TAI! LEAU DE LA CONFORMATION NORMALE DU CORDS
dernière figure représente est également reproduite à la ligure 8 1 , en profil perdu.
La jeune Javanaise de la figure 27 11e répond pas, malgré les excellentes proportions de toutes les autres parties de son corps, à nos exigences. Conformément au type de sa race, elle a la tète relativement trop grosse, et les traits du visage manquent de finesse.
On s’apercevra, en comparant nos deux tableaux, que plusieurs défauts ou qualités se trouvent à la fois dans l’un et dans l’autre. Les mêmes défauts peuvent provenir de causes différentes, comme différentes maladies peuvent se manifester par les mêmes signes extérieurs : c’est seulement en rapprochant les divers symptômes et après un examen minutieux et une patiente réflexion que le médecin arrive à se faire une idée exacte de la maladie et de ses complications.
BEAUTE DE LA COULEUR
Jusqu’ici, nous nous sommes occupés uniquement de la forme du corps féminin. Mais il existe encore un autre facteur important de la beauté féminine dont nous devons tenir compte : c’est la couleur. Nous avons donc à nous demander, ici encore, s’il est possible d’établir notre jugement de la beauté sur certaines lois.
L’impureté du teint! quelle cause de chagrins et de soucis, de larmes et de nuits sans sommeil pour bien des jeunes filles, pour bien des femmes aux approches de la vieillesse! L’impureté du teint! que de produits variés, souvent même dangereux, ont été inventés pour la corrige/1, que de gens se sont enrichis grâce à la crédulité de leurs victimes !
En effet, aux yeux du vulgaire, le teint joue le premier rôle. De même qu’un joli visage empêche de voir les défauts du reste du corps, de même la beauté du teint fait facilement oublier ou excuser l’incorrection des formes. Une jeune fille aux yeux pleins de feu, au teint de lis et de roses, peut avoir la bouche grande, les lèvres épaisses, le nez camus, les yeux en vrille, elle plaira néanmoins; telle autre, au contraire, dont les formes sont classiques, ne trouvera point grâce pour les taches de sa peau.
Ce jugement général s’explique par la remarque que nous avons déjà faite au début de cette étude : la plupart des hommes sont peu exercés à juger des formes, tandis que la couleur s’impose partout d’elle-même à l’attention; ainsi, parmi les comparaisons qu’on emploie à propos du corps humain, celles qui se rapportent à la
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couleur sont-elles beaucoup plus nombreuses que celles qui se rapportent à la forme.
L’œil, par exemple, est comparé, pour sa forme, à l’amande, à la feuille de myrte, ou encore à une pierre précieuse; pour sa couleur, on le compare aux yeux des animaux, du chevreuil, de la gazelle, du chat, du chien, de la colombe et, d’une manière moins flatteuse, à l’œil du veau, du porc ou de l’aiglefin; on le compare, en outre, à des fleurs, comme le myosotis, le lotus, aux étoiles, au charbon, h la nuit, au velours et à bien d’autres choses encore.
Ces expressions du langage reflètent la manière générale de sentir et de penser.
Est-il donc possible, en ce qui concerne la couleur du corps féminin, d’établir certaines règles qui permettent d’arriver à une appréciation objective? Faisons ressortir tout d’abord que les moyens dont nous disposons pour déterminer scientifiquement la couleur sont beaucoup plus restreints que lorsqu’il s’agit de la forme. Pour celle-ci, nous pouvons nous servir, non seulement de l’œil, mais aussi du toucher, de la mensuration, des reproductions exactes par la photographie.
Ici, tous ces auxiliaires, sauf l’œil, nous font défaut, et, à côté des procédés empiriques, nous ne pourrons avoir recours qu’aux lois de l’optique.
Nous n’avons pas à faire ici un exposé systématique des lois d’après lesquelles le monde extérieur et ses couleurs variées se réfléchissent dans l’œil humain; nous devrons aussi supposer connues les lois de la réfraction, du contraste des couleurs et des couleurs complémentaires.
Je recommande aux lecteurs qui s’intéresseraient à la question, sans parler des ouvrages spéciaux bien connus, la courte étude agréablement écrite, et à la portée de tous, qui sert d’introduction au livre de Severin Schröder : L' harmonie des couleurs dans la toilette féminine1 .
Nous nous bornerons ici à exposer, dans leurs grandes lignes,
' Severin Schröder, Die Farbenharmonie in der Damentoilette . Vienne, 1897. Berte et Czeiger.
les diverses influences auxquelles est soumise la couleur du corps féminin.
La couleur du corps est déterminée par les parties qui constituent sa surface, par conséquent, d’abord par la peau, les cheveux et les ongles, et, en second lieu, par des parties visibles, sinon constamment, du moins de temps en temps ; c’est-à-dire, d’une part, les bords de la muqueuse de la bouche, des yeux et des parties sexuelles, d’autre part, le globe de l’œil, les dents et la langue.
On attache à ces parties, plus ou moins cachées, une importance considérable. Le plus beau visage de femme ne perd-il point son charme lorsque le sourire laisse apercevoir des dents abîmées ? En revanche, que de jeunes filles sourient uniquement pour montrer leurs jolies dents !
De toutes ces parties, la plus importante, c’est la peau.
Elle a un éclat mat et velouté, d’une douceur polie. Les poètes la comparent à l’ivoire, à l’albâtre et au marbre; mais les artistes savent combien il est difficile de donner véritablement au marbre et à l’ivoire l’aspect de la peau.
Sa surface n’est pas parfaitement unie, mais traversée en tous sens par de nombreux petits sillons, qui forment un réseau d’une extrême finesse et donnent à la peau son aspect grenu. C’est la finesse du grain qui donne à la peau son éclat mat et sa délicatesse. Une mauvaise alimentation, la maladie, ont pour effet de faner et de ternir la peau ; d’autre part, lorsque la sécrétion de matière sébacée est trop abondante, elle devient graisseuse et luisante.
Il est aussi difficile de décrire la couleur de la peau que de la représenter. On la compare aux roses et aux lis, au lait et au sang, à la cire et à la neige, etc. Pour en reproduire les nuances, le peintre emploie, outre le blanc, le vermillon, le cobalt et l’ocre jaune, toutes les couleurs de sa j^alette. Les couches supérieures de la peau, étant d’une transparence mate, prennent plus ou moins, suivant leur éjmisseur, la couleur des parties sous-jacentes, auxquelles il faut donc rapporter les diverses nuances de la peau. Les veines rouge foncé apparaissent bleuâtres ; le teint brun provient
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de la pigmentation plus prononcée de l’épiderme. Plus la peau est fine, plus son coloris est vif.
Les parties de la peau qui ne sont pas couvertes par les vêtements se colorent plus fortement que les autres, sous l’action du froid et de la lumière. Aussi les gens qui vivent beaucoup au grand air ont-ils le teint coloré, tandis que les personnes sédentaires sont toujours pâles.
Les joues sont plus rouges que le reste du visage : c’est là, en effet, que les vaisseaux artériels sont le plus nombreux, et que la peau est le plus délicate. La coloration des joues persiste même longtemps, dans les cas de pâleur générale.
Lorsque l’alimentation est bonne, la peau est, en général, d’une blancheur rosée ; une coloration jaunâtre ou bleuâtre est un indice de maladies, elle révèle aussi que la nourriture est mauvaise, trop pauvre en albumine.
Chez la femme, la peau est plus délicate, plus mince, d’un grain plus fin et plus clair que chez l’homme. La peau foncée d’une brune pourra donc aussi passer pour belle, pourvu que le grain en soit fin ; mais le premier rang appartient à la peau blanche des blondes, parce qu elle s’écarte davantage du type masculin, et constitue un des caractères sexuels secondaires de la femme les plus significatifs.
Les défectuosités de la peau, abstraction faite des envies, dont on a parlé plus haut, résultent principalement de certaines maladies ; la petite vérole, surtout, a causé autrefois les plus grands ravages.
Aujourd’hui, grâce à la vaccination obligatoire, il est extrêmement rare de rencontrer, du moins en Europe, un visage défiguré par la petite vérole. Mais il existe encore assez d’autres maladies qui laissent de vilaines cicatrices, détruisent le grain de la peau et le poli de sa surface, portant ainsi plus ou moins préjudice à la beauté. A part les maladies de la peau, ce sont surtout les vêtements mal compris, trop étroits, qui déterminent d’abord des marques rouges ; puis, à la longue, des érosions véritables, et laissent enfin des cicatrices brunes, qu’il n’est pas rare de rencontrer chez les femmes qui se serrent.
Le manque de soins peut provoquer un engorgement des glandes sébacées : alors apparaissent les comédons du visage et du cou; en d’autres endroits, couverts par les vêtements, le grain de la peau devient grossier et prend l’aspect caractéristique de la chair de poule ; la peau revêt une teinte qui varie du jaune sale au brun. Toutes ces altérations de la surface de la peau et du teint, causées par les maladies, les vêtements mal compris, le manque de soins et la mauvaise alimentation, sont exposées en détail dans l’intéressant ouvrage de Paschkis *, qui indique aussi les moyens les plus connus pour y remédier.
Nous pouvons donc, en résumé, indiquer comme défauts principaux du teint : la couleur foncée, le grain rude, la surface rugueuse, la sécrétion trop abondante de matière sébacée, les envies, les cicatrices, les empreintes laissées par le vêtement, la pigmentation irrégulière; comme qualités: la couleur claire, le grain délicat, la surface lisse, l’absence de cicatrices, la pigmentation régulière.
Après la peau nous avons à nous occuper des cheveux.
On a dé jà vu que tout développement excessif des poils du corps, rappelant le type de l’homme ou de l’animal, est un défaut chez la femme et que, par contraste avec le fin duvet qui recouvre le corps et le visage, l’abondance et la longueur de la chevelure sont le plus bel ornement du sexe féminin.
La pigmentation trop prononcée étant un caractère commun aux races inférieures, on peut en général considérer une chevelure blonde comme un avantage, surtout chez la femme: en effet l’harmonie délicate de sa conformation s’accommode fort bien du contraste léger qui existe entre le blond et le blanc.
Pour les cils et les sourcils, on devra cependant donner la préférence à une couleur plus foncée qui fait ressortir plus nettement la grandeur des orbites.
Outre les cheveux, les cils et les sourcils, on trouve chez la femme adulte des poils aux aisselles et au pénil. La couleur de ces poils, comme l’ont montré les observations de Bartels, ne correspond pas
1 Paschkis, Kosmetik. Vienne, iSg3. 2e édit. Hôlder.
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toujours à celle des cheveux; ils sont parfois plus blonds, parfois plus bruns.
Nous avons déjà fait remarquer que par suite de certains préjugés qui ont passé du domaine de l’art dans la vie courante, on considère généralement les poils du corps féminin comme une chose laide en soi; mais l’absence complète des poils est, sur le vivant, tout aussi choquante que leur trop grande abondance, et la constitution féminine est caractérisée par leur présence en assez petite quantité au pénil et en quantité plus petite encore à l’aisselle.
En ce qui concerne leur couleur, il faudra d’une manière générale, pour les raisons indiquées plus haut, donner la préférence à la couleur claire, qui s’harmonise mieux à la délicatesse des formes féminines. C’est, en particulier, le cas pour les poils de l’aisselle ; par contre, la couleur plus foncée des poils du pénil fait mieux ressortir l’ampleur du bassin et souligne l’angle ouvert que forment les plis des cuisses, rehaussant ainsi un des caractères sexuels secondaires de la femme.
Voici donc ce qui se rapprocherait le plus de l’idéal: couleur claire des cheveux et des poils de l’aisselle, couleur foncée des poils du pénil, des cils et des sourcils.
Parmi des milliers de femmes, je n’en ai vu qu’une seule qui joignit à la perfection des formes les qualités précédentes nettement caractérisées. Avec un teint uniformément mat, elle avait des cheveux d’un blond cendré, très longs et très lisses ; les poils de l’aisselle très peu abondants, frisés, étaient également d’un blond cendré. Malgré les yeux bleus, les cils et les sourcils étaient noirs, ainsi que les poils du pénil, qui n’étaient pas en outre développés d’une façon excessive.
J’ai vu plus fréquemment des blondes qui avaient les sourcils noirs et les poils du pénil châtains.
La couleur des yeux dépend exclusivement de la répartition du pigment ; lorsqu’il se trouve seulement derrière l’iris, ce dernier apparaît bleu, s’il a pénétré dans l’iris, celui-ci apparaît brun ou noir. Par suite, nous ne pourrons considérer la couleur des yeux que comme une expression de l’individualité.
Mieux le corps est nourri, plus la circulation du sang est régulière, plus la peau est délicate et plus la teinte rose des muqueuses sera vive aux parties où elles sont visibles, c’est-à-dire le bord libre des paupières, le sac lacrymal et les lèvres. De ces mêmes conditions dépend aussi la couleur rose tendre des mamelons. Des lèvres rouges passent pour belles et sont en même temps une preuve de santé. Nous avons déjà parlé plus haut de la couleur des parties génitales externes.
Comme les dentistes peuvent l’attester, c’est une erreur de croire que toutes les dents saines soient d’une blancheur immaculée. L’émail peut paraître légèrement jaunâtre ou même bleuâtre, et la dentition peut cependant être jolie et donner l’impression de la santé.
L’important, c’est que toutes les dents aient la même couleur et un éclat uniforme. Une dent d’une blancheur de lait au milieu d’autres dents bleuâtres détruit la beauté de l’ensemble.
D’après ce qui précède, nous pouvons dire d’une manière générale que la beauté de la couleur chez la femme dépend d’abord de la blancheur délicate de la peau, puis du blond des cheveux, du bleu des yeux, du rose des lèvres et de la blancheur relative des dents, toutes couleurs claires qui sont en harmonie avec elle.
Mais, à côté de l’effet produit par l’harmonie des couleurs, il y a l’effet produit par leur contraste, lorsque le voisinage d’une couleur vive et énergique fait ressortir une autre couleur aux tons plus tendres. Le contraste des couleurs produit un effet plus sensible que leur harmonie.
Par suite, une peau délicate paraîtra d’une blancheur d’autant plus éclatante que le contraste avec les cheveux et les yeux sera plus vif ; c’est donc lorsque ces derniers seront noirs, que cette blancheur produira son maximum d’effet.
Une peau brune va bien avec des yeux et des cheveux de couleur foncée ; la gradation est alors aussi harmonieuse quelorsque la peau est blanche, les cheveux blonds et les yeux clairs. Mais lorsque la peau blanche et les cheveux noirs se trouvent réunis chez la même personne, leur beauté respective est encore rehaussée par le con-
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traste. En nous basant sur le contraste et la gradation, nous pouvons établir des séries de couleurs dont la combinaison donne l’impression de la beauté.
Rangeons de la manière suivante les différentes couleurs possibles :
Peau : i, blanche; 2, rose; 3, jaunâtre; 4, brune.
Cheveux : i, blond clair; 2, blond doré; 3, blond roux; 4, blond cendré;
5, roux; 6, châtain clair; 7, châtain foncé; 8, noirs.
Cils et sourcils : 1, blonds; 2, bruns; 3, roux; 4, noirs.
Yeux : 1, bleus; 2, gris; 3, bruns; 4, noirs.
Poils du pénil : 1, blonds; 2, roux; 3, bruns; 4, noirs.
La peau 1 admet toutes les nuances de cheveux, cils et sourcils, yeux et poils du pénil. La peau 2 unie aux cheveux 1 et 2 et aux cils et sourcils 1 donnera une couleur trop vive. La peau 3 ne va pas avec les cheveux i-5, les cils et les sourcils 1 et les yeux 1, mais n’est plus un défaut avec les autres couleurs.
Enfin la peau 4 n’admet que les cheveux y et 8, les cils et les sourcils 4, les yeux 3 et 4 et les poils du pénil 2, 3 et 4.
Comme toutes ces couleurs sont produites surtout par le pigment provenant du sang, la nuance commune plus claire ou plus foncée de toutes les couleurs résulte de la quantité plus ou moins grande du pigment formé.
Pour la même raison les exceptions, comme l’union chez la même personne d’une peau blanche faiblement pigmentée et de cheveux noirs d'une pigmentation très accentuée, sont des cas de beauté assez rares qui jouissent d’une admiration particulière.
On sait que ces exceptions se rencontrent plus fréquemment chez certains peuples que chez d’autres.
Par exemple on trouve souvent chez les Polonaises une peau blanche et délicate avec des cheveux, des cils et des sourcils noirs et des yeux bleus, sans qu’on puisse donner une explication de ce phénomène. Dans la Zélande, où ce type de beauté féminine se rencontre aussi fréquemment, on admet que cette union de couleurs résulte d’un ancien mélange de sang espagnol.
Fig. 96. — Corps de femme sur un fond orangé avec une ombre neutre.
Il y a beaucoup de femmes, particulièrement favorisées par la
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Fig. 97. — Corps de femme sur un tond violet avec une ombre neutre, nature, qui ollrent aux yeux des couleurs toujours également belles
Fig. 98. — Corps de femme sur un fond blanc, mais d’autres ont leurs bons et leurs mauvais jours. Celles-ci sont
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Fig. 99. — Corps de femme sur un fond noir, souvent des créatures frêles, chez qui le moindre trouble nerveux
ou psychique, la moindre gêne dans la circulation du sang se manifestent par l’altération du teint.
Indépendamment de ces causes provenant de la constitution, il y a encore une série de phénomènes extérieurs qui peuvent influer sur la couleur du corps féminin et méritent d’attirer particulièrement notre attention.
Les figures 96 et 97 représentent un corps de femme d’une teinte uniforme obtenue par les couleurs fondamentales : cobalt, vermillon et ocre jaune.
Dans la première figure, ce corps se détache sur un fond jaune orangé, dans la seconde, sur un fond violet. L’ombre est neutre .
En comparant ces deux figures, nous voyons d’abord que l’ombre neutre qui est en réalité, dans les deux cas, de la même couleur, nous apparaît bleuâtre sur la première figure et jaune verdâtre sur la seconde.
Quant au corps, il présente sur la première gravure une teinte pâle et rose, sur la seconde, une teinte se rapprochant davantage du jaune.
Ce phénomène, ou si l’on veut cette illusion d’optique, repose sur cette loi : notre œil donne à une surface aux tons neutres ou faiblement colorée la couleur complémentaire de la surface environnante, lorsque celle-ci a une coloration plus forte. Dans le premier cas, l’orangé vif fait paraître l’ombre neutre, bleu vert, dans le second, le violet provoque l’apparition de sa couleur complémentaire jaune verdâtre. Dans la première ligure, la couleur du corps est rendue plus pâle par les tons bleus, mais à cause du rouge qui s’y mêle, elle apparaît aussi plus rose ; dans la seconde figure elle devient jaunâtre, parce que le jaune est mis en valeur par sa couleur complémentaire jaune verdâtre.
Nous voyons donc que la couleur environnante exerce une influence considérable sur le coloris de la peau.
Supposons par exemple le corps nu d’une jeune femme sur un fond verdâtre, nous constaterons sur le coloris de la peau un reflet uose. Si le même corps se trouve sur un fond rouge, un reflet
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