Kamiiauo, loc. cit
•Jo2 LA HKLr.IQUE ET LE CilNCO
" — Les calholiques prélendeiil cela, mais qu'ils le prouvent.
« — Mais c'est bien facile, Luther, le père des protestants, fut d'abord un prêtre calholiciue. Mais il devint orgueilleux. Pour se vensjer du Pape, il changea la doctrine de Jésus- Christ
« — Mais Luther est un saint !
« — Bah ! Un drùle de saint, un orgueilleux, un ivrogne, (jui, après avoir bu et mange à l'excès, est mort misérablement'. »
Et ainsi de suite.
Pour être juste, d'ailleurs, il faut dire que si les jésuites uainient pas les protestants, ces derniers ne se montrent pas moins durs pour les jésuites, et c'est chose triste, en somme, (jue de voir les diverses confessions se disputer les indigènes par de tels moyens et leur remplir la cervelle de notions dont ils n'ont que faire.
Aussi est-il désirable qu'à côté des écoles librement créées par les missions, il y ait au Congo, comme eu Europe, des écoles jîubliques, accessiJ)les à tous les enfants, et où l'enseignement soit donné en dcliors de toutes préoccupations confessionnelles.
Les questions (|ui ont été traitées dans ce chapitre — partici|)ati()n des indigènes à l'administration, assistance médicale, développement économi(iue, enseignement — sont intimement liées entre elles.
Il va de soi, tout d'abord, fjue des écoles soni indispensables pour fournir an gouvernement colonial des (•/('/7i"\. d(»s agents subalternes, — en attendant (jue des fonctions plus hautes puissent être exercées par des noirs, — et, aussi, des chefs r;i pailles (!«• lire une circulaire, de comprendre la portée d'um^ intervrnlidti '^^luveinenienlale.
I)"auln' |»arl, les progrès dc^ rensJM'gnenienl iinnicllionl île