaspard de Pons, p. 1<S.
1. Préface des Familières. Voir, sur Ancelot, I!. de Toreinx (B. Ronteix), Histoire du romantisme en France, Paris, Dureuil, 1820; la notice de Sainlino dans l'édition des Œuvres complètes, Paris, Delloye, Lecou, 1838.