‹ La beauté de la femmeChapitre 42 sur 50 · APPLICATIONS A L ART KT A LA CRITIQUE D ART · texte numérisé non relu

APPLICATIONS A L ART KT A LA CRITIQUE D ART

Les défauts du modèle sont dissimulés de la même façon dans la vue de dos.

Je tiens de Gustave Eberlein lui-même que les défauts anatomiques du modèle lui étaient, quand il exécuta sou œuvre, parfaitement inconnus. Il s’est fié uniquement à son sentiment esthétique dans le choix d’une attitude appropriée à son modèle et à son sujet, et cependant il a su, avec une exactitude presque orthopédique, corriger et dissimuler tous les défauts.

Ceci est en même temps un exemple à l’appui de la théorie exposée dans le chapitre sur le mouvement, où nous disions que les charmes naturels peuvent être rehaussés par une heureuse combinaison des éléments de flexion et d’extension.

liest difficile de créer une œuvre d’art; il est peut-être encore plus difficile de la bien juger.

Le critique accompli doit connaître à fond l’histoire de l’art, la technique et l’objet représenté : il est impossible à la plupart des gens de satisfaire à toutes ces conditions. Si cependant il existe tant de critiques, c’est que les hommes sont enclins en général à avoir trop bonne opinion d’eux-mêmes. Nulle part cet oubli d’une juste modestie n’apparaît si clairement que lorsqu’il s’agit de juger le portrait de quelque célébrité. Le premier venu se croit capable de découvrir tous les défauts possibles et d’autres encore.

Il est facile d’émettre un jugement, favorable ou défavorable ; il est malaisé de le motiver, mais c’est en cela précisément que consiste la tâche d’une critique intelligente. J'espère que les brèves indications que contient cet ouvrage permettront aux critiques d’art de faire un progrès eu ce sens. Avant de se mêler de juger, il faut commencer par savoir quelque chose.

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