COLLECTION DE S. M. LE ROI DES BELGES
de ces honnêtes citadins, si heureux d'être sortis de leurs arrière-boutiques et de leurs chambres basses, tant il a rendu leurs physionomies, disparues du monde, avec une intimité familière. On ne retrouve plus de telles figures que dans les vieilles planches sur bois qui portent le monogramme d'Albert Durer et d'Holbein. » (Th. Gautier, les Beaux-Arts en Europe, II, p. 212.)
Rubens (Pierre-Paul).
Les Miracles de saint Benoit,
Au sommet d'un escalier se dresse l'abbaye du mont Cassin devant laquelle, sur le palier, se tient saint Benoît, accompagné de deux moines, de profil tourné vers la droite. Il chasse l'écuyer que Totila, roi des Gotlis, lui a envoyé, revêtu de ses habits royaux, pour le tromper; à droite de cet écuyer, un porte-étendard, un soldat couvert d'une armure, et des chevaliers debout, sur les marches de l'escalier, frappés d'effroi devant la sagacité du Saint. A gauche, un autre escalier, en haut duquel cinq moines reçoivent des visiteurs; en bas, deux chevaux tenus à la main, un cavalier qui indique l'entrée du couvent à un groupe de mendiants parmi lesquels on remarque un estropié étendu sur un brancard, un père qui porte son eiifaTit, une possédée retenue par deux hommes, line vieilhî femme, irlii^ieux cl. uu malade grimpé à une colonne, dont deux antr(>s (•lr(>ii,ni(Mil la J)ase; au ciel, le Christ, les pieds sur un Li\o\)(' terrestre; saint Pierre, .saint l'aul, la Vierge et un ange portant la croix.
H., J,.">~; 1.., 2,:iS. T. — Fig., 0,60. — Gravé par Ramus, dans le catalogue Tencé. Odiiiir par l(-s lu ritiiMs de Rubens à Gaspard de Crayer; vendu par ce peintre à l'abhaye d'Affligliem. Lors de la suppression des couvents, il passa dans la collection de M. .Schamp d'Averchoot, à la vente duquel, en 1840, M. Tencé l'acheta 25,700 francs. 1,0 roi des Belges s'en rendit acquéreur à la vente de M. Tencé, en 1881, au prix de HT, 000 francs. « Ce tableau, qui n'est pas complètement achevé, rappelle en plusieurs parties d'autres œuvres de Rubens. Le malade, vu en raccourci au premier plan, est dans le Christ déposé de la croix à Anvers. Le chef en manteau de fourrure, au pied de l'escalier, figure dans le Cyrus et Thomyris de lord Darnley; la possédée appartient au Miracle de saint Ignace à Vienne ; c'est une œuvre de grand apparat, plus brillante que profonde, où le maître a fait preuve de plus de^facilité que d'inspiration. L'édifice monumental, le drapeau déployé, le faux roi et son écuyer au geste déclamatoire, le ciel chaudement éclairé, le luxe des draperies, le large étalage et les amples mouvements des personnages en font une des toiles les plus emphatiques et les plus magistralement décoratives que jamais le maître ait exécutées. » (M.Rooses, II, 232. f Le musée d'Ypres en a une répétition ancienne de format moindre, avec quelques modifications au fond.
Deux jeunes lions.
L'un à gauche, au deuxième plan, vu de face, la patte posée sur le dos de l'autre, étendu au premier plan, la tête de trois quarts tournée vers la gauclie; tous deux ont la gueule ouverte.
H., 0,59; L., 0,7.3. T. — Acheté 80 guinées en 1827, à Londres, à la vente du duc de Bedlord.
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Le Christ triomphant de la mort et du péché.
Sous un portique supporté par deux colonnes torses, le Christ, debout sur un globe terrestre autour duquel est enroulé un serpent, est vu de (ace, drapé dans un manteau rouge, élevant de la main droite un calice, et de la gauche portant le labarum. A droite, saint Paul et un moine; à gauche, Élic, auquel un ange présente un pain et un verre, et Melchisédech, vétu d'une riche dalmatique, appuyé sur une amphore. Dans le ciel, l'Éternel, assis sur des nuages, entouré d'anges portant les instru nents de la Passion, un livre, un vase, etc.; au premier plan, un squelette, une croix, un chapeau de cardinal.
H., 0,10; 1.., 0,50. B. — Fif,'-, 0,24. — Tableau apporté d'Espagne, par Joseph Bonaparte. Acheti!, en 1H41, 42guinées à la vente du marquis de Camden, par M. Charles Brcdell dont la fille le vendit 430 li\Tes 10 schellings en \Hlô. Figura, en 1S59, à l'Exposition de Manchester (Buroer, p. 197). Tout entier de la main de Rubens. Cette esquisse date probablement des années 1615 à 1620. Le tableau définitif a liguré dans la vente faite le 12 mai 18T7 d'a-uvres provenant de diverses églises. On ne sait ce qu'il est devenu.
Sainte Thérèse priant pour les âmes du purgatoire.
Sur un tertre, le Christ, une draperie rouge autour, des reins, de Irois quarts tourné vers la droite, penche le visage vers sainte Thérèse agenouillée; au premier plan, quatre figures, vues en buste, entourées de (lammcs; un ange semble vouloir arracher l'une d'elles au Purgatoire.
H., 0,64; L., 0,50. T. — Fig., 0,50. — Gravé par Spruyt et lithographié dans le catalogue Patureau. Copie réduite du tableau d'Anvers, p. 228. Ce tableau fut vendu 700 florins en 1765, à la vente Rubempré; S:i5 florins, en 1771, à la vente Braamcamp ; 22,G0r> florins, en 1851, à la vente Van Saceghem ; il fut acquis par le roi, en 1859, à la vente Patureau, au prix de 16,000 francs. « C'est là probablement le travail d'un élève fort habile : la collaboration du maître est fort douteuse, quelques détails sont faibles, la figure de la sainte a quelque chose de commun, l'œil du vieillard dans le purgatoire est éteint; les anges ont des contours trop nets, trop tranchés. » (M. Roosbs, II, 353.)
Teniers (David) le Jeune.
Portrait d'un peintre.
Il est vu de face, assis devant son chevalet, occupé à peindre; au deuxième plan, un de ses élèves travaille.
Signé à gauche : D. Temers.
H. , 0,24; L., 0,21. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Signature et attribution douteuses.
Vernet (Claude-Joseph). — Français, 1714-1789. Deux marines : le Calme, — la Tempête.
Wappers. — Belge, 1803-1874.
Les Adieux de Charles
Le roi, assis de face, vêtu d'un <'ostume noir à crevés blancs, tient
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sur ses genoux son fils, le duc de Glocester ; sa fille Élisabeth, éplorée, (\st agenouillée à gauche ; au second plan, derrière une table chargée de parchemins, l'évêque Juxon.
Signé à droite : Gustaf Wappers, 1 836.
H., 2,33; L., 1,87. — Fig. gr. nat. — Salon de Bruxelles en 1836. « Forte composition et qui honore l'artiste, car elle témoigne d'une sensibilité qui, à cette époque, n'était pas commune chez les faiseurs de drames. Le roman ici s'agrandissait d'une réalité touchante. » (Lemonnier, p. 49.)
Winterhalter.
Portrait de Sa Majesté la reine Marie-Henriette.
De profil tournée vers la droite, vêtue d'une robe de bal blanche.
H., 1,60; L., 1,06. — Fig. à mi-corps, gr. nat.
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Sur la place du Petit-Sablon.
Ce palais, construit au xvi* siècle et restauré au xviu«, fut habité autrefois Ï3ar le comte d'Egmont. Il renferme une très remarquable collection des écoles flamande et hollandaise et quelques précieux tableaux de l'école française. Le public est admis à la visiter, le matin de préférence.
Nous avons suivi dans la description des tableaux Tordre alphabétique i.
Backhuisen (Ludolf). — Hollandais.
Une flotte en mer.
Au premier plan, à droite, un petit bateau; à gauche, un grand navire; au second plan, plusieurs bateaux; ciel nuageux.
H., 1,09; L., 1,Ô8. T. — Attribution douteuse.
L'Approche de la tempête.
Au premier plan, un bateau, auquel est attachée une chaloupe, un brick et des vaisseaux de guerre; à droite, une barque de pêche; au fond, une flottille.
Signé: Backhuisen, ^1696.
I. Voir ï% Galerie d'Arenberg à Bruxelles, par W. Burger. — Bruxelles, librairie Claassen, 1869.
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Berchem (Nicolaas). — Hollandais.
La Tonte des moutons.
H., 0,65; L., 0,73. T. — N° 223 du Catalogue Smitit.
Berckheyde (Gerrit). — Hollandais.
Vue d'un canal en Hollande.
Signé au milieu, sur un tonneau : Iîerc.ki: vdrx.
Berckheyden (Job). — Hollandais.
U Ancienne Bourse Amsterdam.
A travers des arcades soutenues par des colonnes, on aperçoit dans la cour de la Bourse de nombreux groupes de promeneurs; à gauche, l'horloge; adroite, au premier i)lan, un balayeur.
Signé au coin, à gauche : H. Berckeijok (H et B accolés), A" 1678.
H., 0.9Ô; L., 1,21. T. — Fig. pet. nat. — Acheté 360 francs, en 1706, à la vente Antoni Daems, d'Amsterdam. — « Un chef-d'«i uvrc. L'architecture est .solide et correcte, la perspective parfaite, la lumière juste, l'exécution large et savante, la couleur profonde et vigoureuse. Les figures sont magistralement peintes. » (Burokr, 49.)
Both (Ja\). — Hollandais.
Paysage italien.
Signé : J. Both (J et B accolés), fe.
H., 1,16; L., 1.0.'). T. — Gravé par Jan. Les figures sont d'Andries.
Brouwer (Adriaen). — Hollandais.
Intérieur de cabaret.
Dans une salle, à gauche, cinq buveurs attablés; à droite, un homme debout, de profil tourné vers la droite, appuyé contre un pilier; au second plan, un homme sous une porte. Au fond, près d'une cheminée, un homme embrassant une femme.
Signé, au bas du pilier : A. B. (accolés).
H., 0,31 ; L., 0,40. B. — Fig. pet. nat. — La galerie de Dulwich (près de Londres) possède une répétition de cette composition.
Cappelle (Johannes v.\n de). — Hollandais. L'Embouchure de l'Escaut.
A gauche, une barque à voile brune, chargée de passagers; à droite.
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une autre barque quittant le rivage vers lequel, près d'une digue, sont construites des maisons; au second plan, des bateaux à l'ancre. Signé : J. V. C appelle.
H., 0,62 ; L., 0,84. T. — « Cette toile appartient à la catégorie rare des œuvres du peintre dans lesquelles le ciel et l'eau sont traités dans un ton gris et tranquille. La perspective est d'une grande délicatesse. » (Waagen, HT, p. 125.)
Coquès (GoNZALEs). — Flamand.
Le Christ chez Marthe et Marie.
Au milieu, le Christ, en robe lilas et manteau roage, est assis, de trois quarts tourné vers la gauche. A droite, Marie, assise, vue de face; à gauche, debout, Marthe. Au fond, contre le mur, un tableau^ représentant le Sacrifice d'Abraham. Au premier plan, sur le sol, des paniers de fruits, un chien et un chat; on aperçoit, par une ouverture, diverses personnes dans une chambre, et par une autre porte, un jardin et une rue.
H., 0,53; L., 0,74. B. — Cité par Descamps comme appartenant à M. Le Lormier, à la vente duquel il fut vendu 260 florins en 1763. — « Ici, les figures sont de la seconde manière de Gonzalès Coquès, si fine et si élégante, après qu'il eut quitté le style de son maître et beau-père David Ryckaert pour chercher Van Dyck. Les accessoires sont de Van Kessel ou peut-être de Peter Gyzels, qui a souvent collaboré avec Gonzalès. L'architecture est de Henrick van Stnenwijk le Jeune. » (Burger, 93.) — Le catalogue de la vente Lormier attribuait les accessoires à Brueghel de Velours.
Craesbeecke (Josse van). — Flamand.
V Atelier du peintre.
Au premier plan, à gauche, le peintre, en pourpoint brun, manches et culotte vertes, coiffé d'une toque bleue à plume, assis sur un escabeau, est vu de dos, un pot de couleur à son côté sur un tabouret. Il esquisse sur une toile posée sur un chevalet un groupe de six personnes réunies autour d'une table, à savoir : à droite trois hommes, le premier, vu de face, qui joue de la guitare; le second, de trois quarts tourné vers le peintre, élevant un verre; le troisièm.e, dont on n'aperçoit que la tête coiffée d'une toque, parlant à une femme assise qui regarde de face; puis, à gauche du guitariste, une femme, coiffée d'un chapeau de paille, lisant de la musique et à sa droite, un jeune homme en manteau gris, coiffé d'un large chapeau, fumant assis devant une cheminée. A droite, au premier plan, sur une table couverte d'un tapis bleu, des brosses, des palettes, des livres, etc. Au fond, à la muraille, est suspendue une carte géographique et dans une niche est posé un pot de couleur.
Signé à gauche, sur le montant de la porte : J. V. C. B.
H., 0,49; L., 0,65. B. — Fig.pet.nat. — « C'est incontestablement une des meilleures
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œuvres du peintre. Composition facile, têtes animées, ensemble harmonieux et frais, lumière abondante, délicatesse de pr-'cédés, pâte solide et travaillée avec soin. » <Waagkn, II, p. 271.) — D'après Burger (p. 9.'>), la femme assise au second plan, qu'on retrouve dans plusieurs tableaux de l'artiste, serait sa femme, et, dans le jeune fumeur, il faudrait reconnaître Adrien Rrouwer.
Crayer (Gaspard de). — Flamand.
La Multiplicatio7i des pains et des poissons.
H., 1,19; L., 0,89. T. — Fig. pet. nat.
Cuyp (Aalbert). — Hollandais.
Le Départ de Vhôtellerie.
Devant une maison, deux voyageurs à cheval, et un troisième, pied à terre, menant sa monture par la bride; au second plan, un quatrième cavalier passant une rivière à gué; au fond, des ruines; au milieu, des arbres.
H., 0,54; L., 0,13. B. — N» 213 du Catalogue Smilk. — Attribution contestable.
Intérieur d'écurie.
Un cheval, vu de profil tourné vers la gauche, est tenu par un palefrenier vêtu de rouge.
Intérieur d'écurie.
Un cheval, vu de profil tourné vers la gauche; sur sa croupe est posée une couverture rouge.
Pendant du précédent.
Dou (Gérard). — Hollandais.
V Avare.
Signé sur la Uible, sur un papier : G. Dou (G. et D. accolés), 1658.
H., 0,38; L., 0,29. B. — Provient de la galerie de Lucien Bonaparte.
Dyck (Anton van). — Flamand.
Portrait d'Anne-Marie de Camudio. fille de don Pedro Vélasquez de Camudio, femme de messire Ferdinand de Boisselot, comte d'Erps, baron de Saventhem, etc.
Assise dans un fauteuil, de trois quarts tournée vers la gauche; robe noire, corsage noir décolleté en carré, avec manches tailladées, manchettes brodées, large collerette, collier de perles et nœud de rubans ; la
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iïiain droite est appuyée sur le bras du fauteuil ; la gauche, posée sur la •ceinture, tient une chaîne d'or; à gauche, rideau brun relevé. Daté sur le bras du fauteuil : 4630.
H., 1,10 ; L., 0,94. T. — Fig. aux genoux, gr. nat. — Gravé par Lommelin. — N" 481 du Catalogue Smith.
Portrait du prince comte Albert d'Arenberg, duc et prince de Barbançon, comte d'^Aigremont, chevalier de la Toison d'or y mort à Madrid en 1674.
H., 0,68; L., 0,53. T. — Fig. en buste, gr. nat. — Étude pour le portrait peint >pour l'électeur palatin qui était autrefois en Angleterre dans la collection de M. Wililiam Coke, et a été gravé par Earlom et Baillu,
Everdingen (Allart van). — Hollandais.
Une cascade.
L'eau tombe, au premier plan, vers la droite, sur des rochers; au second plan, à droite, un berger, une bergère et des moutons près d'une chaumière; au fond, une forêt de pins.
Signé sur une pierre, à droite : V. Everdingen.
H., 0,62; L., 0,81. T. — « Tableau de premier ordre. Exécution ferme, large, vaillante. 11 y a sous les grands arbres des coups de lumière qui rappellent Hobbema. »
^BURGEK, p. 130.)
Geldorp (Gortzius). — Flamand.
Portrait de Cornélis Janssen, dit Jansénius, théologien, né en 1583.
Il est assis, de trois quarts tourné vers la droite. Vêtement et chapeau noirs. La main droite est posée sur la cuisse; de la gauche, il feuillette un livre sur la couverture duquel on lit : Liber topicoru primo de objecta; à côté, un livre près d'un encrier; on .lit : Corne, JansseniuSy Leide, doctor œtatis suœ i9 promotus, depictas ano 1604, et au fond, sur le piédestal d'un crucifix : Meus finis ultimiis finis Deus.
Signé sur une horloge suspendue au mur : Pinxit anno 1604; (t. g. (entrelacés) Lovanii.
H., 0,98; L., 0,79. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat.
Hais (Frans). — Hollandais.
A votre santé!
Un homme à longue barbe et chevelure brunes, debout, de trois quarts tourné vers la gauche, le visage à droite, enlève de sa main droite son chapeau à larges bords, et de la gauche tient un pot en grès.
H., 0,70; L., 0,59. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat.
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Hais (Frans) le Fils. — Hollandais.
Deux enfants qui chantent.
Ils sont tous doux tournés vers la droite; l'un, au premier plan, tient des doux mains un cahier do musique, que suit son camarade au second plan, la main sur son épaule; au fond, sur le mur, un pot.
Signé à gauche, au fond, au-dessous du pot : F. F. II.
H.. 0,70; L., 0,59. T. — Fig. en buste, gr. nat. — Ce tableau, attribué autrefois à Frans Hais, est IVruvre du lils du grand maître. — « La peinture en est très vive, très lumineuse, très adroite, mais bien plus faible que celle de son père, surtout dans le dessin des mains et le modelé des tôtes. » (Bukgrk, p. 70. )
Helst (Bartholomkus van der). — Hollandais. Portrait d'un magistrat et de sa femme.
Ils sont tous deux assis dans une chambre, l'homme en vêtement noir, vu de face, près d'une table rouverte d'un tapis rouge sur laquelle sont posés des gants et un chapeau; à droite, la fennno, en jupe blanche brodée, avec un corsage noir garni do plunios bleues, les bras nus, portant des rangs de perles; au premier plan, trois chiens. Fond de paysage : à gauche, dans un parc, des promeneurs, des chiens, un carrosse.
Signé à droite : B. van der IIelst, F., i666.
H., 1,34; L., 1.61. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — « Los deux personnages se retrouvent au musée (n"* 205 et 206). Tableau très important du maître, très savant, très ferme, un peu lourd. Les bras nus et les mains de la femme sont excellenis. Les fonds avec les petites figures sont aussi très adroitement peints. Peut-êire sont-ils d'un autre artiste. » (Bi rgkr, p. 134.)
Herp (Gérard \an). — Flamand.
Lue famille de paysans.
Dans une chambre, à droite, un homme en costume blanc fait manger un enfant qu'il porte sur ses genoux; au miUeu, une femme en robe grise, assise, fait frire des poissons que vide une servante; au fond, à gauche, un homme, vu do dos, boit; au premier plan, un balai, une cruche et un chat.
H., 0,63; L., 0,62. B. — Fig. pet. nat. — « C'est peint par plans, largement, librement, simplement, sûrement et d'une belle couleur. On }• reconnaît la manière rubenesque, et la tète du père barbu a de l'analogie avec quelques têtes d'horamôs dans les compositions de RubeDS. » (.Burger, p. 91.)
Heyden (Jan van der). — Hollandais.
Vue d'un quai à Amsterdam,
Au premier plan, des bateaux dans le canal; sur la rive, des prome-
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neurs; derrière une rangée d'arbres, des maisons; à droite, un carrosse attelé de deux chevaux blancs.
H., 0,57 ; L., 0,45. B. — Fig. pet. nat. — Les figures sont d'Adriaen van de Velde. Acheté 1,095 florins, en 1808, à la vente van der Pot, de Rotterdam. 75 du Catalogue Smith.
Hobbema (Meindert). — Hollandais.
Paysage.
Au milieu, sur un ruisseau, une passerelle que traverse un piéton; à gauche, sur un chemin bordé de hauts arbres, un paysan en veste rouge et culotte bleue et une paysanne. Au fond, des bûcherons. A l'horizon, une ville.
H., 0,49; L., 0,65. T. — Acheté par M. Stanley, 75 guinées, en 1825, à la vente du baron d'Armant. 72 du Catalogue Smitii, sous le nom : les Brûleurs de charbon de bon.
Hooch (PiETER de). — Hollandais.
Intérieur de salon.
Dans un salon, à droite, près d'une fenêtre, est assise une femme en jupe bleue et corsage grenat bordé d'hermine, de trois quarts tournée vers la gauche, un livre dans la main gauche ; elle regarde un enfant vu de dos, en robe jaune, qui tient un cerceau. A gauche, une table et une chaise; au mur, un tableau représentant la délivrance d'Andromède. A droite, au fond, dans une cour, un cavalier qui s'éloigne. Au premier plan, une levrette et un singe.
Jordaens (Jacob). — Flamand.
La Fête des Rois.
Sept convives réunis autour d'une table : au milieu, le père de famille, vieillard en robe noire à col de fourrure, en train de lire; derrière lui, à gauche, sa femme; un vieux serviteur, à droite. Au premier plan, à gauche, une jeune femme ; à ses côtés, deux enfants qui font de la musique; à droite, deux autres enfants.
H., 1,65; L., 2,36. T. — Fig. jusqu'aux genoux, gr. nat. — Autrefois au couvent des frères Cellites, à Anvers. Acheté 1,825 francs, en 1838, à la vente Vrancken. — Le serviteur, debout derrière le père de famille, se retrouve dans le Satyre et le Paysan du musée d'Anvers, et dans le Concert du Louvre.
Jardin (Karel du). — Hollandais.
Halte de cavaliers.
Au milieu, un cavalier tourné vers la gauche, un autre, pied à terre, près de son cheval qu'on voit par la croupe; au second plan, une dame
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et des piqueurs; à droite, une maison; à i^auche, la campagne. Montagnes à l'horizon.
H., 0,40; L., 0,50. T. — Fig. pet. nat. — N*^ 65 du Catalogue Smilh. « Ébauche très avancée où le savant maître muntre l'habileté de ses préparations et la sftreté de sa touche. » (,BuK(jKK, 66.)
Kokarski. — Français.
Po) trait de Marie-Antoinette, reine de France.
Elle est tournée de trois quarts vers la droite, le visage vu de face. Robe noire, fichu blanc, bonnet blanc sur lequel est fixé un voile noir qui se croise sur la taille. Fond uni.
H., 0,22; L., 0,20. Toile marouflée. — Pig. en buste, pet. nat. — « Le peintre Kokarski, .se trouvant deux fois de service au Temple, comme parde national, après la mort de Louis XVI, parvini chaque fois à voir la reine. Il avait dojà peint le portrait de cette princesse en 1780. Il trara le dessin de celui-ci i)ien exactement, jusqu'aux détails mômes de 6e< vf'tements, exécuta plus tard ce tableau qu'il tint longtemps caché, et le vendit au prince Auguste d'-Vreuberg lorsque celui-ci fit un voyage à Paris, en ISOô. » (Catal. dr la yaleric d'An'iilfcrri, p. 4v..) « Ce portrait vérifie cl consacre plusieurs des détails que la tradition nous a transmis sur la personne de la reine à l'heure de la décapitation. Voil;i bien, en etfot, le costume sous lequel on nous raconte qu'elle était allée à l'échafaud : le simple bonnet, le Ochu de coton blanc, la robe de laine noire, voiU bien la chevelure prématuré nent blanchie; mais les ravages de la douleur n'ont pas poussé plus loin leur triompiie, et le portrait est surtout curieux en ce qu'il constate que la tête que Marie- Antoinette livra au bourreau avait conservé sa beauté non moins que sa fierté. Ce visage est étonnamment grave et fort ; il s'y lit de la tristesse, aucun accablement, aucune déchéance intérieure. > (li. MoNri-;(iUT, p. 2.V2G.)
Koninck (Philips). — Hollandais.
Paysage.
Une large prairie que traverse une rivière sinueuse. En avant, un arbre sur une langue de terre et deux pécheurs. Au fond, un berger et son troupeau. Vaste panorama de dunes à l'horizon.
H., 1,32; L., 1,62. T. — « Chof-d'a-uvre du maître, remarquable par le ton du ciel et de l'eau, la puissance de l'effet et le fini de l'exécution. « (W.\.\obn, III. 35.) — « Le ciel est de ces gris argentés, un peu sourds, particuliers à la Hollande ; les terrains sont d'un vert glauque et humide, d'un vert marin tirant sur la nuance de l'olive. Tout le jeu delà couleur d'un bout à l'auire de la toile, sauf ;i la partie ombreuse et neutre du premier plan, est entre ces verts clair.s et le ciel qui semble les glacer d'argent. (Bukgkk, 2'i.)
Maes (NiCOLAAS). — Hollandais.
Portrait de Nicolas Ileinsius.
Dans un cabinet de travail, près d'une table recouverte d'un tapis rouge sur laquelle sont posés deux livres, un encrier et des papiers, le savant, vétu d'une houppelande noire, est assis, sa main droite appuyée sur le bord du fauteuil, la gauche repliée contre la poitrine; près de la table, un petit chien, au plafond un rideau olive relevé; au.
PALAIS D'ARENBERG ^Bruxelles)
PALAIS D'ARENBERG. 1^3
fond, une bibliothèque et à gauche une porte ouverte par laquelle on aperçoit une suite de chambres; au-dessus de la porte, un buste de femme et l'inscription : ad. vtrvmqve paratvs. Au premier plan, une sphère, un livre et un atlas.
Signé sur un papier cloué sur la bibliothèque : Maes Ano 1656.
H., 0,98; L., 0,91. T. — Fig. pet. nat.
Meer (Jan van der), de Deift. — Hollandais.
Portrait de jeune fille.
De trois quarts la tête tournée vers la gauche, enveloppée d'une draperie bleuâtre, boucles d'oreilles en perles.
Signé en haut à gauche :
H., 0,46 ; L., 0,35. ï. — Fig. en buste, gr. nat.
Metsu (Gabriel). — Hollandais.
Le Billet doux.
Dans une chambre, près d'un guéridon sur lequel est posé un vase de fleurs, une jeune fille est assise en jupe gris perle, corsage rose, pèlerine blanche, capuchon blanc. Tournée vers la gauche, elle tient de la main gauche un livre ouvert sur ses genoux, de la droite une lettre que lui présente un page, au second plan, de trois quarts tourné à droite, en costume marron, son chapeau no-ir à la main. Par une arcade, on aperçoit, au fond, un jardin et des maisons.
Signé sur la balustrade : G. Metsu.
H., 0,25; L., 0.25. B. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Acheté 200 gainées, en 1815, par M. Slanley ; 5,080 francs, en 1818, par M. Lerouge ; acquis de la douairière Borel (n" 70 du Catalogue Siniih).
Musscher (Michiel van). — Hollandais, 1645-'! 705, La Bonne Mère.
Dans une chambre, au milieu, une mère est assise en robe rouge et corsage violet, de trois quarts tournée vers la droite, tenant sur ses genoux un enfant; à droite, dans un berceau, un nourrisson. Au premier plan, un chien qui jappe ; à i^auche, des pots sur une table recouverte d'un tapis vert. Au fond, une porte ouverte.
Signé et daté : M. v. Musscher Ao4683.
H., 0,50 ; L., 0,41, T. — Acheté 1,275 francs, en 1837, à la vente Vrancken..
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Neer (Aert van der). — Hollandais.
Marine.
A droite, une barque; à gauche, près du rivage, une autre barque; plusieurs voiles à l'horizon.
Signé: a. v. d. n. 1644.
H., 0,44; L., 0,37. B. — «Le panneau est à peine couvert, en plusieurs parties, de frottis subtils. Il y a quelque chose de l'harmonie un peu monochrome de Salomon Ruisdacl et do van Goyen, dans leurs mailleures œuvres. » (Bukoer, p. 58.)
Neer (Eglon van dkr). — Hollandais.
Le Goûter.
Dans une chambre, une femme assise, en corsage gris, jupe verte, tient sur ses genoux un plat d'argent ; à sa droite, un petit garçon debout, vu de face; à gauche, sur une table, un plat de fruits; au second plan, au milieu, un homme, vu de face.
H.. 0,26; L., 0,29. B. — FIr. pet. nat. — Gravé par W. Waillandt. - Attribution douteuse.
Ochtervelt (Jacob ou Jan). — Hollandais. Intérieur de cuisine.
Au milieu, une servante, en robe noire et tablier blanc, de trois (juarts tournée vers la gauche, prend sur une table des poissons; au second plan, un petit garçon éclate de rire; sur la muraille, au fond, est accroché un tableau.
Signé, au fond : J. Ochterveld F.
H., 0,43; L., 0,35. B. — Fig. à mi-corps, pet. nat. - Ce peintre signe quelquefois
UCHTKKVELD.
Ostade (Adriakn van). — Hollandais.
Intérieur d'estaminet.
Auprès d'une table, une femme, en corsage gris et coiffe blanche, assise, un papier dans les mains, chante; à gauche, un joueur de violon debout, en costume noir et chapeau marron. Au second plan, un buveur lève un pot de bière et deux autres sont accoudés sur une table. Au fond, à droite, deux fumeurs près d'une cheminée. Au premier plan, un chaudron, un verre et une pipe sur un tabouret.
Signé, sur le manteau de la cheminée : A. v. Ostade 1633.
H., 0,47; L., 0,52. B. — N» 157 du Catalogue Smith. — Acheté 250 guinée», en 1819, A la vente Smith; 10,000 francs à la vente Erard; 13,000 francs, en 1838, à la vente Vranckeu.
PALAIS D'ARENBERG
Palamedes (Steyens) Palamedeszoon. — Hollandais. Le Coup de pistolet.
Sigûé : Palamedes Palamedesson 1634.
Pepyn (Martin). — Flamand.
Portrait de femme.
Assise dans un fauteuil à dossier rouge. Robe noire, fraise godronnée, bracelet de camées. La main gauche tient un mouchoir; la droite, appuyée sur une table à tapis rouge, porte un éventail.
H., 1,06; L., 0,78. T. — Fig. à mi -corps, gr. nat. — « Bien que, comme le fait remarquer Waagen (II, 219), les demi-teintes des chairs un peu verdâtres rappellent encore les anciens procédés, c'est une superbe peinture : franche, solide, très expressive et très naïve, magistralement dessinée et modelée. » (Burger, p. 84.)
Poorter (Willem de). — Hollandais.
Un gentilhomme.
Dans un paysage, il est debout, vu de face, la tète tournée vers la gauche. Pourpoint chamois, bottes à chaudron, chapeau verdâtre à larges bords retroussés. De la main droite il s'appuie sur une canne ; le bras gauche est levé.
Signé, à gauche : P. (les deux lettres accolées). Bf.
H., 0,32 ; L:, 0,24. B. — L'auteur de ce portrait est inconnu, et on ignore ce que signifie la lettre B qui se trouve dans la signature. « Tout ce que j'en puis dire, c'est qu'il semble avoir étudié de loin Rembrandt, qu'il n'est pas étranger à Frans Hais dont il se rapproche par le ton, bien que sa touche soit plus mince, et qu'il a beaucoup d'Ant. Palamedes. » (Burger, p. 51.)
Potter (Paulus). — Hollandais.
Le Repos près de la grange.
A droite, deux moutons couchés près d'une grange, au pied d'un hêtre. En avant, une vache couchée; à gauche, une paysanne, tenant son enfant, cause avec un berger ; derrière eux, un cheval, un mouton et un bélier; au second plan, une femme, vue de dos, assise à terre, trait une vache près de trois béliers debout et d'un mouton couché. Fond de paysage; dunes à l'horizon.
Signé, sur la grange : Paulus Potter 1653.
H., 0,32; L., 0,27. B. — Fig. — Gravé par Voglet dans la galerie Lucien Bonaparte. — Acheté 375 florins, en 1744, à la vente Fabricius de Harlem ; 4,000 francs, à celle de Randon de Boisset, en 1777; 3,600 francs, à celle de Destouches, en 1794; et 330 guinées, en 1816, à Londres, à la vente Lucien Bonaparte, par M. Stanley, qui le revendit plus tard à BELGIQUE. 10
BRUXELLES
M. Nieuwenhuys, pour le compte du prince d'Arenberg. (N» 21 du Catalogue Smilh.y — « Ce tableau, de 1653, l'année qui précéda la mort de Paul Potter, est un merveilleux r.hef-d'd'uvre à tous les points de vue : arrangement, facture pittoresque, savoir acquis^ naïveté persistante, fermeté du dessin, force dans le travail, netteté de l'œil, charme de la main. La galerie d'Arenberg, qui possède cet inestimable bijou, ne contient rien de plus précieux. Ces deui morceaux incomparables (l'autre est le tableau du musée du Louvre, Cheraux à la porte d'une chaumière) prouveraient, à ne regarder qu'eux, ce que Paul Potter entendait faire, ce qu'il aurait fait certainement, avec plus d'ampleur, s'il en avait eu le temps. » (Euo. Fromentin, p. 220.)
Rembrandt van Ryn. — Hollandais.
Tobie rendant la vue à son père,
A gauche, près d'une fenêtre, le jeune Tobie, en vêtement vert et turban blanc, opère l'œil droit de son père assis, dont sa nrière, de profil tournée vers la droite, tient la main. A gauche, vu de face, les ailes- («tendues, l'ange drapé dans une robe blanche; au second plan, dans l'ombre, un liomme et une femme assis et un homme sous un escaher ; au mur, des oignons et des ustensiles de ménage; au premier plan, à droite, un chien.
Signé, à gauche, sur le dossier d'une chaise et daté 1676.
H., 0,48 ; L., 0,39. B. Fig. — Gravé par Marcenay et Greenwood avec quelques moditications. — Acheté 1,005 francs, en 1800, à la vente Gildemeester ; 103 guinéos, en 1829, à la vente Georges Hibbert. Acquis de M. Nieuwenhuys. — « Cette toile appartient à latransition entre la première et la deuxième manière du maître. Tandis que le jeune Tobie,assez froidement et petitement peint, rappelle le jeune homme au turban, daté 1631, et appartenant à la reine d'Angleterre, et les deux figures dans l'ombre, deux figures du Siméon (musée de la Haye), pareillement daté 1631 ; l'ange ressemble un peu, de dessin »'t de facture, aux anges qui veillent sur le tombeau vide dans le Christ en jardinier, de- Buckingham-Palacc, daté 1638. » (Blrger, p. 18.)
Rigaud (Hyacinthe). — Français, 1 650-1 743.
Portrait d'un prince de la famille de Croy.
Il est tourné de trois quarts vers la droite, manteau bleu à ramages^ chemise blanche à jabot.
H., 0,09; L., 0,54. T. — Fig. en buste, gr. nat.
Rubens (Pieter-Paul). — Flamand.
Portrait de Jean Woveriiis, seigneur de Quenart, échevin d'Ajivers (1576-1635).
Assis, de profil tourné vers la droite, devant une table recouverte d'un tapis rouge, sur laquelle sont posés deux livres; à droite, dans une niche, un buste. Fond de paysage.
H., 0,44; L., 0,26. B. — Fig. à mi-corps. — Le personnage est celui qui est assis à gauche de Juste Lipse, dans 1« célèbre tableau des quatre philosophes, au palais Pitti, à
PALAIS D'ARENBERG
Florence i. Ce portrait pourrait être une étude pour le tableau définitif. — « Il est peint avec le plus grand soin, dans la couleur la plus riche. Les mains surtout sont admirables. C'est un vrai chef-d'œuvre des premiers temps du maître, peint en Italie, vers 1602. » (Max Rooses, IV, 283.)
La Jeune Fille aux cheveux crépus.
, De trois quarts tournée vers la gauche ; robe noire, chemisette blanche, les cheveux tombant en petites boucles sur le front et les joues.
H,, 0,64 ; L., 0,53. B. — Fig. — Tableau agrandi, ne mesurant autrefois que 0,42 sur 0,33. — Adjugé 9,750 florins, en 1840, à la vente Schamp d'Aveschoot. Il en existe plusieurs répétitions : l'une, à Dresde, sous le nom d'Isabelle Brant ; l'autre, à Saint- Pétersbourg, sous le nom d'Hélène Fourment; la troisième, au musée de Cassel.
Portrait du peintre.
De trois quarts tourné vers la gauche, chevelure, barbe et moustaches blondes; pourpoint noir à crevés blancs, col blanc retenu par un cordon, large chapeau noir.
H., 0,65; L., 0,55. B. — Fig. en buste. — Primitivement de forme ovale. — Gravé par G. Pannels (1630), W. Hollar, Elias Wideman, Claessens, etc. — Ce portrait, exécuté sans doute, en 1628, fut adjugé 355 florins, en 1794, à la vente Wauters, de Bruxelles, et 5,510 francs, en 1840, à celle de M. Schamp d'Aveschoot, à Gand. La collection Albertine, à Vienne, possède une étude à la mine de plomb de ce portrait.
Trois têtes anges entourées de nuages.
Ruysdael (Jacob). — Hollandais.
Le Torrent.
Un torrent coule vers la droite en formant une cascade ; à droite, sur un chemin, un berger, une bergère, un troupeau et une chaumière; à gauche, un bouquet d'arbres.
Signé, à gauche : J.v Ruisdael (l'R formant un monogramme avec les lettres J et v) .
Steen (Jan). — Hollandais.
Les Noces de Cana.
Dans une vaste salle, divisée par des arcades et décorée de guirlandes de fleurs, dans le fond, au milieu, à une table dressée sur une estrade, les époux entourés de leurs invités ; devant eux, le Christ debout touche les vases déposés devant lui. En bas de l'estrade, sur les premiers plans,