SECTION IV CONCLUSION : NATURE DE LA CRISE EN BELGIQUE
Que conclure de cette étude de la situation économique du pays en 1934 ?
1 Les prix de gros sont trop élevés en Belgique et ne permettent pas aux exportateurs belges la reprise du commerce extériur déjà gèné par Les politiques douanières étrangères et la pression fiscale de l'Etat.
2° Les entreprises industrielles sont dans le marasme. Les charges des emprunts privés et la politique restrictive des ban-
ques ne font qu'accroître ce marasme. Quant aux banques leur manque de liquidité expose le pays à une catastrophe au cas de retraits massifs.
3 La fortune mobilière du pays a baissé considérablement réduisant le pouvoir d'achat des capitalistes. Quant au pouvoir d'achat des ouvriers qui sont la majorité des consommateurs il est tombé très bas à la suite d’un chômage qui affecte de 1/6 à 1/8 de la population.
De tout cela et des remarques faites au sujet de la Banque Nationale, il résulte que /4 crise belge est une crise économique et non monétaire. D'où les efforts de M. de Broqueville qui ne porteront que sur l'économie du pays et plus tard le refus de M. Theunis, en mars 1935, d’un crédit que la Banque de France lui offrait pour sauver le franc belge.