‹ La beauté de l'âme chrétienne, religieuse, sacerdotaleChapitre 4 sur 95 · XIV NOTIONS PRELIMINAIRES · texte numérisé non relu

XIV NOTIONS PRELIMINAIRES

Le sublime est, dans la nature, le suprême degré du grandiose et du gigantesque. Il éveille un sentiment d'admiration écrasante : on dirait Vhorreur substituée à la beauté ! Ainsi une vaste forêt en proie aux flammes, secouée par les vents qui chassent fumée et étincelles, offre un spectacle sublime. Tel aussi le cyclone dévastateur, quand le ciel verse ses torrents sur les collines et les plaines, éclairées par les incessants méandres des décharges électriques . . . Tel le spectacle du Titanic qui sombre insensiblement ou du Lusitania qui s'engloutit avec ses victimes en pleurs !.. Dans l'art, le sublime suscite la pitié, l'admiration, la terreur, mais se contient dans les limites du beau le plus élevé. Ainsi le portrait en pied de Marie- Antoinette, entourée des bourreaux, marchant fièrement à l'échafaud, est beau et sublime. . . Mais nul tableau n'égale celui de la Mère des Sept- Douleurs, debout au pied de la croix de Jésus expirant ! . . .

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