‹ La bataille romantique (volume 2)Chapitre 73 sur 146 · I. Préface de la Mort de Henri III, datée du 12 mai 182'J · texte numérisé non relu

I. Préface de la Mort de Henri III, datée du 12 mai 182'J

romantisme aurait un théâtre; et ce théâtre, il le

devrait à Bon Côté faible, à son humanité tant soit peu sublunaire, fabriquée de faux et de sublime, à celte humanité de convention qui s'accorde merveilleusement avec la convention du théâtre. Mais, les qualités d'une humanité véritablement vraie, le théâtre les repousse par sa nature, par son factice, par son mensonge. » Et cinq ans plus tard : « Moi qui ne crois pas au théâtre naturaliste, au transbordement, dans le temple de carton de la convention, des faits, des événements, des situations de la vraie vie humaine 1.... »

Sur la scène, la convention est maîtresse, non pas au nom de principes esthétiques qu'il serait permis de combattre, mais en vertu des conditions matérielles du théâtre. Il n'y a rien à faire à cela. Vouloir interdire au dramaturge tous les moyens. précisément, qui assurent son action sur le public, c'est soutenir un paradoxe. Mais il est des paradoxes utiles, — plus utiles que des vérités. En affichant ce mépris intransigeant du métier, les disciples de Stendhal ont enseigné au moins que le métier et l'art sont choses différentes. Avec leurs reconstitutions minutieuses, ils n'ont pas dévoilé seulement une admirable matière; ils ont montré quelle puissance peuvent prendre les fictions dramatiques, en se déroulant sur un fond de vérité. Si le théâtre nouveau se manifeste, dès ses débuts, tout vibrant de jeunesse et (le vie. il doit une bonne pari <l<- son originalité à ces tentatives que son succès \ a condamner à l'oubli. L'auteur de Henri III

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