CHAPITRE V
Les concessions sur la voie publique
Si tous les attraits de Paris sont réduits par des travaux persistants dans les rues, par une propreté insuffisante, par une mauvaise police, le nombre des visileurs diminuera.
Le Times.
« Heureusement que la Révolution est faite, disait naguère un de nos journaux du boulevard, les Parisiens n’arriveraient plus aujourd’hui jusqu’à la Bastille » et il énumérait les obstacles sans nombre dont est hérissé la grande voie des boulevards qui y mène,
Nous ignorons si ces multiples et divers édicules arrêteraient une émeute, mais ce que nous savons bien c’est qu'ils portent un réel préjudice à la tenue de nos voies. Les rues de Paris ressemblent trop facilement à des foires. Les baraques du mois de décembre peuvent être pittoresques
en leur saison, le public les aime, mais peut être
surtout à cause de leur caractère provisoire. Or elles tendent à s’enraciner véritablement. Le boulevard semble être devenu le lieu d’asile de tous les baraquements et de toutes les installations possibles et imaginables de l'univers. Et l'impression de l'étranger qui s’y promène est une impression de souverain désordre.
La question a été portée récemment devant le Conseil municipal. M. Adolphe Chérioux, président de la troisième Sous-Commission (Voirie de Paris. Travaux affectant la voie publique) a déposé le 29 mai 1911, une nofe sur les petits édicules installés sur la vote publique (1) où il dénonce comme il convient un état de choses aussi regrettable.
Après avoir dénombré ces édicules (2), il conclut
ainsi :