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Rapports et Documents du Conseil municipal, 1911, n

2, Voici comment ils se repartiraient :

Bascules automatiques . . . . . . 76 Boîtes-bornes postales . . . , . . 415 Chalets-abriS PE RER CR NOTE 334 Chalets de nécessités me 112 Colonnes MOECIS NE EN de 225 KIOSques D UMINEUXE RC 401

MOGHSIUMINEUX EE EU. 87

« Ge chiffre est particulièrement élevé.

« À diverses reprises la troisième Commission à protesté à juste titre contre l'envahissement incessant des rues et des avenues, des boulevards et des places par ces multiples petits édicules qui servent à vendre des journaux, des fleurs, des rafraichissements ou qui sont uniquement à usage de publicité. Elle déplore qu’au fur et à mesure que des crédits très élevés sont dépensés pour ouvrir des voies nouvelles, ou élargir des anciennes, ces champignons poussent sur les trottoirs, au grand détriment de la circulation, déjà si malaisée. Qui de vous n’a souffert, par exemple, des embarras que causent,»sur certains boulevards, la présence simultanée de terrasses et de kiosques, entre lesquels la foule des piétons n’a qu’un étroit couloir pour se déverser ? Ces étranglements sonttrès fréquents à certaines heures et certainement cette situation ne devrait plus être tolérée. Elle est contraire au bon sens, et on peut ajouter à la sécurité des gens qui se bousculent et sont parfois l’objet de tentatives de vol ou brutalisés.

Betitsmmarchands PRE NP 280 Urinoirs à deux et trois stalles. . . 806 Urinoirs à deux sballes . . . . . . 398 Urinoirs isolés .et adossés . . . . . 415 Concessions diverses. . . EN RE 16

LDofal RS 260

« Outre cetinconvénient, ces boutiques, chalets ou baraques nuisent La plupart du temps à la bonne tenue de nos voies. Tout d’abord, bien que les modèles ensoitaujourd’hui uniformes pour chaque catégorie, ils ne sont pas toujours bien entretenus et leur délabrement est souvent très regrettable. Mais ce qui est plus grave c’est que les occupants ont la vilaine habitude de jeter leurs tas d’immondices derrière leur local du côté de la chaussée et de salir ainsi la rue. Enfin, les chiens les trouvent tout naturellement à leur portée et s’en servent à cœur joie. L’hygiène comme la beauté de la ville perdent donc à la présence de ces installations sur nos trottoirs et par conséquent on aurait toutavantage à en restreindre le nombre.

« Personne n’ignore que les kiosques de vente sont accordés, d’une manière analogue aux bureaux de tabac, à des personnesintéressantes sans doute, mais àleur unique profit. C'est une forme d’assistance qui peut certainement fournir des résultats sérieux pour les titulaires, mais qui ne serait à encourager que si elle était compatible avec l’intérêt général de la ville. Or, c’est le contraire qui est plutôt vrai. Le publie a pris l'habitude de faire des achats à ces kiosques, c’est indiscutable, mais ces modestes commerces seraient ouverts dans les boutiques mêmes des voies que les clients n’en souffriraient pas, ni au point de vue du prix, ni

au point de vue. de leur commodité (1). On pourrait même ajouter que les commerçants ayant pignon sur rue auraient le ‘droit de se plaindre d’une concurrence qui, sans être considérable n’en est pas moins effective, d'autant moins que les titulaires des kiosques ne paient pas patente.

« Quant à la Ville,les recettes qu’elle en tire sont tellement insignifiantes qu’il ne faut pasen parler. Elles ne couvrent assurément pas les prix que supporte le budget pour payer les agents qui les surveillent et les contrôlent. »

La solution qui s'impose, dans ces conditions, serait une réduction très sérieuse desdits établissements. Cette réductionserait opérée, dans la pratique, très facilement, par le non-renouvellement des concessions. Il est malheureusement à craindre que nos honorables conseillers municipaux nerenoncent pas volontiers à ce moyen d'influence. Les concessions des kiosques comme celles des bureaux de tabac ont une trop grande importance électorale pour qu’elles ne soient pas encore long-

temps à la mode.

Nous sommes cependant heureux d’indiquer diverses mesures de détail qui, dans une bien faible mesure encore, ont amélioré la situation.

1. « Les journaux devraient s'acheter dans les libraires comme à Londres et à New-York ». (H. Guillaume).

C’est ainsi que la suppression des boîtes-bornes postales a été décidée. Sous peu (?) les candélabres seront aménagés de façon à remplacer lesdites bot-

tes-bornes. |

C'est ainsi encore que la ville dans le contrat qu’elle a récemment renouvelé avec la Société parisienne de‘publicité de laquelle relevaient, pour la publicité, les urinoirs, a excepté 55 de ceux-ci, mesure préalable à leur suppression.

Plusieurs ontété, ainsi que cela se pratique dans les villes d'Angleterre et des États-Unis, placés en sous-sol (1).

Enfin une décision préfectorale du 23 février 1907 a disposé qu’il ne serait plus accordé de nouveaux stationnements dansles I°", 11e, IIIe, IVe, VITE, [X°et X° arrondissements ainsi que dans certaines voies, notamment le Boulevard Saint-Michel et l'Avenue de Clichy.

Puissent ces diverses mesures être le point de départ d’une réforme générale et que notre capitale

1. À la Madeleine, au Boulevard Saint-Denis,au Chatelet, à la Bastille. Il serait à désirer que tous ces établissements aient le même sort. Pour des raisons d’élémentaire convenance, ils devraient être dérobés à la vue du public. « Ils sont horribles. Qu'on les cache sous terre ou bien qu’on les entoure d'une haïe de verdure qui les dissimu”

lera aux regards. »

ant

soit enfin nettoyée de cette vermine de bois, de tôle et de verre qui pullule sur nos boulevards.

Notre conclusion sera celle de M. Chérioux :

« Chacun de vous, Messieurs les Conseillers municipaux, pourrait nous indiquer les édicules dont la présence n’offre pas d'intérêt ou gène la cireu-. lation, en spécifiant soit qu'il y aurait lieu ou de les supprimer ou de les déplacer.

« Vos indications nous seraient précieuses et nous permettraient de nous baser sur elles pour faciliter à l'Administration la préparation d’un projet d'ensemble de réduction du nombre des divers édicules, en vue de résoudre dans un avenir prochain une question du plus haut intérêt pour la cireulation dans Paris, pour l'hygiène et pour la beauté de la capitale. »

À cette question des concessions sur la voie publique, se rattache, assez naturellement, celle de la propreté de la voie publique.

Pendant longtemps certaines rues de Paris étaient transformées, aux heures animées de la

Journée par l'abondance des prospectus, journaux el papiers divers qu'y jetaient les passants, en de véritables dépotoirs. Et à cet égard, M. Caron pouvait écrire très justement (1) :

« La malpropreté des rues de Paris est devenue telle qu’elle a provoqué un mouvement universel de protestation.

« L'opinion publique, sans se rendre exactement compte des causes diverses qui la produisent, a très nettement manifesté son impérieux désir de la voir cesser et le devoir de tous ceux qui sont chargés de son administration est de remédier sans retard à cette situation déplorable qui met Paris dans un état d’infériorité notoire par rapport à toutes les capitales d'Europe.

« Sans examiner ici toutes les causes diverses de cette malpropreté, il en est une qui frappe les gens même les plus indifférents, c’est la profusion des papiers qui souillent la voie publique et lui donnent un aspect des plus sales surtout par temps de pluie. Ce qu'il y a de plus regrettable, en outre, c'est que cet amoncellement de sales papiers se produit surtout dans nos plus belles voies parce que ce sontles plus fréquentées.

« C’est ainsi que nos grands boulevards, uni-

1. Note du 17 mai 1909, Rapports et documents du Conseil munici-

pal, n° 40.

MoN

ques au monde, que la place de l’Opéra, l'avenue de l'Opéra, les rues de Rivoli, de la Paix. Royale, du Hâvre, Saint-Lazare, les boulevards de Strasbourg, Sébastopol, Saint-Michelet les boulevards extérieurs présentent l’aspect le plus malpropre; le trottoir et les ruisseaux sont remplis de papiers dégoûtants.

« Tout le monde est d'accord pour reconnaître que cet état de choses est lamentable et qu'il est absolument nécessaire d’y mettre un terme. »

Le vœu exprimé par M. Caronet auquel opinion faisait de plus en plus écho a enfin été réalisé par l'ordonnance de police du 29 décembre 1911 (1) dont voici les dispositions essentielles :

Article premier.— Il est interdit d'abandonner, de déposer ou de jeter sur toute partie de la vote publique (chaussées, trottoirs, allées contre-allées, ruisseaux ou caniveaux, elc.) ainsi que dans les édifices d'utilité publique (urinotrs, fontaines, etc.) ou sur les bancs des promenades, tous papiers, imprimés ou non, jJourneaux, prospectus, carlonnages, boiles, enveloppes et généralement tous objets ou matières susceplibles de salir ou d'obstruer tout ou partie de la voie publique.

Art. 2. — Il est éqalementinterdit d'y jeter, dé-

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