MÉDECINE, HYGIÈNE, ASSISTANCE PUBLIQUE
' Médecine et hygiène. Nous ne pouvons entreprendre, même en la résumant, l’histoire médicale de la Belgique. Il nous suffira de savoir que ceux qui ont le plus étudié cette histoire, l’ont divisée en cinq périodes, dont la délimitation est marquée par quelque grand événement ou par l’apparition d’une doctrine importante, ayant sur le progrès des connaissances médicales une influence prépondérante. Ces points de repère sont: la fondation de l’université de Louvain en 1426, l’apparition du système de Van Helmont en 1648, la suppression de l’iiniversité de Louvain en 1797, et la réorganisation de l’enseignement supérieur belge en 1835.
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Le lecteur qui voudra prendre une connaissance appi’ofondie de cette histoire, trouvera tous les renseignements nécessaires dans les quelques ouvrages suivants : S tas, sur l’organisation de l’université de Louvain et l’influence qu’elle a exercée sur le développement intellectuel du pays (discours prononcé en séance de l’Académie des sciences, Bruxelles, 1853) ; — Mar inus , Éloge de Yan Helmont (Bruxelles, 1853, in-quarto) ; — C. Broeckx, Essai sur l’histoire de la médecine belge avant le xixe siècle (Gand, 1837) ; — Le môme, coup d’œil sur les institutions médicales belges depuis les dernières années du xvme siècle jusqu’à nos jours, suivi de la bibliographie de cette époque (Bruxelles, 1841) ; — Graux, coup d’œil sur l’esprit médical et les tendances en Belgique pendant la première moitié du xixe siècle (discours prononcé à l’Académie de médecine, Bruxelles, 1842) ; — Van Meerbeeck, Coup d’œil sur l’état actuel de l’enseignement médical de Paris, comparé à celui qui est donné en Belgique (Bruxelles, 1842) ; — L. Marcq, Essai sur l’histoire de la médecine belge contemporaine (mémoire couronné par l’Académie royale de médecine, Bruxelles, 1866) ; Victor Desguin, Histoire 4e la médecine en Belgique, (Bruxelles, 1875).
l’assistance publique. — La Belgique n’est pas restée en arrière dans le mouvement général qui tend à développer et à multiplier les institutions de bienfaisance et d’assistance publique.
’ii'i LA BELGIQUE
Dans les villes et les communes où se trouvent les hospices civils et les bureaux de bienfaisance, l’administration en est confiée à une commission composée d’au moins cinq membres qui s’occupent gratuitement de la gestion des biens, de la direction des bureaux, des secours à répartir, et des soins à donner. Les bourgmestres ont le droit d’assister aux réunions de ces commissions et de prendre part aux délibérations. Plusieurs hospices civils du pays possèdent des propriétés d’une valeur considérable.
Au nombre des établissements de bienfaisance, il faut signaler surtout l’institution royale de Messine (Flandre occidentale), qui est consacrée à l’éducation et à l’instruction des filles des militaires morts ou devenus invalides au service de l’Etat; les écoles agricoles de réforme dé Ruysselde et de Beermen; la colonie d’aliénés de Gheel; l’hospice des aliénés de Froidmont, près de Tournai ; les dix instituts consacrés à l’éducation et à l’instruction des sourds-muets et des aveugles.
On compte dans le royaume cinq dépôts de mendicité, vingt-trois monts-de-piété, une foule de caisses d'épargnes, d’associations de secours mutuels
et d’institutions de prévoyance de tout genre.
L’exposition de la classe xiv qui intéresse la médecine, l’hygiène et l’assistance publique, comprend les plans et les modèles d’hôpitaux et d’asiles divers, les appareils destinés aux infirmes et aux
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malades, les objets accessoires du service médical et chirurgical, le matériel de secours à donner aux blessés, les appareils balnéatoires et hydrothérapiques.
Dans la première section de cette classe, nous voyons un plan d’hôpital de M. T’ Ivindt, un plan d’asile d’aliénées de M. Vincent, et la maquette de l'ambulance établie, en 1870-1871, dans la plaine des manœuvres à Bruxelles; les malades y étaient isolés et, suivant le système de ventilation du docteur Bougard, l’air entrant par le plancher sortait par le lanterneau. Remarquons, en passant, que M. Garez, ingénieur, indique une disposition spéciale pour aérage dans les hôpitaux au moyen du mouvement des ascenseurs hydrauliques.
Auprès des instruments de chirurgie et des objets d’hygiène de MM. Boëns, Dupuy, Vandercamer, Van Maele, Vauthier et Wasseige, sont les divers appareils inventés par MM. F. Denis, Pavoux et Schwann, pour permettre de vivre dans un air irrespirable.
Puis viennent les appareils destinés aux infirmes et aux malades : les fauteuils mécaniques de MM. Noël et Dourdoigne, les corsets et chaussures de M. Korjenevski, les instruments de coercition de M. Silvercruys.
Dans le matériel de secours aux blessés figurent la voiture-cantine de l’Association des Hospitaliers de Saint-Josse; le porte-civière de M. d’Ieteren en usage aux hôpitaux Saint-Jean et Saint-Pierre,
à Bruxelles ; le brancard sur roues de M. Thelcn ; les sacoches d’ambulance de M. Hermant, dont le modèle est adopté dans l’armée belge ; les appareils à fractures de MM. L. Denis et Guillery.
Enfin, comme appareil de bains, nous devons citer la voiture de M. Guerette, dont l’avantage consiste à porter l’eau toujours bouillante au domicile du malade : la voiture possède une chaudière pourvue d’un foyer intérieur.