D'Amsterdam à Groningua par Zwolle
Colonies aréoles de Frederiksoord, Wilhelmineoord et Willemsoord.
Bateau à vapeur pour Kampen et Zwolle, chaque jour en 5 h., v. p. 252. Diligence pour Groningue en 11 h. Qui veut ne se rendre qu'à Groningue, et ne pas voir Kampen et Zwolle, se rend par le bateau à vapeur en 4 h. d^Amsterdam à Ztcarisluii^ qui est à mi-chemin entre Zwolle et Heppel, et gagne ainsi 1 ou 2 heures. — (Les chiffres placés à la ligne devant les noms de villes, signifient les lieues de distance.)
Le voyage sur le Zuiderzée (le lac Flévon des anciens) et la ville de Kampen ont été décrits R. 33.
2 Zwolle (Kaherakron; Heerenlogement)^ capitale (19,660 hab.) d€ la province d'Over-Yssel (p. 218), est situé sur une petite rivière appelée l'eau noire (Zwarte Water), qui se jette dans le Zuiderzée. On ira voir la belle chaire sculptée, dans l'église de St-Michel; l'orgue de cette église est un des meilleurs des Pays- Bas. Thomas de Kempis, l'auteur (?) de r„imitation de Jésus- Christ", vécut 64 ans dans le couvent du mont St^-AgnhSj et y • mourut en 1471 à l'âge de 92 ans. Ce mont, situé à 1 1. de Zwolle, sert encore de cimetière aux habitants aisés de Zwolle, parce que, dans les environs immédiats de la ville, chaque fosse
284 Route 47, MEPPEL.
que Ton creuse se remplit immédiatement d'eau. Une vieille pierre tumulaire de ce cimetière passe pour celle de Thomas de Kempls.
43/4 Meppel (Heerenlogemerit), ville de 6900 hab. 1
Les colonies de pauvres à Frederiksoord, Wilhelmineoord et Willemsoord sont situées au N. de Steenirijk, petite ville à 3 1. N. de Meppel. La disette de 1816 et de 1817 ayant considérablement augmenté le nombre des indigenta en Hollande, il se forma une société sous la direction du général van den Bosch, dans le but de fonder des colonies de pauvres. Bientôt cette association eut plus de 20,000 membres , payant cliacun 2 fl. 90 c. par an. Elle acheta des landes propres à son but, et y fit un premier essai avec li) familles pauvres , dont chacune obtint une mai.'-onnette. Le village qui se forma ainsi reçut son école, son magasin, sa salle à filer, et des mai8on.s de surveillants. Cet essai ayant réussi, la société fonda les trois colonies mentionnées.
Les colons sont des pauvres d'une réputation intacte, des orphelins, des enfants trouvés etc., que les villes ou villages obligés de pourvoir à. leur entretien, envoient dans ces colonies par suite de contrats pa.'îsés avec la société. Chaque colon reçoit an moins 3 hectares de terre, dont la moitié est déjà cultivée, une vache et un pourceau, souvent plusieurs moutons.
Tons les travaux se font sous la suinreillance d'un employé de la société. Les colons d'une paresse Incorrigible sont envoyés à la colonie pénitentiaire d^ Ommerscham (v. pi. bas). Les maisons sont visitées presque tous les jours i la discipline est tout-à-fait militaire. En 1855 les trois colonies comptaient 2760 habitants.
Pour aller de Frederiksoord aux maisons d'orphelins et de mendiants de Veenhuizen, on passe par l'école d'agriculture de Wateren, fondée par la société, et située à 2 1. de Frederiksoord, et à 3 1. de Veenhuizen. Cette école, fondée en 1823, a pour but de donner un enseignement théorique et pratique d'agriculture aux enfants des colqns et aux orphelins qui se distinguent par leur talent. On y compte généralement 72 élèves, dont chacun à 38 verges de terrain à cultiver à sa guise. A 21 ans les élevés quittent l'établissement pour retourner dans leur patrie, ou être placés comme employés dans lea colonies.
Les colonies de Veenhuizen, à 3 1. O. d'Assen, se composent de 3 grands édifices éloignés de 10 min. l'un de l'autre, où demeurent,, dans l'un des enfants, dans les deux autres des mendiants. La colonie d'Ommerschane, à 3 1. SE. de Meppel^ reçoit les colons paresseux de» autres colonies, et sert en même temps dé maison de refuge et de correction pour les mendiants. Elle date de 1821. La discipline y est très-sévère. Les mendiants y sont également occupés à l'agriculture et a divers métiers. On y comptait en 1855 2290 colons.
La population totale de toutes ces colonies était de 10,689 en 1854. Ce» établissements sont un véritable bienfait pour le pays ; les résultats obtenus sont excellents. Néanmoins les contributions particulières dont ils avaient été fondés ont diminué, et l'état est forcé de leur fournir une subvention considérable.
41/2 IHeverbrug.
4V2 Awen (Goldner Ramer) ^ chef- lieu de la prcvinc^ d& Drenthe, petite ville de 5000 hab. C'est à quelques lieues d'Assen qu'on trouve les sépultures appelées ^lits ou tombes de Huns", composées d'un cercle de gros^ rochers recouverts de.blocs analogues. Ces sépultures, dont Tacite fait déjà mention dans son histoire (Germanie^ ch. 37 j, n'ont cependent plus leur forme primitive On en a extrait une grande quantité d'outils, d'armes, de vases, etc. Au musée des antiquités à Leyde (p 243) on peut en voir un modèle.