G. Sand, Hisloire de ma vie, t. X, p
2, Lettre inédite de 1838.
fallait finir une livraison. Je me suis donc mis à travailler de toute ma force, et j'espère arriver pour cette époque. Si J'arrive, j'aurai fait environ quatre feuilles ou 64 colonnes de l'Encyclopédie” en moins d’un mois; ce ne sera pas mal n'est-ce pas? Je fais tant d'efforts pour cela, et par un temps détestable, de la pluie, un ciel noir et de continuels orages, que j'en ai un peu mal à la tête : Z am embroiled, vous savez. Mais j'ai tant de désir de respirer l'air des montagnes avec Jean, j'ai tant de foi que ce voyage lui sera doux et salutaire et j'ai moi-même si grand besoin de me promener un peu que je me crèverai s’il le faut pour arriver au but. La nouvelle livraison paraîtrait donc vers le 15. Elle ne renfermera pas beaucoup d'articles, mais des articles assez capitaux, Cuvier de Jean, la fin d’Écleclisme où je passe en revue les principales questions de la philosophie, Éconoinie politique de Jules, votre article Écosse que j'ai lu et qui m'a paru excellent, Écriture de Pauthier, article véritablement savant et plein de faits curieux et importants; voilà tout, je crois, ou à peu près. Ces longs articles qui viennent là vers la fin du quatrième volume, c’est-à-dire au milieu de l’ouvrage serviront à lui donner plus de corps. Mon article Éclectisme est long d'une manière en apparence déraisonnable; il ferait 400 pages in-8°, je crois. Mais c'est égal, j'en suis content; c'est un résumé. Nous attaquons et nous posons. Ce n’est pas seulement de la critique. Je crois que peu d'ouvrages dogmatiques seraient plus propres à édifier un homme qui voudrait s’instruire des questions vitales de la philosophie. Au reste, ce qui en a paru (environ 6o colonnes) a fait, à ce que je puis croire d’après le peu de monde que je vois, un fort bon effet. On me dit qu'on l'a beaucoup lu à l'École normale. Joguet, Petetin en sont contents. Madame Sand m'en a