LA REPRISE ET LES RAPPORTS ENTRE LA HELGIQUE ET LE CONGO
rente n'avaient pas figuré plus tôt au bud},a't, cest que la Fondation en assurait cllc-niènie le service et remeUait à l'Ktat les sommes nécessaires à col el'let :
« 4'^ (Juc la Fondation avait dépensé en Belgique bien au delà de ces sommes ;
« '.j' Qu'elle avait remis en immeubles et travaux un capital de 28.127.000 francs à l'Ftat belge. »
J'ai attesté dana la séance du 25 airil 1908 que ces déclarations étaient sincéi'es, et je l'atteste encore. Jai toujours cru qu'elles correspondaient à l'exacte vérité.
Je uai pas besoin de dire que si je n'avais pas eu cette coniictioa absolue, je n'aurais pas parlé comme je l'ai fait...
.M. Bektranu. — Et aujourd'hui ?
.M. Uk.nkin, ministre des Colonies. — ...mais je dois reconnaître aujourd'hui, à la lumière de faits nouveaux, qu'en plusieurs points elles étaient, </ mon insu, inexactes. [Exclamations à gauche et à l'extrême f/auche.^
yi. Vandervelde. — Alors, vous avez été trompé par le Roi ?
M. Rexkix, ministre des Colonies. — Je dis ce ({ue je dis. et rien de plus.
M. Fléchet, — C'est la conclusion de ce que vous dites.
M. Nexjeax. — Uu'avez-vous fait pour ne pas être trompé ?
Il était uaturellement impossible que de telles explications satisfassent la Chambre. Les orateurs qui prirent la parole après le ministre des Colonies, eurent pour lui des mots très durs. M. Paul Janson s'écria : « Quand un ministre a induit la Chambre en erreur, il n'y a qu'une chose à faire, c'est de s'en aller. « M. Hymans, leader de la gauche modérée, taxa M. Renkin d'impéritie. M. Vandervelde constata que si le gouvernement n'avait rien su, n'avait rien vu, avait tout ignoré, il avait fait preuve d'une légèreté sans nom-.