HABILLEMENT DES DEUX SEXES
Les objets d’habillement qui dominent le plus dans cette classé sont les chaussures et les chapeaux. Sur 25 exposants, il y en a 11 pour la cordonnerie et 4 pour la chapellerie.
La cordonnerie belge a un débit assez actif même à l’étranger. Nous ne pouvons passer en revue les chaussures en tous genres qu’elle a exposées ; mais nous appelons volontiers l’attention sur deux montres qui nous ont arrêté. L’une plaira aux chasseurs, c’est celle de M. Vandenbos, inventeur et fabricant de bottes de chasse imperméables, d’une pièce, sans coutures. L’autre, qui appartient à M. Watrigant, tentera plus d’une dame : Bottines velours rubis, doublées satin blanc ; bottines dentelle garniture en plumes ; mules velours bleu marine, boucles en or ! Pour le prix d’une seule paire de ces petites chaussures, on chausserait toute une compagnie de grenadiers.
La chapellerie de la Belgique n’a pas moins de succès que sa cordonnerie. La fabrication des tresses et chapeaux de paille, qui s’exerce dans les provinces de Limbourg et de Liège, y fait l’objet d’une exploitation qui ne dessert pas seulement l’intérieur du royaume. Il en est de même des chapeaux de feutre qui s’expédient en grande quantité aux pays d’outre-mer. La manufacture de feutres
et chapeaux (Société anonyme) nous en montre une collection variée. Quant aux chapeaux de soie, les Belges en font aussi, mais ils n’en exportent pas.
Les autres objets d’habillement sont peu nombreux dans la classe xxxvm. Nous voyons bien les fleurs artificielles de M. Dassonville, les vêtements de mineurs de M. Pavoux, les paletots imperméables de M. Zinjé, les costumes de touristes de M. Waelput,,les vêtements militaires de M. Yalckx, les perruques de MM. Coryn et Paternotte, les pantalons et gilets à 8 poches (nous disons huit poches) de M. Vermeir; mais tout cela ne forme pas un ensemble complet, et, dans une exposition qui concerne les deux sexes, nous ne voyons absolument que des vêtements d’hommes.
Nous nous sommes demandé, en passant, pourquoi, au milieu de tous ces objets d’habillement, figurent les tableaux en cheveux de M. Erkens. Il y a là des paysages suisses et allemands qui ressemblent beaucoup à des œuvres d’art.