‹ La beauté de la femmeChapitre 19 sur 50 · APPRECIATION DU CORFS CONSIDERE DANS SON ENSEMBLE · texte numérisé non relu

APPRECIATION DU CORFS CONSIDERE DANS SON ENSEMBLE

hanches 4 centimètres, à la taille 16 centimètres de moins qu’aux épaules.

Si l’on désire prendre d’autres mesures, on pourra se servir,

Fig. 34. — Figure masculine normale, Fig. 35. — Figure féminine normale, d’après Mcrkel. d’après Merkel (cf. lig. 8).

soit de la division de Richer en longueurs de têtes, soit de la méthode de Fritsch ou de Lancer.

Mais les mesures données plus haut sont suffisantes pour juger des proportions en général. En outre, les mesures de la largeur

nous ont déjà permis de déterminer un des caractères sexuels secondaires les plus importants, la constitution féminine du tronc.

Les caractères sexuels secondaires sont faciles à reconnaître sur les figures 34, 35, 36 et 3^7 1 , qui représentent la stature normale de l’homme et de la femme d’après Merkel.

Voici quelles sont les mesures du tronc pour les figures normales de Merkel :

Homme

Femme

Hauteur du corps

Largeur des épaules . ....

Largeur de la taille

Largeur des hanches

Abstraction faite de la grandeur absolue de ces mesures, un fait est particulièrement important, c’est que la différence entre la largeur des hanches et celle des épaules est de i4°m,5 chez l’homme, et de 3 centimètres seulement chez la femme. L’ampleur des hanches par rapport aux épaules est le plus remarquable des caractères sexuels secondaires de la femme.

Ces figures montrent encore la constitution plus délicate du squelette chez la femme, la largeur plus grande du bassin, la transformation du buste par suite du développement des glandes mammaires, enfin les formes plus arrondies.

Les figures 38 et 39 sont des reproductions d’après nature d’un homme et d’une femme de proportions tout à fait normales. La comparaison de ces deux corps vigoureusement développés montre bien les différences de conformation des deux sexes.

Bien que la musculature soit particulièrement puissante chez la femme (fig. 38), tandis que les formes de l’homme (fig. 39) sont atténuées par une légère couche de graisse, les lignes du corps féminin sont cependant infiniment plus molles, et la prépondérance des hanches chez la femme, de la poitrine chez l’homme saute aux yeux.

1 Fr. Merkel, Handbuch der topographischen Anatomie. Vie weg', 1896, vol. II, p. 182 et 256. L’auteur et l’éditeur nous ont aimablement autorisés à reproduire ces remarquables figures. Le rapport de cette reproduction à l’original est i3S : rü5. Les origi" naux sont à 1/10 de la grandeur naturelle.

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