I.A BELGIQI I'. K.N
tribunal de première instance el le témoignage rendu à la prospérité de l'industrie courtraisienne par le président de la chambre de commerce. « Nous aimons à le constater, <li( ce dernier, le perfeclionnemenl de la filature belge, le développement de nos industries, la im>ralité et ["esprit d'ordre de notre classe ouvrière, nous permettenl d'attendre avec confiauce l'avénemeulde la liberté commerciale, <|ui. dans notre opinion, représente le système économique de l'avenir. <• M. Dewilghe, président du liibunal de première instance, avait attesté « que jamais, dans aucun pays, les hommes chargés de rendre la justice n'ont joui d'une indépendance plus complète : el que jamais cette entière indépendance ue fui mieux garantie ni plus religieusement respectée. » Il ajouta que la magistrature connaissait aussi l'étendue de ses devoirs. » Elle sait, dit-il, que de ses rangs doivent sortir, au jour d'épreuve, les exemples de vertu civique el de dévouement au Roi et à la dynastie. »
Après la réception des autorités, le Roi el ses enfants, accompagnes seulement du bourgmestre, parcoururent ù pied, et sans aucune escorte, les rues de la ville. La foule se pressait autour du souverain populaire et, en certains instants, cette foule était tellement compacte qu'il pouvait à peine se frayer un passage. Admirable spectacle que celte confiance absolue du Roi dans l'affection de son peuple.
Le soir, un banquet fut offert à la famille royale par les notabilités de Courtrai. Au toast porté par le bourgmestre, le Roi répondit en ces termes :
Messieurs,
Permettez-moi de vous exprimer combien je >ni» touché de l'accueil fail aujourd'hui à moi et à mes entants, par votre bonne ville de Courtrai. On parle quelquefois d'accueil officiel ; aujouid'hiii, c'a été, s'il en fui jamais, ■: un accueil populaire.
Cette belle province, quand je nie suis rendu pour la première loi* dans ce pays, m'a donné des preuves sincères et unanimes de son affection. J'ai trouvé partout, dans la Flandre occidentale, les sentiments les plus dévoifés. Je suis convaincu que, même dans des temps difficiles, ces sentiments se reproduiraient encore avec la même chaleur et la même unanimité.
Je termine, messieurs, en "buvant à la prospérité de la ville de Courtrai,