DANS L'ÉGLISE
Dyck (Anton van). — La Charité de saint Martin.
A droite, devant le portique d'un palais, sont assis, sur une botte de paille, deux mendiants : l'un, vu de dos, est nu; l'autre, tourné vers la gauche, est vélu de haillons. Au milieu, monté sur un cheval blanc qui se dirii^e vers la gauche, saint Martin, armé d'une cuirasse, coiffé (l'une toque noire à plumes grises, partage avec son épée son manteau rouge, flottant sur son épaule gauche, pour en donner la moitié aux mandiants. A gauche, au second plan, un écuyer en pourpoint brun, monté sur un cheval alezan, le regard fixé sur le jeune guerrier.
Gravé par G. Edelink, par Le Rouge et Dambrun, dans Filhol, par Éléonore Ligée, dans Landon, par Boulard fils, dans l'ouvrage de M. Guiffrey. — Il existe une esquisse de ce tableau, cataloguée par Smith, dans la collection Holford, et une réplique par un inconnu dans la galerie d'Arenberg, à Bruxelles. Le musée de cette ville possède aussi une remarquable étude du tableau par Géricault. — La légende, qui voulait que ce tableau ait été exécuté par Van Dyck, au moment de son départ pour l'Italie, alors qu'il s'était arrêté dans le village de Saventhem, séduit par la fille d'un meunier, a été reconnue complètement fausse. D'après des documents irréfutables, on sait que ce tableau fut commandé à l'artiste par Ferdinand de Boisselot, chevalier de Saint- Jacques, baron de Saventhem, etc., qui voulut ainsi reconnaître le bon accueil de ses vassaux et laisser dans le pays une marque durable de sa libéralité. Il fut payé 300 florins. « Il se dégage de cette œuvre inexpérimentée et incomplète un charme pénétrant, une grâce juvénile justifiant pleinement la réputation de ce célèbre tableau. Dans cette copie timide (inspirée d'une toile de Rubens conservée à Windsor), apparaissent déjà les qualités maîtresses de Van Dyck, le geste noble, la tête fine et expressive de la figure principale, les formes élégantes du cheval ; le contraste de cette distinction avec les difformités répugnantes des deux mendiants accroupis, au premier plan, produit une vraie et durable impression. » (Guiffrey, Van Dyck, p. 24.) — Ce tableau faisait pendant à une Sainte Famille qui disparut lors du sac de Saventhem par l'armée de Louis XIV (!•■'■ juin 1673); à deux reprises l'église en fut dépossédée. En 1758, le curé le céda moyennant 4,000 florins à un marchand de la Haye, nommé Hoel, mais la vente fut annulée ; en 1794, les armées françaises s'en emparèrent et il resta à Paris jusqu'en 1815.
ÉGLISE SAINT -PIERRE (Louvain)
Cliché Chabrier. Typograviire RvTckert.
ROGIER VAN DER WeYDEN.
La Descente de croix.
LOUVAIN
A 30 kilomètres à l'est de Bruxelles, sur la ligne de Liège.