LA VIERGE DE MICHEL-ANGE
Nous sommes là pourtant dans un de ces musées comme en recèlent la plupart des grandes églises catholiques delà Flandre : telle est la prodigalité des tableaux et des sculptures, que chacune des innombrables chapelles apparaît elle-même comme un musée. Erasme Quellyn, Pierre Pourbus, Van Oost le Vieux, Bernard Van Orley, Gérard Zéghers, Antoine Claeissins, Craeyer, Adrien Isenbrant, élève de Gérard David, en qui on voulut voir longtemps Jean Mostaert, multiplient à Notre-Dame les images douloureuses ou riantes des Christs saignants, des Madeleines parées et des belles Vierges nourricières. Mais toutes ces peintures pâlissent devant la possession inestimabile d'une œuvre sortie des mains de Michel-Ange, cette Vierge
en marbre blanc de la chapelle du Saint-Sacrement, dont un collège académique consacra, lors du centenaire du maître de la Sixtine, l'authenticité jusqu'alors contestée, corroborant