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SA MAJESTÉ LE ROI DES BELGES

Les tableaux que possède Sa Majesté le roi des Belges sont rassemblés à Bruxelles dans les appartements du rez-de-chaussée du palais royal, et dans le château de Laecken, où un récent incendie en a. par malheur, anéanti quelques-uns. Malgré ce désastre, la collection contient encore des œuvres intéressantes, soit des écoles anciennes, soit des écoles modernes, qu'il nous a paru utile de signaler. En adressant une demande à M. le grand maréchal du Palais, les amateurs peuvent être autorisés à visiter les palais où ces. peintures se trouvent réparties.

Angelico da Fiesole (Fra Giovanni), dit Fra Beato. Florentin, 1387-1455.

La Vierge et V Enfant Jésus.

Sur un trône élevé, derrière lequel trois anges tendent une draperie il fond d'or, la Vierge est assise, de face, vêtue d'une robe rouge et d'un manteau bleu; elle tient debout, sur ses genoux, l'Enfant Jésus vêtu d'une robe rose; au premier plan, deux anges musiciens.

H., 1,05; L., 0,56. B. — Collection de la princesse Charlotte de Galles. Exposition n'-l rospective de Bruxelles en 1886.

Delacroix (Ferdinand- Victor-Eugène). — Français, 4 798-1863. Les Miracles de saint Benoît.

Copie du tableau de Rubens décrit ci-dessous.

H., 1,50; L., 1,92. T. — Ce tableau, qui fut fait, d'après M. Tencé, en 1841, chez M. Georges, expert à Paris, fut acheté 6,500 francs, à la vente posthume du maître, et 18,000 francs, en 1852, à la vente Pereire.

Le Martyre de saint Sébastien.

Au fond d'un ravin est étendu le saint martyrisé ; deux femmes le sccourènt; l'une, à droite, lui retire une flèche de l'épaule; à gauche, au premier plan, un casque et une épée.

Signé à droite : Eug. Delacroix, 1858.

H., 0,55; L., 0,46. B. — Gravé à l'eau-forte, par Flameng, dans la Gazelle des Beaux-^ Arts (1859), et dans le catalogue Laurent Richard. Acheté 10,000 francs, en 1868, à la

BRUXELLES

vente Kalil-Bey, el 31,500 francs, en 1873, à la vente Laurent-Richard (N« 1353 du catalogue Robaut.) Delacroix a souvent reproduit ce sujet. L'exemplaire le plus important est le tableau qui décore 1 église de Nantua (Ain).

Gallait (Louis). — Bel^o, 1810-1887.

La Tentation de saint Antoine.

A gauche, le saint étreint un crucifix; à droite, une jeune femme ,nue, debout, vue de face, est présentée par un démon. Signé à gauclie : Louis G.4llait, 1848.

H., 1,40; L., 2,30. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Salon de 1848 à Bruxelles.

Hobbema.

Une chaumière sous des chênes.

Au |)remier plan, des paysans sur le hord d iui ruisseau; à gauclie, un l)ou(juet d'arbres; au milieu, en pleine lumière, au second plan, une Terme, un lac et une église à l'horizon.

H., 0,79; L., 0,64. — Anciennes collections Watson-ïaylor, Nieuwenhuys, Héris. — • Une des œuvres les plus remarquables du peintre, digne pendant du Moulin que possède le Louvre. » (Emile Michel, Hobbema, p. 49.)

Keyser (N. de). — Belge, 1813-1884.

Milton dictant le Paradis perdu à ses filles.

Leys(HKMlI). — Belge, 1816-1809.

VInstitution de la Toison d'or.

H.. 1,84; L., 2,97. T. — Gravé en partie par Salmon et par Leys lui-même. Peint en 18G2. Exposition universelle de Londres. « C'est une grande scène d'apparat qui, de loin, semble un feuillet détaché d'un monument du xv"= siècle. Sans mentir en quoi que ce soit à la vérité historique du ton local, M. Leys a noyé les vivacités de détail dans la puissante chaleur de r«'nsemble, et son tableau est à la fois somptueux, intime et solennel, comme la cérémonie qu'il raconte. » (Paul M.vî«tz, Gaz. des Beaux- Arts, K*^' série, t. XX, p. 315.)

Promenade hors des murs.

Sur un sentier Ijordé d'arbres dépouillés de leurs feuilles, au milieu, un couple d'amoureux; à gauche, des groupes se donnant le bras, d'autres assis; au second plan, au milieu, sur un banc, Faust et Wagner; à gauche, une famille, se composant du père, de la mère et de deux enfants; au fond, les remparts de la ville dont les édifices se profilent à l'horizon.

H., 0,72; L., 1,05. T. — La partie droite du tableau a été gravée par le peintre luimême. Peint en 1854. Exposition universelle de Paris en 1855. Acheté à cette époque par le roi des Belges, alors duc de Brabant. « M. Leys semble avoir été le contemporain

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