‹ La bataille romantique (volume 2)Chapitre 55 sur 146 · E. Dupuy, la Jetjnesse des romantiques, p · texte numérisé non relu

E. Dupuy, la Jetjnesse des romantiques, p

o. Quelques poètes à mon foyer, dans les Prismes poétiques, Paris. Allardin, 1838, in-8°.

Les plus grands, désormais, suivent leurs routes, distinctes; les autres sont les vaincus. Fidèles à leur idéal vieilli, il en est qui ne se consolèrent pas de ce qui leur semblait une désertion. En 1861, Gaspard de Pons n'a pas plus pardonné à son ancien camarade Vigny de s'être « rapetissé pour taire des drames en prose ' », qu'il ne pardonne à Hugo son évolution : « Je demande pardon à mon ci-devant cher et toujours grand Victor.... Ne faisant que débuter dans la carrière dramatique, cet homme qui, comme je l'ai raconté ou le raconterai ailleurs, avait projeté dans sa jeunesse de faire un jour des tragédies (oui, des tragédies, parbleu, je l'ai entendu de sa propre bouche), ne s'était pas encore abandonné à ses instincts révolutionnaires en littérature, ainsi que ces mômes instincts en politique ne prirent pas tout à coup naissance dans son esprit. Qu'il ne prétende môme pas qu'il était bien jeune alors, qu'il a ensuite progressé (en littérature, du moins), car c'était alors qu'il écrivait son ode de la Vendée, et, dans un ordre d'idées tout différent, celle de la Fille d'O-Taïti, si je ne me trompe, deux chefs-d'œuvre que, par la suite, il ne semble pas qu'il ait guère surpassés; au moins suis-je bien sûr que, s'il l'a fait, ce n'est ni dans les Voix intérieures (ou inférieures), ni dans les Chants du crépuscule (ou du corpuscule, ou de Vopu&cule), comme on disait alors -.... » Plaisanteries assez médiocres. Il y a plus de mélancolie vraie et de dignité dans les regrets de Saint-Valry à la même

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