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ÉGLISE SAINT-PIERRE

Sur la place de VHôtel-de-Ville.

Édifice gothique commencé au xv^ siècle par Sulpice van Vorst; en forme de croix; de nombreuses chapelles garnissent les bas côtés de l'abside. — Un superbe jubé du xv® siècle sépare le chœur du transept.

Derrière le maîlre-autel : 8^ chapelle.

* Weyden (Rogier van der). — Triptyque dit de la Descente de croix.

Panneau central. ■— Descente de croix. — Au milieu, monté sur une échelle appuyée, par derrière, contre la croix, à droite, un disciple, en vêtements gris, descend, par le bras gauche, le corps du Sauveur que Joseph d'Arimathie, en pourpoint noir et toque rouge, prend sous les aisselles, et dont Nicodème, à gauche, en manteau de brocart rouge et chaperon noir, tient les jambes. Au premier plan, à gauche, saint Jean, en robe rouge, de profil tourné vers la droite, et Marie Salomé, en robe verte, vue de face, soutiennent la Vierge, vêtue d'une robe bleue, qui s'évanouit. A droite, un disciple, dont on ne voit que la tête, porte un vase de parfums, et Marie-Madeleine, en robe verdâtre à manches rouges et manteau brun, s'incline, en se tordant les mains. Au milieu, une tête de mort et u» tibia. Fond doré simulant une muraille avec une moulure, et, dans le haut, les pendentifs d'une arcade ajourée.

* Volet de gauche. — Le Donateur, en robe grenat bordée de fourrure, son cnaperon vert sur l'épaule, et ses deux fils, l'un en laïque, l'autre en prêtre, tous les trois agenouillés, de trois quarts tournés vers la droite; au second plan, debout, saint Guillaume en tunique verte et manteau gris, appuyé sur un bourdon.

Au revers. — L'Éternel portant le corps du Christ. — Au premier plan, deux petits anges tenant des épées nues. Grisaille très endommagée.

* Volet de droite. — La Donatrice, en robe noire, manteau rouge, coiffe blanche, et ses deux filles agenouillées, de trois quarts tournées vers la gauche, présentée par sa |)atronne sainte Adélaïde debout, en robe violette, manteau bleu foncé, voile blanc, une couronne dans la main gauche; au fond, à la partie supérieure, des écussons.

Au revers. — Saint Jvan soutenant la Vierge. — Grisaille très endommagée.

Pan. cent., H., I m.; L., 1,10. — Vul.'t, H., 1 m.; L., 0,4ô. B. — Fig. pot. nat. — Un manuscrit trouvé en IHôô fait connaître que « maître Rogier, bourgeois et peintre de Louvain, a exécuté pour l'autel Edelheer, dans l'église Saint-Pierre », ce triptyque. D'ailleurs, sur le volet de gauche, M. Le Roy, chargé d'une restauration, mit au jour une inscription flamande dont la traduction est : « Messire Guillaume Edelheer et Adélaïde son épouse ont lait honneur de ce tableau en l'an de Notre-Seigneur 1443 », et le premier jambage d'un W, monogramme des donateurs. — « 11 y a beaucoup d'émotion, d'ctret dramatique dans ces panneaux, qui ne rappellent en aucune manière le tranquille esprit de Jean van Eyck... L'œuvre est exécutée avec conscience, mais d'une main rude et inhabile. La Madeleine est une grande dégingandée, au type étrange, accoutrée d'une manière fantastique, surchargée de volumineuses étoiles et grimpée sur deux jambes interminables. Si singulière qu'elle paraisse, ou l'artiste la trouvait belle ou un motif inconnu lui avait fait prendre en atlection cette géante disproportionnée; car tant qu'il garda sa première manière, il ne dessina pas autrement la célèbre pécheresse et elle équivaut pour lui à une signature. »(Michiels, Gaz. dea Beaux-Aria, sér., t. XXI, p. 207.) A comparer avec un Christ en croix du même peintre, au musée de Dresde. — Ce beau tàbleau est une répétition réduite de la célèbre peinture originale de Rogier van der Weyden, la Descente de croix, exécutée trois années auparavant, en 1440, pour la confrérie du Grand-Serment à Louvain, qui fut achetée, au xvr siècle, par Marie de Hongrie, en même temps qu'une copie de Michel Cocxie, et se trouve aujourd'hui au palais de l'Escurial. La copie de Cocxie est au musée de Madrid. .

7® chapelle :

Verhaghen. — Histoire de Marguerite de Louvain.

Sur une place publique, la Sainte, en robe rouge et tablier blanc, vue de face, est entourée de bourreaux; à gauche, l'un d'eux, le torse nu, brandit un couteau; au milieu, un autre, agenouillé, saisit le vase de la Sainte; à droite, un troisième tient une torche allumée.

« C'est grâce à P.-J. Verhaghen que le xviii'' siècle, en %lgique, a un nom à ajouter à la liste des interprètes de la grande peinture... Talent capable d'élan et d'éclat, au milieu de la décadence des temps et de la dépravation du goût, il garda toujours pour Rubens une admiration vivace et convaincue. Il est le dernier des disciples du grand artiste; il occupe la place que tiennent Tiepolo dans l'école italienne et Goya dans l'école espagnole. » (Wauters, Peint, flam., 369.)

5® chapelle :

* Bouts (Thikrry). — La Cène.

Dans une salle dallée, devant une table, assis, au second plan, au milieu de ses apôtres, de face, le Christ, en robe violette, bénit de la

ÉGLISE SAINT-PIERRE (Louvain)

Thierry Bouts.

Martyre de saint Erasme.

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