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CRISTAUX, VERRERIES, VITRAUX

La verrerie et la fabrication des glaces qui ont acquis en Belgique beaucoup d’importance, y trouvent diverses matières premières tout à fait essentielles. Outre le sulfate de soude qui est un

LA ISELGIQUE

produit chimique dont le bon marché dans le pays est dû au grand nombre de gisements de pyrites, l’industrie du verre trouve en abondance dans le sol belge du sable, du calcaire et de la barytine. Un sable très-estime est exploité près de Virginal, d’Ittre et de Marbais dans la province de Brabant. Le calcaire de verrerie est extrait dans l’assise du calcaire carbonifère, surtout aux environs de Landelies et de Mont-sur-Marchienne ; c’est une roche blanche ou grisâtre, à texture cristalline, renfermant de belles géodes remplies de cristaux. Quant à la barytine, elle se rencontre en filons dans les calcaires des terrains primaires belges, principalement entre Couvin et Marche ; on en a découvert, il y a quelques années, près de Fleuras, un amas considérable qui y occupe, dit M. Michel Mourlon, une dépression dans le calcaire carbonifèi’e, et qui n’est sans doute que l’épanchement d’un ou de plusieurs filons encore inconnus.

Grâce à ces richesses naturelles, la Belgique fut île bonne heure renommée pour sa fabrication de verre; Charleroi, Jumet, Namur, Chimay en furent les centres principaux. Dans le xvme siècle, de nombreux privilèges furent accordés à des établissements de verreries à Namur. à Gand, à Charleroi, à Gosselies, à Ghlin, à Bruxelles, etc.

Mais la fabrication des cristaux et des glaces coulées ne fut introduite que plus tard. M. Dartigues et M. Kemlin fondèrent les premières manufactures de cristaux, l’un à Vonêche en 1802, et

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l’autre au Vàl-Saint-Lambert en 1826. Ce fut seulement à l’exposition de 1841 que parurent les premières glaces coulées de la Belgique ; elles avaient été fabriquées à Oignies par la Société anonyme des manufactures de glaces, verres à vitres, etc., de Bruxelles. On en fabrique encore aujourd’hui à Oignies ainsi qu’à Floreffe et à Courcelles près de Charleroi.

Bien qu’il y ait des verreries autour de Mons, de Namur, de Liège et de Bruxelles , c’est surtout dans l’arrondissement de Charleroi que se concentre cette industrie qui, en vingt-cinq ans, a plus que quintuplé : au lieu de 8,278,260 francs qu elle avait produits en 1851 , elle donnait en 1873, selon M. Romberg, 46,212,050 francs. Les soixante-dix établissements quelle occupe, procurent un salaire relativement élevé à plus de douze mille ouvriers.

Dans la classe xix, nous ne voyons guère de services de table en cristal que ceux de la Compagnie anonyme des cristalleries et verreries namuroises; mais les verres à vitres de grandes et de petites dimensions en simple, demi-double, double, triple et quadruple épaisseur, ne manquent pas. Nous ne pouvons pas détailler l’exposition de chacune des maisons qui les ont fabriqués : nous citerons seulement la Société anonyme des verreries de Jemmapes, près Mons; la Société anonyme des verreries nationales à Jumet; la Société anonyme des verreries réunies de Boussu-lez-Mons; MM. Bau-

doux, Brasseur et C. L. Lambert, de Charleroi ; Daubresse, de LaLouvière; Deulin, Monnoyer et Schmidt, de Jumet; Fourcault etSchmidt-Devillez, • de Dampremy près Charleroi ; Mondron , Morel et Schmidt frères, de Lodelinsart; la Société anonyme des verreries de Charleroi, dont les verres sont fondus dans un four chauffé par le gaz au charbon ; et M. Bivort, dont l’établissement a introduit en Belgique, en 1869 , le travail au gaz pour la fabrication et le soufflage du verre à vitres.

A côté de ces verres ordinaires, nous remarquons les verres colorés de M. Baudoux, depuis la feuille bleu-massif, dont le prix est de 34 fr. jusqu’à la feuille vert-plaqué dont le prix s’élève à 130 fr. ; l’imitation de verre ancien pour les églises, de M. de Dorlodot ; les panneaux peinture sur verre et glace gravée, de M. Reverdy ; les médaillons mosaïque de M. Pluys; le vitrail destiné à l’église Saint-Jacques à Anvers, saint Rock présenté au pape, parM. Capronnier; les deux verrières, style Renaissance, du salon royal, et le vitrail destiné à l’église d’Assche, Invention de la Sainte-Croix, par M. Dobbelaere ; les deux vitraux peints: saint Jean , style XVe siècle, adoration des bergers , style XIIIe siècle, de M. de Craene.

Quant aux glaces, il y en a d’une épaisseur et d’une dimension vraiment prodigieuses. Ce sont les produits de l’usine de Sainte-Marie d’Oignies, près Tamines, et ceux des Sociétés anonymes de Courcelles et du Hainaut.

A l/liXrOSITION DE 1«78.

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