APPRECIATION DU CORPS CONSIDERE DANS SON ENSEMREE
Il était communément admis, jusqu’à présent, que la région lombaire de la colonne vertébrale était plus longue chez la femme que chez l’homme. Merkel a démontré qu’il en est ainsi lorsqu’on
Fig. 36. — Figure masculine normale, vue de dos, d’après Merkel.
Fig. 37. — F igure féminine normale vue de dos, d’après Merkel.
mesure la partie antérieure des vertèbres lombaires, mais qu’on arrive à la conclusion contraire en comparant les parties postérieures des vertèbres, qui sont plus longues chez l’homme. Il en résulte que la colonne vertébrale de la femme est, dans la région
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lombaire, plus incurvée que celle de l’homme, et ce lait concorde
avec l’inclinaison plus forte du bassin chez la femme.
En ce qui concerne la forme extérieure du corps, cette observation nous fournit un autre caractère sexuel : chez la femme les reins sont plus creusés, et la ligne du dos, vue de profil, forme une courbe plus prononcée que chez l’homme.
Cette différence apparaît nettement sur la figure 4°.
Ap rès s’être ainsi renseigné sur les proportions et le caractère sexuel en général, il faut ensuite juger le développement symétrique du corps.
On peut le faire en étudiant celui-ci de face, dans la position décrite plus haut. Mais il vaut mieux faire étendre le sujet sur le dos, se placer derrière sa tète et
Fig. 38. — Figure féminine normale.
de là comparer en raccourci la moitié droite et la moitié gauche du corps. Lorsqu on procède ainsi, les irrégularités ressortent beaucoup plus nettement.