Paul Léon, op. cit
ds DO) Lens
Voilà, indiqués sommairement, les effets du décret de 1902, effets calamiteux, à tel point que la beauté de Paris en a semblé aussitôt irrémédiablement compromise, et que les protestations se sont'fait entendré de toutes parts. Et cependant, fait déconcertant, ce décret fut l’œuvre d'hommes à la fois compétents et animés des meilleures intentions. Ils avaient à cœur l’embellissement de Paris. Frappés par l’uniformité du type des constructions parisiennes, ils avaient entendu, en accordant plus de latitude aux architectes, donner à notre capitale une plus grande variété d’aspects.
« Cette réglementation (de 1882), écrit M. Huet dans son rapport au préfet de la Seine (1), qui remonte à près de quatorze ans, n’est plus en rapport avec les progrès de la construction et les besoins du commerce parisien. En raison de la cherté toujours croissante du prix des terrains, les propriétaires ne consentent pas, en général, à se retraiter sur leur propre domaine, pourétablir, sur les façades de leurs immeubles, des saillies plus accenluées el plus mouvementées qui donneraient aux maisons une physionomie moins banale et con-