‹ La Belgique et le Congo, le passé, le présent, l'avenirChapitre 40 sur 125 · H2 LA BELGIQUE ET LE COXC.O · texte numérisé non relu

H2 LA BELGIQUE ET LE COXC.O

qui avaient valu îîa.'ibO (rancs imi 1900, lomheut à 7 GOO francs au retour de la Commission denquùte. puis à 4.700 francs; celles de l'Anversoise llrcliissent en proportion, et la silualiou des sociétés dovi«Mil tout à fait misérable, lorsqu'en 1909 l'État décide de suspendre la contrainte au travail dans les territoires qu'il exploite pour leur compte, eu se bornant à leur remettre le caoutcbouc (jue les indigènes lui apportent volontairement.

Reste à savoir si les actionnaires, qui se déclarent frustrés par ces mesures, ne parviendront pas à arracber au ministre des Colonies de nouveaux avantages.

Toutes les sociétés congolaises, au surplus, n'ont pas eu l'existence mouvementée de l'Abir et de l'Anversoise. Beaucoup ont écboué. D'autres végètent. Dautres, encore, comme la Compagnie du Lomami et la S. A. B. ont eu un développement normal. Quanta la Société du Kasaï. elle a connu, depuis sa constitution, une prospérité presque continuelle.

On en jugera par les bénéfices qu'elle a réalisés et par les quantités de caoutcbouc et d'ivoire qu'elle a mises en vente, de VM)i à 1909 :

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Au poiiil (h- vue des actionnaires, ces résultats sont (tii ne peut |)lus satisfaisants. Mais, dans l'ensemble, il ne parait pas douteux que si l'Ktat Indépendant, au lieu de partager le tiers du Con^o entre quelques puis.santes sociétés, possédant un monopole d(! droit ou de fait, avait niaiiiteini le régime du commerce libre, les bénélices de (lucbjues-uns eussent été

LliS RliSULTATS DU REGIME LEOI'OLDIEN 113

moins exorbitants, mais les bénéfices globaux du commerce européen eussent été bien plus considérables.

En résumé, qu'il s'agisse des Sociétés, du Domaine Privé ou du Domaine de la Couronne, l'exploitatiou du Congo, de 1892 à 1900, a présenté, presque partout, les mêmes caractères : on y a fait, tout juste, ce qui était indispensable pour occuper le territoire, créer des moyens de transport et des voies de communication, empêcher que les travailleurs noirs ne soient décimés par les maladies, donner l'impression que l'on ne négligeait pas, tout à fait, les intérêts de la civilisation ; mais, si l'on fait abstraction des œuvres fondées par les missions, par la Compagnie du chemin de fer et par quelques hommes qui valaient mieux que le régime, on peut dire que l'occupation européenne, au Congo, n'a guère eu d'autres fins, pendant cette période, que de vivre sur le pays et den écrémer les richesses naturelles.

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