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PROVINCE D’ANVERS

La province d’Anvers a une superficie de 283,173 hectares ; elle n’offre, dans le nord et l’est, qu’une plaine sablonneuse, qu’on appelle la Campine, couverte çà et là de quelques bois de sapins ; mais elle est formée, dans l’ouest et le sud, de terres endiguées d une rare fertilité. Elle produit peu de minéraux et d’animaux; mais les productions végétales y sont importantes. Elle est arrosée par l’Escaut, par la Grande-Nèthe, la Petite-Nèthe, la Dyle, la Senne, et une foule de ruisseaux dont les principaux sont 1 Aa, le Byloop, la Marck, le Schyn et le Yliet. Le commerce intérieur y est desservi par de nombreuses lignes ferrées, par le canal de la Campine, le canal de Louvain à Malines et celui de Willebrock. Le commerce extérieur y jouit d’une grande activité, grâce à l’Escaut et à l’excellent port d’Anvers.

Elle a 3 arrondissements administratifs et judiciaires, qui comprennent 149 communes et 19 cantons de justice de paix, et dont les chefs-lieux sont : Anvers, Malines et Turnhout.

Anvers (126,000 habit.), sur la rive droite de l’Escaut, est à la fois la plus forte place de guerre et la ville la plus commerçante du royaume. Son port reçoit annuellement plus de 700 vaisseaux. Elle a de vastes ateliers de constructions

pour les navires en bois ou en fer ; des fabriques de dentelles, de mousselines, de toiles cirées; des filatures de coton ; des raffineries de sucre. Elle est renommée pour l'orfèvrerie, la joaillerie, la taille du diamant. — Sa banlieue n’est pas moins riclie qu’elle-même en établissements industriels. Borgerhoul (11,000 habit.) et Morxern (14,000 habit.) ont des blanchisseries de toiles et des fabriques de bougies ; Berchem, des tapis ; Bom, des briqueteries et des tuileries. — Anvers est remarquable aussi par ses églises, et surtout par la cathédrale, qui est un des chefsd’œuvre de l’architecture gothique ou ogivale ; par son musée, où l’on admire les peintures de l’école flamande ; par son hôtel de ville, qui date de 1531, la fameuse maison de la corporation des brasseurs, et la bourse, ancien comptoir de la Ilanse, reconstruite en 1581.

Malines (36,000 habit.) est située sur la Dyle. Point central de tous les chemins de fer de l’État, elle possède un grand atelier pour la construction du matériel des lignes ferrées. Siège de l’archevêché primatial de la Belgique, elle fabrique la chasublerie, l’orfèvrerie destinée au culte, et imprime les livres de liturgie et de piété. Elle est surtout renommée pour ses dentelles, dites points de Malines . — Dans son arrondissement, il faut citer Lierre (15,000 liab.) qui fournit une grande quantité de couteaux et de rasoirs, ainsi que des étoffes de coton, de soie et de laine. — Le principal monument de Malines est la belle église gothique de Saint- Rombaud, qui date du xv° siècle.

Turnhout (14,000 liab.) a une industrieactive de coutils, de dentelles, de papiers, et surtout de cartes à jouer qui sont exportées jusqu’en Asie et en Amérique. — Près de celte ville, Ilerenthals et Ghccl (11,000 liab.) fabriquent les draps et les couvertures de laine.

DE LA BELGIQUE

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