‹ La Belgique Devant La Crise: La Dévaluation A-T-Elle Été Une Solution?Chapitre 65 sur 82 · LA REFORME DES FINANCES BELGES · texte numérisé non relu

LA REFORME DES FINANCES BELGES

M. Sap, ministre des Finances de Belgique, avant de publier la teneur des arrêtés, visant à réduire les charges de l’industrie et à soulager l’économie nationale, a fait des déclarations sur les objectifs visés par le gouvernement. Celui-ci veut « donner des facilités que les affaires ne trouvent plus et réduire les frais qui grèvent la production ».

On retiendra surtout de ces déclarations celles qui ont trait à la question des banques et de l’Etat, M. Sap affirme avoir songé « beaucoup moins à l'intérêt des banques qu’à l'intérêt général. La situation des banques est consolidée et celles-ci sont mises à l’abri d’un « run ». Leur intérêt se confond ici avec l'intérêt général, car un effondrement de nos banques serait une catastrophe pour le pays. Mais les avantages qu’on leur accorde ont comme contre-partie de gros sacrifices. Au lieu de continuer à toucher des intérêts élevés sur les crédits qu’elles cèdent à la Société Nationale de Crédit à l’Industrie, elles vont recevoir des obligations qui ne rapportent que 3 %. En outre, elles devront soumettre leurs opérations à une réglementation stricte.

€ Pratiquement, l’Etat ne court, d’autre part, aucun risque. Les banques restent complètement garantes des crédits qu’elles cèdent. Elles doivent garantir le remboursement des crédits cédés et le paiement régulier et par anticipation de l’intérêt de 4 1/4 qui sera appliqué par la

Société Nationale de Crédit à l'Industrie.

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