L EGLISE SAINT-JACQUES
Un besoin de glorification personnelle se confondait avec leur désir delever un monument à la gloire du ciel. Rien n'était trop coûteux pour leur ostentation, et ils rivalisaient d'invention
Dessin de Armand Ha'ns.
LE SAINT-GEORGES D APRÈS LE TABLEAU DE RUBENS A l'ÉGLISE SAINT -JACQUES.
et d'opulence, stimulés par l'ambition de se surpasser mutuellement. Les bois taillés, les marbres contournés, les tissus rares, les métaux orfévrés, les joyaux sertis dans l'or concouraient à exalter leur foi et leur orgueil. L'édifice terminé, on s'adressait à Erasme Quellyn, à Otto Venins, à Gaspard de Grayer, à Van Dyck, à Rubens, pour répandre sur
PROVINCE D'ANVERS. 20o
l'ensemble l'enchantement de l'art. La « Descente de croix » de Rubens, pour ne parler que du plus célèbre des tableaux admirés à Anvers, fut commandée à l'artiste par le vieux Serment de l'Arbalète.
Si les ghildes ont disparu, les œuvres dues à leur munificence existent encore, pour la majeure partie du moins. Parcourez Saint-Jacques, plus riche encore que la cathédrale, avec son ornementation Renaissance qui ne dépare nullement son large et puissant vaisseau