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ÉGLISE SAINT-PIERRE

main droite et présente le pain de la main gauche. Devant lui, sur la table, un calice. A ses côtés, à droite, saint Jean; à gauche, saint Pierre. Au premier plan, deux apôtres, dont l'un, vu de dos, est Judas; à droite, contre une crédence, un personnage debout, en houppelande bleue et bonnet rouge ; derrière le Sauveur, un serviteur, nu-tête, les mains croisées. Au fond^ deux personnages regardant par un guichet dans la salle; au fond, à droite, vue sur une enfilade de chambres et sur un jardin; à gauche, échappée sur une place publique.

On lit sur le cadre : Opus Theodorici Bouts, MGGCGLXVIII.

H., 2 m. ; L., 1,50. B. — Fig. pet. nat. — Ce panneau était le centre d'un triptyque dont un volet {Élie dans le désert et la Pâque) se trouve à Berlin, et l'autre {Abraham et Melchisédech et la Manne) à Munich. Attribué autrefois à Memling. Crowe et Cavalca- SELLE (II, 74) ont restitué avec raison cette Cène à Thierry Bouts. « Le coloris rouge et peu transparent, les têtes raides et anguleuses lui appartiennent, bien que la figure du Sauveur ait une inspiration de Memling, ainsi que les têtes des deux personnages qu'on voit dans l'éloignement. Une autre figure du fond noir rappelle Van Eyck. Plusieurs fois, en effet, ce tableau a été attribué à ce dernier maître ; mais il n'a pas plus la vigueur de Van Eyck qu'il n'a le sentiment de Memling. » — Les documents mis depuis au jour par M. Van Even ont prouvé que Thierry Bouts achevait, en effet, la Cène en 1568 et que ce triptyque lui avait été commandé par la confrérie du Saint-Sacrement. M. Hymans fait avec raison remarquer les ressemblances d'un des personnages de la Cène avec le tableau de la National Gallery (n^ 943) attribué à Memling, mais qui lui semble être le portrait de Thierry Bouts par lui-même (voir K. v. M., 1, 96 et Van Even, l'Ancienne École de peinture de Louvain). Rappelons encore une fois, à ce propos, que Bouts était de beaucoup l'aîné de Memling.

chapelle :

* Bouts (Thierry) (?). — Triptyque dit de saint Érasme.

Panneau central. — Martyre de samt Érasme. — Au milieu, le Saint est couché sur une planche, la tête à gauche ; deux bourreaux font mouvoir un treuil sur la tige duquel s'enroulent les entrailles du martyr. Au second plan, contempfant le supplice, le proconsul en robe de brocart, bottes rouges et toque de fourrure, et trois courtisans. Fond de paysage; au premier plan, une mitre rouge.

* Volet de gauche. — Saint Jérôme, dans un paysage, debout, en robe rouge, lisant un volume ouvert qu'il tient de la main droite et portant une croix de la gauche, est tourné de trois quarts vers la gauche ; un lion est accroupi à ses pieds.

* Volet de droite. — Saint Bernard, en robe blanche, froc noir, toque rouge, portant sa crosse de la main droite et un hvre de la gauche, est tourné de trois quarts vers la droite ; à ses pieds un monstre.

Pan. cent., H., 0,80; L., 0,80. Fig., 0,50. — Volets, H., 0,80; L., 0,54. Fig., 0,70. B. — « Cette peinture montre le point de contact entre l'école de Louvain et celle de Cologne à la fin du xv*^ siècle. Le manteau de saint Jérôme doit être considéré au point de vue du dessin et de la couleur comme un des plus brillants morceaux de toute l'école ; le paysage est, en outre, un des plus beaux spécimens de la manière du

LOU VAIN

maître. » (Cr. et Cav., II, p. 77.) Tableau commencé en 1464, l'année même où Thierry Bouts prend le titre de « portraiteur » de la ville de Louvain et reçoit la commande d'un grand Jugement dernier (disparu) et de la Légende de l'Empereur Otiion III, au Musée de Bruxelles. (K. v. M., I, 96.)

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