‹ La beauté de l'âme chrétienne, religieuse, sacerdotaleChapitre 68 sur 95 · I. — La beauté du sacerdoce catholique est · texte numérisé non relu

I. — La beauté du sacerdoce catholique est

dans sa consécration surnaturelle, qui imprime dans l'âme un caractère ineffaçable.

Ce sacrement enrôle le prêtre, plus que le reste des hommes, au service du Seigneur. Rien ne l'égale en dignité, ni le sacre des rois et des empereurs, ni la première charge des plus hautes magistratures, ni les titres décernés aux héros et aux conquérants.

Ce sacrement confère au prêtre le droit et le pouvoir de traiter et de manier les choses saintes, de toucher Dieu, après l'avoir créé ou produit ùur l'autel, de le distribuer aux âmes.

Ce sacrement communique au prêtre les pouvoirs d'un juge, les lumières d'un docteur, la science d'un médecin, les entrailles d'un père. Il lui donne la faculté de prêcher les mystères du dogme, les principes de la morale individuelle, domestique, sociale.

Ce sacrement lui met en main les bénédictions qui tombent sur les enfants, les malades et les infirmes, sur les objets dédiés au culte, sur les choses qui servent à l'utilité générale ou aux avantages personnels : eau et feu, plantes et animaux, industries et métiers . . .

II. — La beauté du sacerdoce catholique provient de la ressemblance du prêtre avec Jésus- Christ.

Comme Jésus, il est la ** lumière du monde " (Matt. 5, 14), par l'enseignement des vérités chrétiennes, en chaire, aux catéchismes, au saint tribunal, au chevet de i malades, au moyen du bon livre et du bon

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journal. . . Il enseigne plus encore par Texemple que par la parole.

Comme Jésus, il est ** le sel de la terre " (Matt. 5, 13), car il préserve les âmes de la contagion du mal sous toutes ses formes, de la contamination du monde, de ses fausses maximes, de ses œuvres de mort, de ses perpétuels scandales, de ses pernicieux spectacles et divertissements impudents, de ses exemples corrupteurs, de ses railleries obscènes et de ses haineuses percécutions.

Comme Jésus, il est " V adversaire de Satan " (Luc 22, 21), de ses hideuses suggestions, de ses tentations diurnes et nocturnes, de ses obsessions d'orgueil et de rage, de ses férocités inassouvies contre les âmes les plus belles et les plus sujettes à tomber dans ses pièges, enfin de ses persécutions et de ses infernales possessions. Le Bienheureux curé d'Ars a su tenir tête à toutes ses furieuses tentatives, *' par le jeûne et la prière." (Marc 3, 28.)

Comme Jésus, il est " Vhomme de Dieu '* (4 Rois, 1, 10) et aussi Vhomme des âmes, le '* médiateur de Dieu et des hommes " (1 Tim. 2, 5). Les Apôtres, et leurs continuateurs aussi bien, ne sont-ils pas appelés dans rÉvangile les frères, les amis, les petits-enfants de Jésus ? (Jean 13, 33.)

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