INTÉRIEUR DE NOTRE-DAME
pommier étend ses frondaisons. Le banc de communion qui ferme la chapelle consacrée à Arnold de Jellaer, fondateur de douze bénéfices au chapitre, n'est pas moins étonnant ; le sculpteur Arnold Quellin l'avait ouvré, en 1078, pour le monastère de Lelicndael, d'où provient également la chaire de vérité; c'est une complication touffue d'arabesques, de feuillages, d'emblèmes religieux et de figurines sculptées dans le bois, avec un sujet principal, un religieux norbertin et une religieuse norbertine prosternés devant l'ostensoir.
Mais par-dessus tout, dans sa beauté vigoureuse et tendre, rayonne l'œuvre de Van Dyck,
avec son Christ livide baigné des larmes de la Vierge et de saint Jean, ses larrons tordus et grimaçants, son bourreau demi-nu et le soldat attendri qui, raide sur son cheval, contemple la scène. L'ordonnance en est pathétique avec un accent d'affliction profonde dans les têtes, et la scène se déploie dans une lumière pâle qui des personnages principaux glisse vers les fonds, y détache les visages agités d'une foule.
Cependant, si haut qu'il motte le nom du maître, le tableau pâlit devant les merveilleuses peintures de Rubens que possèdent Saint-Jean et Notre-Dame. On subissait le charme d'une lumière lunaire, tamisée d'un voile léger, et brusquement le tendre crépuscule crève sur les