BRONZES D’ART , FONTES D’ART DIVERSES, METAUX REPOUSSÉS
L’industrie des bronzes et des fontes d’art n’est pas encore très-répandue chez les Belges ; elle relève pourtant entièrement des arts du dessin qui, comme, nous l’avons vu, sont généralement cultivés, et de plus ello peut trouver dans les excellents métaux du.pays toutes les conditions de succès désirables. Les Belges, en effet, ont des fontes de fer au coke très-tenaces et denses qui, pour divers moulages, offrent plus de corps que les produits similaires français, et sont plus légères, plus susceptibles d’un travail fini que les fontes allemandes.
Ils ont en outre un parti fructueux à tirer du zinc, dont leur pays est le principal centre de production.
Quelques essais heureux ont été faits dans ces derniers temps, et la Compagnie anonyme des bronzes réunit aujourd’hui un ensemble qui témoigne que de grands progrès ont été opérés. Ses bustes, ses garnitures de cheminées, ses appareils d’éclairage, son chapiteau d’ordre corinthien prouvent qu’aucune partie du bronze ne lui est étrangère, et les deux figures qu’elle a exposées dans le compartiment de la Société de la Vieille-Montagne, indiquent qu’elle saura puiser à cette mine féconde du zinc d’art.
En dehors de cette Compagnie, nous ne voyons de travaux en bronze que chez M. Arens (plats et bustes), chez MM. Tissenet Volant (une pendule et un lustre style Louis XIV).
Mais il y a quelques objets de luxe en cuivre, tels que les lustres et suspensions, genre ancien, de M. Vandevelde ; les garnitures en cuivre poli, style Renaissance, de M. Swéron; le grand lustre de 60 lumières à gaz avec les deux grandes girandoles à 8 lumières, en cuivre poli, même style, de M. Wilmotte; le bénitier en cuivre repoussé de M. Dryepondt-Brans ; les plats et les quatre foyers en cuivre repoussé de M. Jacquet-Labaer.
A l’iîxposition de 1S7S.
CLASSE XXYI