IV. — La beauté du sacerdoce catholique
résulte de Vhistoire de vingt siècles : pa^sé de gloire pour Dieu et pour son Église, passé de sainteté et d'oeuvres pour les évêques et les prêtres, passé de sanctification et de salut pour des millions d'âmes.
De sa nature, l'épiscopat est la plénitude du saceidoce : il place l'âme dans l'état de perfection acquise, que tant de saints évêques ont admirablement exercée.
De sa nature, le sacerdoce est un état plus pa^fai^ que la vie religieuse. Il appelle une perfection très élevée pour remplir dignement les pluo augustes fonctions . . .
LA BEAUTÉ DE l'ÉGLISE 267
C'est le témoignage incomparable que leur apportent les annales de l'Église, qui a placé sur les autels les Pontifes et les Confesseurs.
Bien que composée, même dans se» chefa, de volontés libres et généreuses, TÊglise, en raison de la déchéance originelle, a sans doute connu et connaîtra dans la .>uite les défections et les abus,les scandales même retentissants. Mais, en sa qualité de gardienne des moyens de relèvement et de sanctification, de perfectionnement et de sainteté, elle a transmis et transmettra, jusqu'à la fin des temps, toute la vérité et toutes les grâces.
Ce contraste apparent n'est pas de nature à troubler l'esprit éclairé et averti, qui discerne avec admiration, dans la splendide histoire du sacerdoce, la cité de Dieu de la cité du mal : il y a bien, dans chaque âme humaine, la dualité des mauvais penchants et des efforts vertueux.
Qu'elle est belle et radieuse la phalange des évêques et des prêtres, à travers les espaces et les âges ! Belle des rayons de la sainteté, de la gloire des docteurs, de l'auréole des martyrs, du nimbe des confesseurs !
Canonisés ou inconnu», ces sauveurs d'âmes, se sauvant eux-mêmes dans le cloître, dans les paroisses, dans les missions étrangères, ont entraîné dans leur cortège des millions de prédestinés et d'élus de la gloire ! . . .