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PRODUITS AGRICOLES NON ALIMENTAIRES

La classe xlvi comprend des matières textiles comme la laine et le lin, des produits employés dans l’industrie et l’économie domestique comme

lo houblon, et les plantes oléagineuses, le tabac, les matières tannantes et les fourrages.

Laine. — L’introduction des races étrangères et leur croisement avec les races indigènes ont augmenté la faculté de reproduction de l’espèce ovine et amélioré la qualité des laines. M. Bodart de Louvain en a exposé de plusieurs espèces.

Lin. — Le lin est une des plus importantes cultures industrielles du royaume : il occupe près de soixante mille hectares ; et pourtant il exige de l’agriculteur, pour l’engrais, pour la main-d’œuvre et pour la graine à semer qu’on fait venir de Riga, des avances qui ne sont pas évaluées à moins de 500 et parfois de 700 francs par hectare. Il est généralement très-beau. On peut en juger par l’assortiment de tous les lins teillés de la Belgique, qu’a envoyé M. Taulez-Bottelier etpar les diverses espèces teillées et non teillées qu’ont fournies MM. Careel, Carron, Coussement, Leclercq, Lefebure, Lefebvre-Lambelin, Matthieu, Aeens et Àruyf.

Houblon. — La culture du houblon, comme celle du lin, exige beaucoup d’avances et de travail : les frais s’élèvent à 6 ou 7 francs par are. Il est vra que, lorsque la récolte réussit, le rendement peut être de 12 et de 15 kilog. pour la môme étendue. Ce sont les environs de Poperinghe et d’Alost qui produisent les houblons les plus estimés, et ces

a l’ exposition de 1873.

deux localités sont précisément représentées clans la classe xlvi par les produits appartenant à M. Lebbe-Bateman, de Poperinghe, et à Mme deWolf- Cosyns, d’Alost.

Matières oléagineuses. — La Belgique ne manque pas de plantes oléagineuses puisqu’elle possède le chanvre, le lin, le colza, l’œillette, la navette et l’espèce de caméline appelée camomille de Picardie. Aussi produit-elle beaucoup d huiles et de tourteaux. Des fabriques d'huiles végétales 1 existent dans presque toutes les provinces; mais les centres principaux de cette industrie dont la main-d’œuvre peut être estimee à deux millions de francs par an, sont Anvers, la Flandre occidentale et le Brabant. Cent soixante huiles végétales figurent dans la classification exposée par M. Bernardin. Les exposants de cette catégorie sont d’ailleurs assez nombreux : nous nommerons MM. Brouhon, Deffaux, Herssens, Leduc frères, Pollet, Staes-Sprœlants et Vanderplasse.

Tabac. — Le tabac, qui est un produit importé d’Amérique et acclimaté depuis près de deux siècles dans l’Europe occidentale, s’est rapidement répandu en Belgique où la culture est beaucoup plus libre qu’en France. Chaque fermier flamand,

1 11 y a aussi des fabriques qui produisent les huiles minérales par la distillation des tourbes, schistes bitumineux, houilles, etc.

pour ainsi dire, en plante au moins pour sa consommation. Certains cantons en font la culture en grand, notamment aux environs de Comines et de Wervicq, où il acquiert une odeur pénétrante qu’apprécient les Américains eux-mêmes. Le tabac belge est exposé sous toutes les formes : en feuilles (Mme Cailleau-Clément), fabriqué (MM. Monney, Poulain-Devaux, Reynaert), sous forme do cigares (MM. Henrard, Kramp, Stein, Vandevin, Vermeulen), et en cigarettes (MM. Kiss et Vandon Derghe).

Les bois de teinture ne sont représentés que par MM. Mayer.

Quant au foin, il en est venu de Moll, province d’Anvers (MM. Van Eetvelde et Van der Graclit) et de Neerpelt, province de Limbourg (M. Keelhoff).

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