De Botterdam à La Haye
<;lieiniri de fer (Hollandsche yieren npoorteeç). Durée du parcours 8/4 b., prix 1 il. 20 c, 1 fl. ou 60 cents; sont libres les petis effets jusqu'à concurrence de 10 livres. ,// est fortement recommandé aux voyageurs^ de ne point sortir la tête ou les bras hors des portières"^ ; cet avertissement, affiché dans les voitures, est fort sage, car le convoi effleure presque les balustrades des nombreux ponts qu'il traverse.
Le pays se compose de monotones pâturages ; on ne voit autour •de soi que moulins à vent et canaux, par*ci par-là quelques arbres et quelques métairies. • Immédiatement après le départ on voit à g. le bourg de Delfshaven sur la Meuse, à dr. le village à^Overschie^ où naquit le célèbre marin Piet Hein (f 1629).
8chiedaxa (Doelenjj ville de 15,169 hab. , est le siège prin* «ipal des distilleries hollandaises (elle en renferme près de 200). Le genièvre qui s'y fabrique est renommé dans toute l'Europe. La drague est employée à engraisser environ 30,000 cochons par •an. Schledam, grâce à ses nombreuses cheminées, est en tout temps enveloppé d'une épaisse couche de fumée et de vapeur.
Au delà de Schiedam on découvre les tours de Ylaardingen, une des localités les plus importantes pour la „grande pêche", c'est-à-dire celle des harengs, appelée ainsi par les Hollandais en opposition à la pdche de Ja baleine, moins importante, à leurs yeux. Ylaardingen équipe annuellement environ 70 bateaux pour la pèche aux harengs. On paie pour la première tonne de ces poissons jusqu'à 700 û., mais le prix en fléchit rapidement et descend jusqu'à 2b fl.
Delft (Hôtel Casino) y ville de 21,161 hab. (dont un tiers sont •catholiques), est aituée sur la Sehie, qui la relie à Delfshaven «t è. la mer. En 1536 un incendie n'y laissa debout que cinq maisons ; en 1654, plus de 200 maisons furent détruites par l'explosion d'une poudrière. La ville était autrefois renommée par ses faïenceries. La plupart de ces fabriques ont cessé d'exister; en général Delft n'est plus ni ville de fabrique, ni ville de commerce.
Elle s'est rendue célèbre dans l'histoire par la moTt tragique du fondateur de l'indépendance néerlandaise. Guillaume le Taciturne, prince d'Orange. Ce fut le 10 juillet 1584 qu'il y fat assassiné par le Bourguignon Balthasar Gérard. Le lieu où cet attentat, provoqué par les édits de proscription du roi d'Espagne, fut •commis, est le PrinBenliof (cour du prince), édifice situé dans la rue qui conduit de la porte de La Haye à celle de Rotterdam, presque en face de l'ancienne église (p. 226), et servant aujourd'hui de caserne; le sous-officier du poste sert de guide aux Tisiteurs; on donne 25 à 50 cents aux soldats de garde. En
Bœdeker, la Hollande. 3^ édition. 15
226 RouU 36, DELFT. De RoUerdam
traTejrsAiit 1^ cour, une petite porte à dr. vous conduit à U place mémorable. On montre encore les trous que les balles tiri^es par Tassassiu ont fiûts dans la > nraraille. Cinq semaines après le^ meurtre, les £tats, convoqués dans ce même Prinsenho£, placèrent à la tête du gpuTernement le prince Maviri<^ de Nassau, fils de- Guillawne, âg^ alors de 17 ans.
L'église nenve (nieuwe kerkjy sur la Grand' Place, d^di^e autrefois à St^-Ursule /et dont la construction remonte à 1381, renferme le *monument en marbre, achevé en 1621 par H. dé Keyur et A. QueUyn, que les Etats firent ériger à la mémoire de Guillaume le Taciturne. Au milieu, sous une espèce de voûte soutenue par des colonnes, est couchée sur un sarcophage la statue du prince en marbre blanc. Entre les colonnes se tiennent quatre figures : la Liberté munie du sceptre et du bonnet- traditionnel, la Justice avec la balance et la devise de Guillaume r savis tranquilUis in undiSy la Prudence tenant une branche d'épineà la main , et la Religion , portant d'une main la bible et del'autre une petite église, le pied appuyé sur une pierre an^laire^ portant l'inscription: Christuê. Au chevet de la statue couchéese trouve une autre statue en bronze, représentant le prince assis et revêtu de son armure. Aux pieds de la première on voit le chien, dont la vigilance sauva un jour la vie du prince, lorsque, en 1572, au camp de Malines, deux assassins espagnols attentèrent à sa vie. La Victoire aux ailes déployées, également ei» bronze (haute de 2 m.), ne reposant à terre que par les doigts du pied gauche, est généralement considérée comme la partie la plus remarquable du mausolée. L'inscription dit que ce damier a été élevé „atteTnœ memoriœ OtUlielmi Nassovi, pairù pairiœ etc. quem PhUippua II, Hispaniœ rex, iUe Europœ timory (imuity non domuit, non terruity sed empto percussore fraude nefanda sustuUt". La même pierre recouvre les restes mortels de l'épouse de Guillaume et de son fUs Maurice (f 1625). L'église devint depuis le caveau de tous les princes de la maison de Nassau-Orange. Elle rebferme en outre un mausolée fort simple consacré à Hugues OroUus (p. 210), né à Delft et mort à Rostock en 1645. — Contre un pilier se trouve une plaque de marbre en commémoration de deux officiers d'artillerie tués en 1832 lors du siège de la citadelle d'Anvers (p. 110).
La Grand' Place est bordée à l'O. par lliôtel-de-viUe , bel édifice bâti en 1618. On y trouve quelques tableaux et diverses curiosités historiques.
La vieille église (oude kerk), construite au 11° siècle et dont la tour penche un peu, renferme le tombeau de l'amiral Maarten HarperUiOon Tromp (f 1653), qui fut vainqueur dans 32 combats sur mer. Le dernier combat qu'il livra aux Anglais et dans lequel il perdit la vie, est représenté sur le monument C'est lui qui, après avoir battu près des dunes la fiotte anglaise sous l'ami-
h La Haye. DELFT. 36. Route. 227
rai Blake, navigua à travers le canal avec un balai attacha au grand mât, pour signifier qu*il Tavait purg^ des Anglais. Un autre monument rappelle 1« mémoire- de l'amiral Piet Hein (f 1629), qui s'empara en 1628, au profit de la compagnie des IndJes occidentales, de la flotto espagnole dite la flotte d'argent, dont la valeur Ait ^valu^e à 12 millions de florins. Enfin nous ci^ tons encore le tombeau érigé par sa iîlle au naturaliste Leeu* wenhoek (f 1723J.
L'aeadémie royale pour les ingénieurs civils est organisée en vue des besoins particuliers des colonies néerlandaises; c'est ainsi qu'elle est pourvue d'une chaire spéciale pour les langues orientales. On y a placé la célèbre collection de modèles (vaisseaux , moulins, machines, etc.) autrefois établie au chantier de l'Etat à Amsterdam.
A la porte de Rotterdam, près du débarcadère des treltschuiten en destination de cette vUle, s'élève un grand et sombre bâtiment, entouré en partie d'un foSsé et -orné des armoiries de l'ancienne république de Hollande. C'était primitivement l'entrepôt de la compagnie des Indes Orientales; il sert maintenant d'arsenal. On y travaille le charronnage et la serrurerie pour les affûts des canons, les trains d^artlllerie et les charrois de l'armée ; quant aux canons, ils sont couMs à La Haye (p. 236). Il est en communication avec le laboratoire d'artillerie et les grands magasins de poudre, qui sont établis hors de la ville.
La distance de Delft à La Haye est d'une lieue et demie, que le chemin de fer met 15 min. à firanchir. L'étranger, cependant, qui désire se familiariser avec les particularités de la navigation en trekschuit (p. 189), ne pourrait choisir à cet effet un parcours plus agréable que celui de Delft à La Haye. Les départs ont lieu toutes les heures; le trajet n'est que d'une heure. Les maisons de campagne se succèdent sans interruption; leurs habitants se servent des trekschuiten pour se rendre visite, ce qui amène un renouvellement continuel de la société. Partout on voit des jardins, partout se montre, riche, mais monotone, la vie champêtre des Hollandais. Sur la g. on découvre le clocher du village de Rijswi^k, où fut signé en 1697 le célèbre traité de paix entre l'Angleterre, les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Espagne, d'une part, et la France de l'-autre. Le château de Nieuwbourçy appartenant au prince d'Orange, où le traité fut signé, a disparu; mais le souvenir de ce fait historique est perpétué par un obélisque de 21 m., érigé snr son emplacement en 1792 par le stadhouder Guillaume Y. Le poëte Tollens (p. 223) est enterré dans le cimetière de Ryswyck.
37. La Haye, hoU. s' Gravenhage. ou simplement s'Hagt ou den Haag,
HdteU. Hôtel Bellevue dans le parc, maison distinguée. Hôtel d e rs u r op e , lange HouUtraat 64. •HotelFilhri (Maréchal de Tttrenne)^ Korte Uoataraat 106, ch. et déj. 1 fl. 80, boug. 30 c, table d'fadte à 41/« h. IV2 Ûm V2 bt. de vin 76 c, serv. 40 c. OudeDoelen, Turnoiveld 240, prëa du théâtre (doet, nom d'enseigne fréquent en Hollande, signifie but; le plur. dœien désignait lea maisons de tir). Hôtel Toelast, Groenmarkt, ch. et déj. 1 fl. 60, Uble d'hôte à 4 h. a. t. 2 fl. Hôtel Paulez, en face du théâtre, recherché surtout par les familles hollandaises. Tw.e» Steden, au Buitenhof. *Hôtel Bacs j on (ci-devant Boschsche Verfauis), 8pai, ch. et déj. 1 fl. 70 c, dîn. avec vin à 51/2 b. 2 fl., serv. 90 c. Hôtel des Pays-Bas, prés de la station. du chemki de fer. Hôtel Bois-le- Duc, Spui 405. Heeren Logement, Voorhout, vis-à-vis le théâtre. Lion d'or, Hofstraat. Orosscr Kaisershof, Buitenhof.
Oafés. Zuid-Hollands Koffijhuis sur le Groénmarkt, près de rhôtel-de-ville ; c'est le plus grand. Café Français, côté sud du Plein; Belvédère, Buitenhof. *Van der Pijl, Café-restaurant, Plaat« 27, bonne restauration, dîners à 1 fl., 1 fl. 25, 1 fl. 50 c. (5 plats de viande), 2 fl. *Bière de Bavière (le verre 15 c, le cruchon 2o c.) chec Heisaer, Raamstraat, T. 125, près du groote Markt ^ ^'Ville d'Erlangen, eerste Wagenstraat 4, excellente bière de Bavière.
Oonflaerie de M œ n c h c n , lange Houtstraat.
*2>e Bo«r*s Baiar, dans la Zeestraat (continuation du Nord-Einde), sar la route de Scheveningen, choix fort riche d'ol^eta chinois et japonais, magasin unique dans son genre; on y trouve une variété infinie d'objets de quincaillerie, de bronzes; de cristaux, de vases, d'armes, d'antiquités indiennes, de bustes, de statues, de tableaux etc. On ne peut visiter cet établissement qu'en y achetant quelquechoae ou en donnant un pourboire, ou bien, ce qui est le plus avantageux, en prenant pour 75 c. un billet de loterie dont chaque numéro gagne.
Théâtre. Représentations françaises les lundis, jeudis et samedis; représentations hollandaises, les mardis et vendredis (ces dernières en hiver seulement). Prix: stalles de parterre 3 fl., Ires loges 21/2 fl-> *>»phithéâtre IV2 A» 2e« loges II/2 fl. et 2 fl., parquet 1 fl. 20 c. On commence à 7 h.
Omnibus, 20 cents la course, le bagage non compris. Pour Scheveningen, voy. p. 237.
▼igiUntes du chemin de fer en ville 60 c, pour Scheveningen, 1 à 4 pers. IV2 flô aller et retour, 2 fl.; jusqu^à la maison de bains de Scheveningen, 1 à 4 pers. 2 fl. , aller et retour 21/2 A- A la porte de Scheveningen on trouve aussi des voitures à un cheval, mais qui ne sont pas toiyours très-propres; la course à Scheveningen aller et retour et une V2 b. de séiour, coûte 75 cents par personne. — Trekschuit, 15 cents, voy. p. 237.
Yoitnrss de louage. Koens, sur le Groenmarkt, Starrenburg, près de la porte de Scheveningen et plusieurs autres. Une Toiture à un cheval, pour aller à Scheveningen par l'ancienne route, en revenir par la nouvelle et se rendre encore à la maison du Bois (p. 236), coûte 3 fl.; cette promenade demande 3 à 4 h. de temps. En parttint à 6 h. du matin, on peut se baigner à Scheveningen, assister à la vente des poissons (p. 23B), déjeuner, revenir, voir la maison du Bois (p. 236) et descendre à La Haye vers 10 ou 11 h. devant le musée. De cette façon, on ne perdra pas une minute.
Le voyageur pressé se contentera de voir: le Musée (p. 230), les statues (p. 234), le Binnenhof (p. 229), de Boers Bazar (v. pi. h.); une excursion a Scheveningen fera nécessairement partie du programme des voyageurs. Le chemin de fer est à 20 min. du musée. Près de la station, à la porte SE., se trouve la grande fonderie de fer d'Enthoven^ près de laquelle sont placées des copies des statues de Coster (v. p. 246) et de Rembrandt (v. p. 263).
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mnnenhof, LÀ HàYE. 37. RouU, 219
La Hafe (82,620 hab. dont Va catholiques) ^tait d'abord une résidence d« chasse des comtes de Hollande, d*où lai vient le nom s'Qraven Hagty le parc des comtes. Elle a continué d'être une résidence princière et porte encore ce cachet spécid, qui la distingae de toutes les autres villea du pays. Toutefois elle n'obtint le titre et les droits de -ville que sous le règne de Louis Bonaparte. Parvenue au rang d'une grande ville grâce au séjour de la cour , des diplomates et d'un grand nombre- de familles nobles, à la présence d'une forte garnison et comme siège des principaux corps de l'Etat, elle est dépourvue de ces ressources de richesse (commerce et industrie) qui ont fait fleurir les autres cités ^du pays.
Aucune autre parmi celles-ci ne possède autant de belles rues, de somptueux édifices et de places publiques spacieuses et grandioses. On remarque surtout sous' ee rapport le quartier du NE.; ici s'étalent au Yijverhtirg (montagne du vivier), au KneaUfrdijk (digue du linot), au Utngt et kortt Yoorhmd (avant-bois) et au "Nooi^deinée (extrémité du nord), de longues files des plus splen* dides hôtels. Le Ptmèençrachi , sur le côté S., n'est pas moins remarquable à cet égard.
La partie la plus animée de la ville s'étend aux environs du Vijvtr (vivier), étang situé presqu'au centre de la ville, avec un îlot et des cygnes, et bordé d'avenues de beaux arbres. C'est Ici que demeurent les membres de la famille royale et du corps diplomatique, les ministres et autres grands dignitaires.
La grande place, sur le côté S. du Vijver, s'appelle le j5t«ttenhof (ou cour extérieure). Elle est décorée de la ^statue de ChUllanme II (f 1849) (pi. 23). Le monarque est représenté en habit militaire, mais sans manteau. Sur les côtés de ce monument, on voit quatre figures, en bronze de même que la statue, et symbolisant la majesté, l'histoire, le bien-être et la gloire militaire. Le côté de face porte rinscription : Aan Koning Willem II b€t nederlandêch volk 1853; le côté opposé reproduit cette même inscription en latin; les côtés latéraux portent les armes du royaume, un lion tenant une épée, et les noms des batailles auxquelles le prince a pris part : Badajoty ViUoria, Salamanca, Quatre" BrcUj Waterloo, HasseU, Leuven (Louvain).
Le Vijver est borné au SO. par le Binnenhof (ou cour intérieure, pl.21), assemblage irrégulier de bâtiments anciens et modernes, présentant un aspect tout à fait moyen âge et entouré de fossés comme une forteresse. Au centre de ces bâtiments se trouve une cour, dans laquelle on entre par trois ponts et autant de portes. Au SE. de cette cour s'élève un bel édifice moderne, jadis le palais des stadhouders, maintenant le palais àe la seconde chambre des Etats-Oénéraux. La première chambre a son local sur le côté opposé. Dans le corps de bâtiment qui s'avance dans la cour et qui frappe aussitôt la vue quand on entre du côté du
230 B0UU 37. LA HAYE. Mmét.
Bnitenhôf, se troave nne grande salle grotbiqne avee «n beau plafond en charpente : c'est le loe<Â de la loterie. Plusieurs autres administrations publiques ont leur sitfge dans les bâtiments du Binnenhof.
Le Binnenhof et le Buitenhef ont été pendant -les temps glorieux de la république les témoins de deux éri^nements qui remplissent deux sombres pages dans les annales des Pays-^Bas. Le 24 mai 1619 un échafaud, dressé dans le Birtnenhof, Tit tomber la tête d*un des plus grands citoyens de la république, le grande pensionnaire de Hollande Jean Van Oiden-Bamevéiét, qui avait blanchi dans les travaux utiles à l'Etat. 11* Azt victime de la protection puissante qu'il accordait au parti des Arminiens, et bien plus encore de l'envie que portait à sa hante influence sur les esprits le Stadhouder Maurice. Barneveldt ftit \n%é par 26 commissaires vendus au prince Ni les instances de l'envoyé de France du Maurier et de la princesse douairière d'Orange, ni les eupplications de la famille, qui demandaient d'autres Juges, ne parvinrent à fléchir la résolution du stadhouder. La lettre écrite par Olden-Bameveldt à sa femme et à ses enfants avant d'être conduit au supplice, est un monument de tendresse et de grandeur d'âme.
La porte qui sépare le Buitenhof du Plaats, la QevangewpooH^ rappelle un autre événement tragique. Ce fut là t^ue ComtiUe de WÏM, faussement accusé d'avoir comploté contre la vie du prince Guillaume III, fut retenu prisonnier en 1671. Ce fut là que Corneille et son frère Jean, le grand-pensionnaire, furent mis en pièces par une foule fanatisée. — La maison oncupée par Jean de Witt se trouve à quelques pas de là, au 'Kneaterdi|lt, en fAce de la Hoogenieuwstraat; Barneveldt demeurait dans une maison englobée maintenant dans les bâtiments du ministère <[es finances.
- A l'entrée NE. du Binnenhof on reiaarque une maison isolée, précédée d'une cour entourée d'une grille; c*est la maison du grince Maurice, bâtie par le prince Maurice de Nassau (f 1663) ^antehac in Brasilia per octennium terra maWçtie prafeetu» generaHe, ducatu8 CUviensiiy prineipcUiu Mindensis ae comitaiuum Markœ et Bavenbergiœ gvJbemator^i tels sont les titres que lui donne l'Inscription qui se lit sur son monument à Clèves. Cette maison renferme le ^uiée (pi. 12), comprenant une galerie de tableaux à l'étage supérieur et une collection historique et ethnographique à l'étage inférieur. La galerie de tableaux est ouverte au public tous les jours de la semaine, de 9 à 3 h. (le samedi de lOVs à 1 h.); le dimanche on paie une entrée de 50 cents. Les tableaux, au nombre de 300 environ, appartiennent en majeure partie à l'école hollandaise, dont l'époque glorieuse est le 17® siècle. (Le catalogue se vend 50 cents.)
Salle d'entr/e (en commençant à gauche). 134. SchaXken^
Mutée,