PAYSANS ISRABANÇONS SE RENDANT A UN PÈLERINAGE
Anderlecht sont, aux approches de la ville, comme les poumons de la grande machine bruxelloise. G'cst un déroulement de paroisses, signalées par des pointes de clochers émergeant des bossellemenls du sol, en des coins de nature attrayants, d'une grâce jolie que ne brusquent ni les raides profils ni les rampes escarpées, avec des renflements légers, des pentes insensibles et, dans les descentes, des scintillai ions d'eaux vives sous le couvert profond des verdures : une sorte de bucolique noyée dans les feuillages et où l'on retrouve encore les gourds paysans de Teniers.
A ces particularités de la campagne brabançonne s'ajoute, par places, l'attrait des ruines. A Beersel, au milieu de prairies coupées d'ormes, un château du douzième siècle, contre lequel marchèrent plus d'une fois les Bruxellois, dresse sa massive tour ronde reliée par d'épaisses courtines épaulées de contreforts et criblées de meurtrières aux différents corps
Dessin de Constantin Meunier^