UT IE NU0W
an3t14 anseyu2do O[SO WJOUY201S °TI PHP DAQUIS) WEPIAJSUIY
20 X-MIN S2IPUOTT SIIEd
‘(F9'6 — anon$ueae e nodder red uoner-21d2Qq) ur 10,p auwuei8 z£go$1‘o — zL‘ox 1176070 — ESog 1
Autres monnaies Dernier Cours approximacours avant tifs après 1 livre sterling 103.25 143.40 1 kr. suédoise 5.34 7.42 1 kr. danois: 4.61 6.42 1 kr. norvégienne 5.20 2:22 100 pesetas 293.50 407.96
Si maintenant on veut faire un peu d'histoire rappelons que le franc belge de 1914 équivalait à o gr. 200322 d’or fin, le franc belge de 1926 ne valait plus que o gr. 0418422 et le nouveau franc de 1935 ne représente plus que o gr. 0313816. A la première dévaluation de 1926 de 85,59 % s'ajoute donc ce nouvel avilissement de 28% ce qui fait une amputation totale du franc de 1914 de près de 90 %! La guerre et la crise ont été dures pour la devise belge!
La dévaluation belge a ceci d’original, c’est qu’elle ne ressemble complètement à aucune des dévaluations qui l'ont précédé. Elle se contente d'emprunter à chacune un trait particulier, ce qui fait d’elle en définitive une opération nouvelle et intéressante.
Aux U. S. A. la Belgique a pris le système de fixation des cours du change par le pouvoir exécutif, et l'établissement d’un «plan» de redressement. Mais d’une part les limites fixées sont beaucoup plus étroites, d’autre part les U. S. A. ne connaissent pas le fonds d’égalisation des changes; enfin M. Van Zeeland commença par dévaluer et ensuite décréter le taux exact de dépréciation alors qu'aux U. S. A. le président Roosvelt commença par déprécier le dollar (1933) pour le dévaluer ensuite (janvier 1934).
C’est à l'Angleterre que la Belgique e emprunté le Fonds d’égalisaton des changes mais là s'arrête la similitude,
car en Angleterre il n’est pas question de « plan » et surtout la monnaie n'est pas rattachée à l’or même entre des limites plus ou moins élastiques.
Le rattachement presqu’instantané à l’or aussitôt après la dévaluation offre beaucoup d’analogie avec l'expérience tchécoslovaque de 1934. Mais outre que la Tchécoslovaquie a opéré une dévaluation, beaucoup plus faible, elle à ignoré la monnaie errante entre deux limites et le fonds d’égalisation des changes et sa devise n’a jamais cessé de posséder, en définitive, toutes les caractéristiques d’une vraie monnaie-or.
En fait, la dévaluation belge surtout teintée d’américanisme
ne garde son originalité que grâce aux emprunts faits aux expériences anglaise et tchécoslovaque.
Il est enfin une question qui a hanté certainement beaucoup d’esprits. Pourquoi dévaluer de 28 % et non pas d’un autre pourcentage par exemple 10 ou 15 % dépréciation réelle de la monnaie belge sur les places étrangères à l’arrivée au pouvoir de M. Van Zeeland. Ce dernier a exposé au Sénat les raisons de ce pourcentage et voici ses explications:
« Il est exact que, sur les marchés étrangers, à l'heure actuelle « (samedi 31 mars) la dépréciation n’a été que de l’ordre de « 16 . Elle était un jour de 8 ©, le lendemain de 4 pour « cent et vous viendriez me dire que le jour suivant elle était de « 247, que je n'en serais pas surpris, attendu que la monnaie est « flottante et que quand un morceau de papier est soulevé par « le vent, vous ne pouvez pas dire qu’il va rester à un mètre du « sol ou à trois mètres. Ce n'est donc pas de ce côté-là que nous € pouvons trouver une indication touchant le taux auquel il faut « fixer la dévaluation. .. À côté de toutes les causes qui ren- « daient notre situation économique si difficile, 5 y a la disparité & du pouvoir d'achat entre la Belgique et la plupart des pays qui
« sont à monnaie papier et notamment les pays basés sur le « sterling. Le calcul de cette disparité est évidemment difficile à « établir et il reste toujours une part d'appréciation ou d’arbi- « traire ... Mais J'ai fait faire les recherches par trois méthodes « différentes et dans deux instituts différents. Tous sont arrivés « à ce résultat que la disparité du pouvoir d'achat entre la Bel- « gique et la plus grande partie du reste du monde importante « au point de vue du commerce international était de 27 à 28%. « Voilà toute l'explication. »
Evidemment on ne peut que faire des réserves sur lexplication qui précède qui laisse « une part à l’appréciation ou à l’arbitraire ». Scientifiquement on peut dire que le pourcentage replace de nouveau le belga sur l’axe séculaire des prix de gros mais en fait la vraie raison semble être que ce pourcentage permet à la Belgique d’avoir des prix intérieurs plus faibles que ceux de l'Angleterre.
Voici quels sont du reste les calculs auxquels se sont livrés les experts belges pour déterminer le taux exact dont il fallait dévaluer le franc belge. Le but de cette dépréciation était comme nous venons de le dire de ramener le niveau des prix belges à un point qui permette d’exporter avec profit. Le principal concurrent de la Belgique était évidemment la Grande-Bretagne en particulier et le bloc sterling en général.
En prenant la base de 1928 — 100 l'indice de disparité du pouvoir d’achat (en fonction du coût de la vie et des fluctuations du change) du franc belge par rapport à la livre s’établissait en février 1935 à 169. Mais il fallut corriger cette donnée par le fait que l’Angleterre ayant stabilisé en 1925 à un taux trop élevé, possédait à la période de base (1928) des prix supérieurs d’environ 20 % aux prix belges. Le rapport de 160 à 120 donnait en
définitive une disparité de 33 % entre les prix anglais et belges, ce qui entraînait une dévaluation de 25 %. Les 3 % supplémentaires représentaient une marge prévue pour la hausse des prix des marchandises étrangères subissant une augmentation exactement proportionnelle à la baisse de la monnaie.
D'un autre côté, si l’on songe que le coût de la vie en Belgique avait baissé de 12 % par suite de la déflation et que la dépréciation de la livre depuis septembre 1931 était d'environ 40% par rapport au franc belge, en mars 1035 la différence: 28 °/, équivalait exactement au taux de dévaluation choisi.
SECTION II